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5 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Raïssa

Les évènements notables

1972 – Prise d’otages des Jeux olympiques de Munich
Le 5 septembre 1972, aux Jeux olympiques de Munich, huit membres du groupe palestinien Septembre noir prennent en otages 11 athlètes israéliens. L’opération se termine dans le sang lors d’une tentative de libération à l’aéroport de Fürstenfeldbruck : tous les otages sont tués. Ce drame choque le monde entier, marque durablement l’histoire des JO et met en lumière le terrorisme international.

1945 – Arrestation d’Iva Toguri D’Aquino, Tokyo Rose pendant la 2nde guerre mondiale
Le 5 septembre 1945, Iva Toguri D’Aquino, Américaine d’origine japonaise, est arrêtée à Tokyo. Accusée d’avoir diffusé des programmes de propagande radiophonique pour le Japon sous le surnom de “Tokyo Rose”, elle sera condamnée aux États-Unis en 1949. Sa culpabilité sera longtemps contestée et elle sera graciée en 1977. Son cas reste emblématique des tensions d’après-guerre.

1934 – 1ère évasion du bagnard prénommé Papillon
Le 5 septembre 1934, Henri Charrière, dit “Papillon”, s’évade du bagne de Guyane où il purgeait une peine de travaux forcés pour meurtre, qu’il nia avoir commis. Capturé après plusieurs mois, il deviendra célèbre grâce à son livre Papillon (1969), best-seller relatant ses évasions et sa vie de bagnard. Son récit, bien que contesté pour sa véracité, est un témoignage marquant sur le bagne colonial.

1921 – Début de l’affaire Roscoe Arbuckle qui aboutit à l’adoption d’un code de bonne conduite au sein d’Hollywood, le code Hays
Le 5 septembre 1921, l’acteur Roscoe “Fatty” Arbuckle est accusé de viol ayant entraîné la mort de l’actrice Virginia Rappe. Bien qu’acquitté après trois procès, sa carrière est brisée. Le scandale choque l’opinion américaine et pousse Hollywood à instaurer le code Hays, ensemble de règles morales strictes encadrant le contenu des films, en vigueur jusqu’aux années 1960.

1909 – Échouage du cargo Eduard Bohlen à Conception Bay à cause d’un épais brouillard
Le 5 septembre 1909, le navire allemand Eduard Bohlen s’échoue sur les côtes de Namibie, à Conception Bay, dans un épais brouillard. Coincé sur le sable, il sera peu à peu englouti par le désert du Namib à mesure que la côte recule. Aujourd’hui, son épave ensablée, à 400 mètres de la mer, est devenue une image emblématique et étrange des “squelettes” de navires de la Skeleton Coast.

1798 – La loi Jourdan-Delbrel institue la « conscription universelle et obligatoire », fondement du service militaire
Le 5 septembre 1798, la France révolutionnaire adopte la loi Jourdan-Delbrel, établissant que “tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie”. Elle instaure la conscription universelle et obligatoire, base du service militaire moderne. Ce texte, réponse aux menaces extérieures, transforme le rapport des citoyens à l’armée et symbolise l’idéal de la “nation en armes”.

1781 – Victoire française à la bataille de la baie de Chesapeake (guerre d’indépendance des États-Unis)
Le 5 septembre 1781, la flotte française de l’amiral de Grasse affronte et repousse les navires britanniques au large de Chesapeake, en Virginie. Cette victoire navale empêche les Anglais de secourir leurs troupes assiégées à Yorktown. Elle s’avère décisive pour la guerre d’indépendance américaine, car elle conduit directement à la reddition britannique à Yorktown en octobre.

1697 – Victoire française à la bataille de la baie d’Hudson (guerre de la Ligue d’Augsbourg)
Le 5 septembre 1697, une escadre française commandée par Pierre Le Moyne d’Iberville remporte la bataille de la baie d’Hudson contre les Anglais. Ce succès naval permet à la France de reprendre le fort York, stratégique pour le commerce des fourrures. Cette victoire, dans le cadre de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, illustre l’affrontement colonial entre Français et Anglais en Amérique du Nord.



Un peu de bonne humeur

Le bar le plus fun

Un Anglais, un Américain et un Belge sont dans un bar à Paris. Ils discutent et s’amusent et sont tous d’accord que c’est un endroit plaisant.

Alors l’Anglais dit : « C’est bien fun ici, mais à Londres, j’en connais un bien mieux qui s’appelle Chez Andrews. Là, tu achètes ta première bière, tu achètes ta deuxième bière, et Andrews lui-même te paye la troisième ! »

Mais l’Américain dit : « J’veux pas vous embêter, mais j’en connais un encore mieux !

Y’a un bar à New York qui s’appelle Chez John. Tu achètes ta première bière et John te paye la deuxième. Tu achètes ta troisième bière et John te paye la quatrième ! »

Alors le Belge dit : « Vous pensez que c’est un endroit tripant ? Ecoutez bien ça. Chez nous, il y a un bar qui s’appelle Chez Jef Vanderbrul. Vous ne me croirez pas, mais, Chez Vanderbrul, tu te fais payer ta première bière, tu te fais payer ta deuxième bière, tu te fais payer ta troisième bière, tu te fais payer ta quatrième bière, et là , tu peux aller dans une chambre au deuxième étage… et tu baises ! »

« Incroyable ! disent les deux autres. Est-ce que ça t’es réellement arrivé à toi ? »

« Non, répond le Belge, mais c’est arrivé à ma sœur ».

 

Croyant ou schizo – Pierre Desproges

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »

 

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

Un peu de français

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

Savais-tu que...

Record du monde de profondeur

Le record absolu de profondeur en scaphandre est détenu par le scaphandrier de la marine américaine Daniel Jackson, qui atteint 610 mètres (2000 pieds) le 1er août 2006 au large de La Jolla, en Californie, à bord du scaphandre atmosphérique ADS 2000 (Hardsuit 2000).

En scaphandre autonome à bouteilles (circuit ouvert), Ahmed Gamal Gabr détient le record à 332,35 mètres depuis le 23 septembre 2014 à Dahab, en Égypte, battant les 330 mètres de Pascal Bernabé en 2005.

Pour les scaphandres rigides historiques comme le Carmagnolle, aucun record opérationnel n'est établi en raison de ses limites techniques.