Bonne fête aux Melaine
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2006 – Arrêt du Conseil d’État dans l’« affaire Martinot »
Le 6 janvier 2006, le Conseil d’État se prononce dans l’« affaire Martinot », relative à la conservation d’un corps humain par un procédé de congélation, assimilé à la cryonie. La haute juridiction juge que ce procédé ne peut être assimilé à un mode légal de sépulture ou de conservation des corps au regard du droit français. L’arrêt affirme le principe de respect dû au corps humain après la mort et confirme l’interdiction de pratiques funéraires non prévues par la loi.
1842 – Début de la retraite de Kaboul
Le 6 janvier 1842 commence la retraite des troupes britanniques de Kaboul durant la première guerre anglo-afghane. Mal préparée et harcelée par les combattants afghans, la colonne subit des pertes catastrophiques. La retraite s’achève par la bataille de Gandamak, symbole d’un désastre militaire majeur pour l’Empire britannique en Asie centrale.
1689 – Déposition de Jacques II d’Angleterre
Le 6 janvier 1689, Jacques II est officiellement déposé par le Parlement anglais. Sa couronne revient conjointement à Guillaume III d’Orange et à Marie II, marquant l’aboutissement de la Glorieuse Révolution. Cet événement consacre la suprématie parlementaire et l’instauration durable d’une monarchie constitutionnelle en Angleterre.
1540 – Mariage d’Henri VIII avec Anne de Clèves
Le 6 janvier 1540, le roi Henri VIII épouse Anne de Clèves afin de renforcer des alliances protestantes en Europe. Le mariage, politiquement motivé, est un échec personnel et sera annulé quelques mois plus tard. Cet épisode illustre les enjeux diplomatiques et matrimoniaux du règne tumultueux d’Henri VIII et sa vie conjugale mouvementée.
1352 – Inauguration de l’ordre de l’Étoile
Le 6 janvier 1352 a lieu la cérémonie inaugurale de l’ordre de l’Étoile, fondé par le roi Jean II le Bon. Inspiré de l’ordre anglais de la Jarretière, cet ordre de chevalerie vise à renforcer la loyauté de la noblesse française. Son existence sera cependant brève, affaiblie par les défaites de la guerre de Cent Ans.
1286 – Sacre de Philippe IV le Bel
Le 6 janvier 1286, Philippe IV le Bel est sacré roi de France. Son règne sera marqué par le renforcement de l’autorité royale, des réformes administratives et des conflits avec la papauté. Figure majeure de la monarchie capétienne, il façonne durablement l’État royal français à la fin du Moyen Âge.
1017 – Proclamation de Knut le Grand, roi d’Angleterre
Le 6 janvier 1017, Knut Ier, dit le Grand, est proclamé roi d’Angleterre après la conquête danoise. Il établit un vaste empire nordique englobant Angleterre, Danemark et Norvège. Son règne est marqué par une relative stabilité et une habile synthèse entre traditions anglo-saxonnes et pouvoir scandinave.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Edward John David « Eddie » Redmayne, acteur et mannequin anglais
1969 – Naissance de Norman Reedus, acteur américain
1955 – Naissance de Rowan Atkinson, acteur et comique britannique
2022 – Décès de Sidney Poitier, acteur et réalisateur américano-bahaméen et ambassadeur des Bahamas
1993 – Décès de Rudolf Noureev, danseur et chorégraphe soviétique
1884 – Décès de Gregor Mendel, moine et botaniste autrichien, père fondateur de la génétique
1852 – Décès de Louis Braille, inventeur français du système d’écriture pour aveugles qui porte son nom
Un instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Le paysan et la vieille dame
Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.
Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?
Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».
La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.
En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».
La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »
Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »
La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
« Paraskevidékatriaphobie » ?
La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.
La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.
Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.
Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.

