Bonne fête aux Géraud
Aujourd’hui
Les évènements notables
2006 – Naissance de l’État islamique en Irak
Le 13 octobre 2006, plusieurs groupes djihadistes irakiens s’unissent sous la bannière d’Abou Omar al-Baghdadi pour fonder l’État islamique en Irak. Né du chaos consécutif à l’invasion américaine de 2003, ce mouvement deviendra plus tard Daech, étendant son influence en Syrie et provoquant une vague de terreur internationale.
1917 – Dernière des apparitions mariales de Fátima, avec le miracle du soleil
Le 13 octobre 1917, près de 70 000 personnes assistent à Fátima, au Portugal, à la dernière apparition mariale aux trois jeunes bergers. Ce jour est marqué par le « miracle du soleil », phénomène lumineux inexpliqué observé par la foule, qui consolide la ferveur religieuse autour des messages attribués à la Vierge Marie.
1837 – Prise de Constantine
Le 13 octobre 1837, les troupes françaises dirigées par le maréchal Damrémont (tué durant l’assaut) et le général Valée s’emparent de Constantine, en Algérie. Cette conquête, au prix de lourdes pertes, marque une étape décisive dans la colonisation française de l’Algérie, soumettant un bastion de résistance locale.
1775 – Création de l’United States Navy
Le 13 octobre 1775, le Congrès continental américain ordonne l’armement de deux navires pour intercepter les navires britanniques. Cet acte fonde officiellement la Marine américaine, l’United States Navy, qui jouera un rôle clé dans la guerre d’indépendance et deviendra l’une des forces navales les plus puissantes du monde.
1307 – Arrestation de tous les Templiers en France
Le 13 octobre 1307, sur ordre du roi Philippe IV le Bel, tous les Templiers du royaume de France sont arrêtés au lever du jour. Accusés d’hérésie et de pratiques occultes, ils subissent tortures et procès iniques. Cet événement marque le début de la chute de l’Ordre du Temple, dissous en 1312 par le pape Clément V.
54 – Néron accède au trône impérial romain du fait du décès de son prédécesseur Claude
Le 13 octobre 54, à la mort de l’empereur Claude, probablement empoisonné par son épouse Agrippine, son fils adoptif Néron devient empereur de Rome. Âgé de 16 ans, il sera l’un des souverains les plus controversés, connu pour son faste, ses persécutions contre les chrétiens et l’incendie de Rome en 64.
Les naissances et décès notables
1989 – Naissance de Slimane (Slimane Nebchi), chanteur français
1982 – Naissance de Ian Thorpe, nageur australien, quintuple champion olympique
1967 – Naissance de Javier Sotomayor, athlète de saut en hauteur cubain
1965 – Naissance de Philippe Torreton, acteur français et normand
1945 – Naissance de Christophe (Daniel Bevilacqua), chanteur français
1934 – Naissance de Nana Mouskouri (Ioánna Moúskhouri), chanteuse grecque
1931 – Naissance de Raymond Kopa, footballeur français
1925 – Naissance de Margaret Thatcher, femme d’État britannique
1921 – Naissance de Yves Montand, chanteur et acteur français
2023 – Décès de Dominique Bernard, professeur français assassiné par un islamiste
2023 – Décès de Hubert Reeves, astrophysicien canadien
2008 – Décès de Guillaume Depardieu, acteur français
1986 – Décès de Eduard Haas III, homme d’affaire autrichien ayant commercialisé les bonbons PEZ
1131 – Décès de Philippe de France, fils de Louis VI le Gros
Humour
La relativité ??? Rien de plus facile.
De chez moi au bar, il y a 5 min
alors que du bar à chez moi il y a 1 heure 30
Pourquoi la bouilloire attend devant l’ascenceur ?
Pour mon thé.
Ça se passait ainsi en 1900
Articles extraits de Le Petit journal du 13 octobre 1900
Le feu omniprésent



Faits divers



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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
En vacances dans le Nord
Un bon vieux Ch’ti-mi se promène dans sa campagne natale et remarque un jeune s’abreuvant à l’eau d’un ruisseau.
Il lui dit en patois:
– Bô pa ch’t’iô là, min garchon, ché vaques, y z’on kié d’din !!! (Ne bois pas cette eau, mon garçon, les vaches ont chié dedans !!!)
Le jeune lui répond :
– Monsieur, parlez-moi en français s’il vous plaît, je suis un parisien en vacances et je ne comprends pas votre dialecte.
Alors le brave Nordiste lui réplique :
– Bois doucement mon gars… elle est froide !
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Eloignement d’un orage en Mississippi
Pour calculer la distance d’un orage en « Mississippi », on compte le nombre de « Mississippi » qui s’écoulent entre l’éclair et le tonnerre, puis on divise ce nombre par 3 pour obtenir une distance approximative en kilomètres. Par exemple, si vous comptez 9 « Mississippi », cela signifie que l’orage se trouve à environ 3 km, car le son met environ 3 secondes pour parcourir 1 km et chaque « Mississippi » correspond à environ une seconde. Si le nombre de Mississippi diminue d’observation en observation, l’orage s’approche et il est alors prudent de chercher un abri.
Astuce
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
