Bonne fête aux Reine
Les évènements notables
2001 – Opération Lindbergh : opération de téléchirurgie réalisée de New York sur une patiente à Strasbourg
Le 7 septembre 2001, une équipe de chirurgiens français réalise depuis New York une ablation de la vésicule biliaire sur une patiente à Strasbourg grâce à un robot chirurgical et une connexion haut débit. Cette prouesse, baptisée opération Lindbergh en hommage à la traversée de l’Atlantique, constitue une première mondiale et ouvre la voie au développement de la chirurgie à distance.
1995 – Décès de John Calhoun, éthologue connu pour l’expérience “Univers 25”
Le 7 septembre 1995 meurt John B. Calhoun, éthologue américain célèbre pour son expérience “Univers 25”. Dans cet élevage de souris en surpopulation, il observa des comportements sociaux pathologiques, qu’il interpréta comme une métaphore des sociétés humaines urbaines. Ses travaux ont nourri de nombreux débats sur la densité de population, l’urbanisation et leurs effets psychologiques.
1940 – Début du Blitz (campagne de bombardements stratégiques du Royaume-Uni par l’Allemagne)
Le 7 septembre 1940, la Luftwaffe lance la première grande vague de bombardements massifs sur Londres, marquant le début du Blitz. Pendant huit mois, la capitale britannique et d’autres villes subissent des attaques aériennes meurtrières, causant des dizaines de milliers de morts. La résistance de la population et de Churchill deviendra un symbole de la résilience britannique face au nazisme.
1923 – Création d’Interpol
Le 7 septembre 1923, à Vienne, est fondée la Commission internationale de police criminelle, future Interpol. Son but est de faciliter la coopération policière transnationale face à la criminalité organisée. Rebaptisée Interpol en 1956, l’organisation regroupe aujourd’hui près de 200 pays membres. Son siège est établi à Lyon depuis 1989, en faisant un acteur clé de la lutte mondiale contre le crime.
1901 – Protocole de paix Boxer (fin de la révolte des Boxers)
Le 7 septembre 1901 est signé le protocole Boxer à Pékin. Il met fin à la révolte des Boxers, mouvement nationaliste chinois qui s’était soulevé contre l’influence étrangère et chrétienne. Le traité impose à la Chine de lourdes indemnités, la présence militaire étrangère et des sanctions sévères. Cet accord accentue la dépendance de l’Empire chinois et nourrit le ressentiment nationaliste.
1341 – Philippe VI soutient Charles de Blois pour la succession du duché de Bretagne
Le 7 septembre 1341, le roi de France Philippe VI reconnaît Charles de Blois comme héritier légitime du duché de Bretagne, écartant les prétentions de Jean de Montfort. Cette décision déclenche la guerre de Succession de Bretagne (1341–1364), conflit féodal lié à la guerre de Cent Ans. Elle oppose les partisans franco-bretons de Charles de Blois aux soutiens anglais de Jean de Montfort.
1303 – Attentat d’Anagni
Le 7 septembre 1303, des agents du roi de France Philippe IV le Bel, menés par Guillaume de Nogaret et Sciarra Colonna, arrêtent le pape Boniface VIII à Anagni. Cet affrontement entre la monarchie française et la papauté, connu comme l’“attentat d’Anagni”, marque l’affaiblissement de l’autorité pontificale. Libéré peu après, le pape meurt dans les semaines suivantes, traumatisé par l’événement.
Un peu de bonne humeur
Un indien heureux
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
Croyant ou schizo – Pierre Desproges
« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Un peu de français
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Savais-tu que...
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
