Bonne fête aux Annonciade
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1957 – Signature du traité instituant la CEE
Le 25 mars 1957, les six pays fondateurs — France, Allemagne de l’Ouest, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg — signent à Rome le traité instituant la Communauté économique européenne. Ce traité, entré en vigueur le 1er janvier 1958, pose les bases du marché commun européen. Il constitue l’acte fondateur de ce qui deviendra, après le traité de Maastricht en 1992, l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
1949 – Opération Priboï, déportation massive des Baltes
Le 25 mars 1949, les autorités soviétiques lancent l’opération Priboï, déportant en masse vers la Sibérie et l’Asie centrale plus de 90 000 Estoniens, Lettons et Lituaniens en l’espace de trois jours. Ciblant principalement les familles de résistants, les paysans refusant la collectivisation et les supposés ennemis du régime, cette déportation traumatise durablement les trois nations baltes et reste gravée dans leur mémoire collective.
1944 – Grande évasion du Stalag Luft III
Le 25 mars 1944, les autorités allemandes découvrent la grande évasion du Stalag Luft III, camp de prisonniers de guerre allié en Silésie. Dans la nuit du 24 au 25 mars, 76 aviateurs alliés s’étaient évadés par un tunnel creusé clandestinement. Seuls trois atteignirent un pays neutre. Hitler ordonna l’exécution de 50 des repris. L’épopée fut immortalisée en 1963 par le film La Grande Évasion avec Steve McQueen.
1931 – Les Scottsboro Boys faussement accusés
Le 25 mars 1931, neuf jeunes Afro-Américains âgés de 13 à 19 ans sont arrêtés à Scottsboro, en Alabama, accusés d’avoir violé deux femmes blanches dans un train. Jugés expéditivement, huit sont condamnés à mort. L’affaire, symbole des injustices raciales du Sud ségrégationniste, mobilise l’opinion internationale. Après des années de procès, les accusations s’avèrent fabriquées, mais aucun ne sera pleinement innocenté de son vivant.
1911 – Incendie de la Triangle Shirtwaist Company
Le 25 mars 1911, un incendie ravage l’atelier de confection Triangle Shirtwaist à New York, tuant 146 ouvrières, en majorité des immigrées juives et italiennes. Les issues de secours étaient verrouillées pour empêcher les pauses non autorisées. Cette tragédie, l’une des plus meurtrières de l’histoire industrielle américaine, provoque une prise de conscience nationale et accélère l’adoption de lois protégeant les droits et la sécurité des travailleurs.
1821 – Début de la guerre d’indépendance grecque
Le 25 mars 1821, l’évêque Germanos de Patras bénit l’étendard de la révolte à Agia Lavra, marquant symboliquement le début de l’insurrection grecque contre l’Empire ottoman. Après près de quatre siècles de domination turque, ce soulèvement, soutenu par les philhellènes européens dont Lord Byron, aboutit à la reconnaissance de l’indépendance grecque en 1830. Le 25 mars est aujourd’hui la fête nationale de la Grèce.
1436 – Consécration de la coupole du dôme de Florence
Le 25 mars 1436, le pape Eugène IV consacre solennellement la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence, coiffée de sa magistrale coupole conçue par Filippo Brunelleschi. Chef-d’œuvre de l’ingéniosité Renaissance, cette coupole de 45 mètres de diamètre fut édifiée sans échafaudage central, selon une technique révolutionnaire. Elle demeure la plus grande coupole en maçonnerie jamais construite et un symbole de Florence.
1351 – Combat des Trente
Le 25 mars 1351, trente chevaliers bretons commandés par Jean de Beaumanoir affrontent trente chevaliers anglo-navarrais près de Ploërmel, en Bretagne, lors d’un combat singulier convenu d’avance pour éviter de plus grands massacres durant la guerre de Succession de Bretagne. Les Bretons l’emportent, tuant six adversaires et capturant les autres. Cet affrontement chevaleresque, célébré comme un idéal de prouesse médiévale, fut immortalisé par Froissart.
Les naissances et décès notables
1965 – Naissance de Sarah Jessica Parker, actrice américaine
1947 – Naissance de Elton John (sir Elton Hercules John né Reginald Kenneth Dwight), chanteur et pianiste britannique anglais
1943 – Naissance de Paul Michael Glaser, acteur américain (Starsky et Hutch)
1942 – Naissance de Aretha Franklin, chanteuse américaine
1921 – Naissance de Simone Signoret, actrice française
2021 – Décès de Bertrand Tavernier, réalisateur, scénariste, producteur et écrivain français
1918 – Décès de Claude Debussy, compositeur français
1916 – Décès de Ishi, dernier indien Yana
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Aaah les cabines téléphoniques !
😉📞 Aaah les cabines téléphoniques !
En trouver une non vandalisée, faire de la monnaie, rentrer dans une boîte qui sentait l'urinoir, consulter un bottin déchiré, parler dans un combiné plein de germes...
Y avait du défi, du danger, à l'époque !
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
La catastrophe d’Erfurt
Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.
Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.
Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.
Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.
Savais-tu ?
Un Tour sans entraîneur
Au printemps 1903, le premier Tour de France se prépare comme une épreuve radicale, presque sauvage. Henri Desgrange veut une course d’endurance pure, où le coureur ne doit compter ni sur une équipe, ni sur un véhicule d’assistance, ni sur des appuis discrets au bord de la route.
Dans le cyclisme de l’époque, l’idée d’un coureur entièrement seul n’allait pourtant pas de soi. Certaines compétitions se couraient avec des « entraîneurs » chargés d’accompagner l’athlète, de lui donner l’allure, de le protéger du vent, de le ravitailler, voire de lui apporter un soutien mécanique. Le champion n’était pas toujours un homme isolé : il pouvait avancer au sein d’un petit dispositif d’aide, très inégal selon les moyens et les ambitions des uns et des autres.
C’est précisément ce que le Tour de 1903 entendait bannir. Le règlement interdisait l’assistance extérieure, les entraîneurs, les domestiques et toute aide qui aurait pu fausser l’égalité entre les concurrents. Le coureur devait réparer lui-même sa machine, poursuivre sa route sans secours et garder ses signes d’identification visibles aux contrôleurs.
Ces exigences expliquent la dureté légendaire de ce premier Tour. Les étapes sont interminables, les routes souvent mauvaises, les vélos rudimentaires, et le moindre incident peut devenir dramatique. Dans ce contexte, l’absence d’entraîneur n’est pas un détail réglementaire : elle définit l’esprit même de la course où le coureur est livré à lui-même.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Du sel dans le thé
Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.
Un instant en ce bas monde

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.
Ce petit rien qui devient vite un tout.
Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.
Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.
Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.
C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.
Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !
Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »
La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
