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13 FÉVRIER

Bonne fête aux Béatrice

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1974 – Alexandre Soljenitsyne déchu de sa nationalité et exilé
Le 13 février 1974, les autorités soviétiques retirent sa nationalité à l’écrivain Alexandre Soljenitsyne et l’expulsent d’URSS le lendemain vers l’Allemagne de l’Ouest. Punition pour ses écrits dénonçant le goulag et le totalitarisme soviétique, cette décision transforme l’auteur de L’Archipel du Goulag en symbole mondial de la dissidence et de la liberté intellectuelle face aux régimes autoritaires.

1972 – Led Zeppelin interdit d’entrée à Singapour
Le 13 février 1972, le groupe britannique Led Zeppelin se voit refuser l’entrée à Singapour par les autorités locales, officiellement en raison de leurs cheveux jugés « trop longs ». L’incident illustre le conservatisme social du pays à l’époque et la méfiance envers la culture rock occidentale, perçue comme subversive et contraire aux normes locales.

1960 – Premier essai nucléaire français “Gerboise bleue”
Le 13 février 1960, la France réalise son premier essai nucléaire à Reggane, dans le Sahara algérien, sous le nom de code Gerboise bleue. Cette explosion fait entrer officiellement la France dans le cercle des puissances nucléaires. Elle marque un tournant stratégique majeur et s’inscrit dans la politique gaullienne d’indépendance nationale en pleine guerre froide.

1935 – Condamnation à mort de Bruno Hauptmann
Le 13 février 1935, Bruno Richard Hauptmann est reconnu coupable par un jury américain de l’enlèvement et du meurtre du bébé de l’aviateur Charles Lindbergh. Son procès, extrêmement médiatisé, passionne l’opinion publique. Hauptmann sera exécuté en 1936, bien que des doutes sur sa culpabilité subsistent encore aujourd’hui.

1917 – Arrestation de Mata Hari
Le 13 février 1917, la célèbre danseuse de music-hall Mata Hari est arrêtée à Paris par les autorités françaises, accusée d’espionnage au profit de l’Allemagne. Figure mythique et sulfureuse, elle sera jugée et exécutée quelques mois plus tard. Son affaire symbolise les zones grises du renseignement et de la suspicion en temps de guerre.

1895 – Brevet du cinématographe par les frères Lumière
Le 13 février 1895, Auguste et Louis Lumière déposent à Lyon le brevet du cinématographe, appareil capable de filmer, développer et projeter des images animées. Cette invention prépare les premières projections publiques de décembre 1895 et marque l’acte de naissance du cinéma moderne.

1692 – Massacre de Glencoe
Le 13 février 1692, des soldats du gouvernement écossais, logés chez des membres du clan MacDonald à Glencoe, les massacrent par surprise au petit matin. Ordonné dans un contexte de rivalités politiques et de loyautés envers Guillaume III, cet épisode devient l’un des symboles les plus sombres des conflits claniques écossais.

1542 – Exécution de Catherine Howard
Le 13 février 1542, Catherine Howard, cinquième épouse d’Henri VIII, est décapitée à la Tour de Londres pour adultère et trahison. Très jeune reine, elle paie de sa vie les intrigues de cour et la jalousie du roi. Son exécution illustre la brutalité du pouvoir Tudor et l’extrême précarité des reines d’Angleterre à cette époque.

Les naissances et décès notables

1991 – Naissance de Vianney (Vianney Bureau), chanteur français
1974 – Naissance de Robert Peter « Robbie » Williams, chanteur britannique
1933 – Naissance de Costa-Gavras (Konstantinos Gavras), metteur en scène français d’origine grecque
1933 – Naissance de Marilyn « Kim » Novak, actrice américaine
1903 – Naissance de Georges Simenon, écrivain de romans policiers belge

2023 – Décès de Leiji Matsumoto, dessinateur japonais de manga et anime
2008 – Décès de Henri Salvador, chanteur et guitariste de jazz français
1883 – Décès de Richard Wagner, compositeur allemand



Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Un peu de bonne humeur

Un indien heureux

Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :

- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…

Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.

- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?

- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.

- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?

 

Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »

 

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

Savais-tu que...

Record du monde de profondeur

Le record absolu de profondeur en scaphandre est détenu par le scaphandrier de la marine américaine Daniel Jackson, qui atteint 610 mètres (2000 pieds) le 1er août 2006 au large de La Jolla, en Californie, à bord du scaphandre atmosphérique ADS 2000 (Hardsuit 2000).

En scaphandre autonome à bouteilles (circuit ouvert), Ahmed Gamal Gabr détient le record à 332,35 mètres depuis le 23 septembre 2014 à Dahab, en Égypte, battant les 330 mètres de Pascal Bernabé en 2005.

Pour les scaphandres rigides historiques comme le Carmagnolle, aucun record opérationnel n'est établi en raison de ses limites techniques.

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