Bonne fête aux Alexis
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1939 – Condamnation à mort d’André Vitel, 17 ans
Le 17 février 1939, André Vitel, âgé de 17 ans, est condamné à mort par la cour d’assises pour un crime de droit commun. Son jeune âge suscite une vive émotion dans l’opinion publique et relance le débat sur la peine capitale appliquée aux mineurs. Cette affaire illustre la sévérité de la justice pénale française à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
1932 – Mort d’Albert Johnson, dit “Mad Trapper”, au Yukon
Le 17 février 1932, Albert Johnson, surnommé “Mad Trapper”, est abattu après une traque spectaculaire menée par la Gendarmerie royale du Canada dans le Yukon. Accusé d’avoir tiré sur des policiers, il avait fui durant plusieurs semaines dans des conditions extrêmes. L’affaire devient l’un des épisodes criminels les plus célèbres de l’histoire canadienne.
1871 – Adolphe Thiers nommé chef du pouvoir exécutif
Le 17 février 1871, l’Assemblée nationale nomme Adolphe Thiers chef du pouvoir exécutif de la République française. Chargé de négocier la paix avec la Prusse après la défaite de 1870, il forme un gouvernement d’union nationale. Son rôle sera déterminant dans les débuts de la Troisième République et lors de la répression de la Commune de Paris.
1864 – L’USS Housatonic coulé par le CSS H. L. Hunley
Le 17 février 1864, durant la guerre de Sécession, le sous-marin confédéré CSS H. L. Hunley coule l’USS Housatonic au large de Charleston. Il s’agit de la première attaque réussie par un sous-marin contre un navire de guerre. L’exploit marque une étape majeure dans l’histoire navale, même si le Hunley disparaît peu après avec son équipage.
1852 – Décret organisant le contrôle de la presse
Le 17 février 1852, sous le Second Empire naissant, un décret renforce le contrôle de la presse en France. Le pouvoir impose autorisations préalables, cautionnements financiers et sanctions administratives. Cette mesure limite fortement la liberté d’expression et s’inscrit dans la politique autoritaire de Napoléon III après le coup d’État de 1851.
1810 – Annexion des États pontificaux par l’Empire napoléonien
Le 17 février 1810, les États pontificaux sont officiellement annexés à l’Empire napoléonien et transformés en départements de Rome et du Trasimène. Cette décision prive le pape de son pouvoir temporel et renforce la domination française en Italie. Elle accentue les tensions entre Napoléon Ier et le Saint-Siège.
1801 – Élection de Thomas Jefferson à la présidence des États-Unis
Le 17 février 1801, après un scrutin complexe tranché par la Chambre des représentants, Thomas Jefferson est élu troisième président des États-Unis. Son accession marque la première alternance politique pacifique du pays. Il défend une vision républicaine et agrarienne et jouera un rôle majeur dans l’expansion territoriale américaine.
1600 – Exécution de Giordano Bruno à Rome
Le 17 février 1600, le philosophe Giordano Bruno est brûlé vif à Rome après avoir été condamné pour hérésie par l’Inquisition. Défenseur de l’infinité de l’univers et de thèses jugées contraires à la doctrine catholique, il refuse de se rétracter. Son exécution devient un symbole durable de la lutte pour la liberté de pensée face à l’intolérance religieuse.
Les naissances et décès notables
1991 – Naissance de Ed Sheeran, auteur-compositeur-interprète anglais
1972 – Naissance de Philippe Candeloro, patineur puis commentateur sportif télévisé français
1971 – Naissance de Denise Richards, actrice et mannequin américaine
1969 – Naissance de David Douillet, judoka puis homme politique français
1963 – Naissance de Michael Jordan, basketteur américain
1946 – Naissance de André Dussollier, acteur français
1946 – Naissance de Alice Dona, chanteuse, parolière et compositrice française
1943 – Naissance de Gérard Rinaldi, acteur et humoriste français issu de la troupe des « Charlots”
1856 – Naissance de Joseph Henri Boex Rosny l’Aîné, écrivain d’origine belge, un des fondateurs de la science-fiction moderne
1821 – Naissance de Lola Montez, danseuse, actrice et courtisane d’origine irlandaise
1781 – Naissance de René Laennec, médecin français breton créateur du diagnostic médical par auscultation et du stéthoscope
2007 – Décès de Maurice Papon, préfet français condamné pour crime contre l’humanité lors de la Seconde Guerre mondiale
1996 – Décès de Hervé Bazin, écrivain français, président de l’Académie Goncourt
1982 – Décès de Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain
1934 – Décès de Albert Ier, roi des Belges de 1909 à sa mort accidentelle
1909 – Décès de Geronimo, chef indien de la tribu des Apaches
1784 – Décès du Comte de Saint-Germain, aventurier, musicien, peintre et polyglotte, réputé alchimiste
1673 – Décès de Molière (Jean-Baptiste Poquelin), dramaturge et acteur de théâtre français
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Un modèle de stoïcisme
– Chérie, je voudrais te demander quelque chose qui me turlupine depuis des années. Quand nous nous disputons, hélas, et que je te fais enrager, tu ne t’énerves jamais ; tu t’en vas simplement aux toilettes…. et je t’entends chanter! Mais comment fais-tu pour gérer ainsi tes émotions et rester stoïque ?
– C’est simple, je lave la cuvette des toilettes.
– Je ne suis pas sûr de bien comprendre… Comment cela peut-il t’aider ?
Sa femme répond :
– C’est parce que j’utilise ta brosse à dents …
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Auto-appendicectomie en Antarctique
Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.
Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.
De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.
Savais-tu ?
Sandy Island, l’île fantôme
En 1876, un baleinier signale une terre ou des récifs au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Elle est nommée Sandy Island mais il semble que ce soit une île fantôme. Cette information se propage dans les atlas et bases de données cartographiques pendant plus d’un siècle.
Des scientifiques et explorateurs remarquent l’anomalie au XXIème siècle : l’île apparaît sur Google Earth et d’autres cartes numériques, mais personne ne la retrouve lors des passages en mer. En 2008, le service hydrographique français conclut à son inexistence, et en 2012, une expédition australienne confirme que des fonds marins de 1 400 mètres occupent l’endroit, effaçant définitivement Sandy Island des cartes modernes.
Cette affaire illustre comment une simple erreur initiale d’un navire peut se perpétuer par simple recopiage cartographique, même à l’ère des satellites.
