Bonne fête aux Lazare
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2011 – Sortie en France du film “127 heures”
Le 23 février 2011, le film 127 heures, réalisé par Danny Boyle, sort en France. Inspiré de l’histoire vraie d’Aron Ralston, interprété par James Franco, le long-métrage retrace la survie d’un alpiniste bloqué dans un canyon de l’Utah. Le film est salué pour son intensité et reçoit plusieurs nominations aux Oscars.
2003 – Norah Jones triomphe aux Grammy Awards
Le 23 février 2003, la chanteuse américaine Norah Jones remporte cinq récompenses majeures lors des Grammy Awards, dont Album de l’année pour Come Away with Me. Son mélange de jazz, folk et pop séduit un large public. Ce succès fulgurant lance durablement sa carrière internationale.
1982 – Les Groenlandais votent le retrait de la CEE
Le 23 février 1982, les électeurs du Groenland approuvent par référendum le retrait de la Communauté économique européenne. Territoire autonome du Danemark, le Groenland exprime son désaccord notamment sur les politiques de pêche. Le retrait devient effectif en 1985, marquant un cas unique de sortie d’un territoire de la CEE.
1981 – Tentative de coup d’État militaire en Espagne (23-F)
Le 23 février 1981, le lieutenant-colonel Antonio Tejero fait irruption armé au Parlement espagnol pour tenter un coup d’État. Cette tentative échoue grâce à l’intervention décisive du roi Juan Carlos Ier, qui réaffirme son soutien à la démocratie. L’événement consolide la transition démocratique espagnole.
1942 – Bombardement d’Ellwood en Californie
Le 23 février 1942, un sous-marin japonais bombarde le site pétrolier d’Ellwood près de Santa Barbara, en Californie. Il s’agit d’une des rares attaques directes sur le territoire continental des États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale. Les dégâts sont limités, mais l’événement alimente la crainte d’invasions sur la côte ouest.
1903 – Location perpétuelle de la baie de Guantánamo
Le 23 février 1903, Cuba accorde aux États-Unis la location « à perpétuité » de la baie de Guantánamo à la suite d’un traité bilatéral. Cette base navale stratégique restera sous contrôle américain malgré les tensions politiques ultérieures, notamment après la révolution cubaine de 1959.
1898 – Condamnation d’Émile Zola pour “J’accuse…!”
Le 23 février 1898, Émile Zola est condamné à un an de prison et à une amende pour diffamation après la publication de son article « J’accuse…! » dans L’Aurore. En défendant le capitaine Dreyfus, il dénonce une erreur judiciaire et l’antisémitisme, déclenchant un tournant majeur de l’affaire Dreyfus.
1847 – Bataille de Buena Vista
Le 22 février 1847 se termine la bataille de Buena Vista durant la guerre américano-mexicaine. Les troupes américaines du général Zachary Taylor affrontent celles du général mexicain Antonio López de Santa Anna. Malgré l’infériorité numérique, les États-Unis repoussent l’armée mexicaine, consolidant leur position dans le nord du Mexique.
1836 – Début du siège de Fort Alamo
Le 23 février 1836 commence le siège de Fort Alamo à San Antonio, au Texas. Les forces mexicaines dirigées par Antonio López de Santa Anna encerclent les insurgés texans. Après treize jours de résistance, la forteresse tombe le 6 mars. L’épisode devient un symbole majeur de l’histoire texane.
1455 – Publication admise de la première Bible de Gutenberg
Le 23 février 1455 est généralement retenu comme date d’achèvement de la première Bible imprimée par Johannes Gutenberg à Mayence. Imprimée avec des caractères mobiles métalliques, cette Bible marque une révolution technologique majeure, favorisant la diffusion du savoir et l’essor de l’imprimerie en Europe.
Les naissances et décès notables
1994 – Naissance de Lucas Pouille, joueur de tennis français
1983 – Naissance de Emily Blunt, actrice britannique
1967 – Naissance de Hélène Darroze, cheffe cuisinière étoilée française
1954 – Naissance de Louis Bertignac, guitariste et chanteur français issu du groupe Téléphone
1965 – Décès de Stan Laurel, acteur, humoriste et duettiste britannique des studios américains
1903 – Décès de Jean-Baptiste Clément, communard et auteur de la chanson Le Temps des cerises
Un peu de bonne humeur
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
L’homme paratonnerre
Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.
Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.
Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.
Savais-tu ?
Le complexe de Monsieur Perrichon
Le complexe de Monsieur Perrichon désigne l’incapacité qu’a une personne à éprouver de la gratitude envers ceux qui l’aident ou lui sauvent la vie, parce qu’elle perçoit la dette de reconnaissance comme humiliante et incompatible avec son amour‑propre.
L’expression vient du personnage de Monsieur Perrichon, bourgeois parisien riche et vaniteux, héros de la pièce de vaudeville Le Voyage de monsieur Perrichon (1860) d’Eugène Labiche et Édouard Martin. Dans la pièce, Perrichon est sauvé par un de ses compagnons de voyage, mais il refuse de reconnaître cette dette, préférant inventer une version héroïque de lui‑même pour préserver son ego.
Au‑delà du personnage, « complexe de Monsieur Perrichon » est devenu une expression courante pour qualifier un mélange de vanité, d’ingratitude et de refus de se reconnaître redevable, souvent chez un bourgeois ou une personne très soucieuse de sa propre image. On l’emploie alors pour moquer une attitude narcissique où l’on préfère se comporter comme si l’on n’avait jamais rien dû à personne.
Astuce
Les avantages du shampoing dilué
Diluer son shampoing avec un peu d’eau est une astuce simple et efficace pour prendre soin de ses cheveux tout en douceur. En réduisant sa concentration, le produit devient moins agressif pour le cuir chevelu et les longueurs, ce qui aide à préserver l’équilibre naturel des cheveux. Cette méthode permet aussi une meilleure répartition du shampoing, facilitant le lavage sans surconsommation. Résultat : une chevelure propre, légère et respectée, avec un geste à la fois économique et écologique.
Ce mélange présente également un avantage inattendu dans l’entretien du linge. Utilisé en petite quantité comme pré-détachant, le shampoing dilué peut aider à éliminer certaines taches avant le passage en machine, notamment sur les tissus délicats. Appliqué directement sur la zone concernée et légèrement frotté, il agit en douceur tout en préparant efficacement le lavage. Une solution pratique et polyvalente qui valorise chaque goutte de produit au quotidien.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Octobre 1870.

