Bonne fête aux Félicité
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1980 – Naufrage du Tanio qui fuirait toujours 40 ans plus tard
Le 7 mars 1980, le pétrolier malgache Tanio se brise en deux au large de l’île de Batz, près de Roscoff, en Bretagne, lors d’une tempête. Une importante marée noire pollue les côtes bretonnes. L’épave de la partie avant repose à grande profondeur et des fuites d’hydrocarbures sont encore observées des décennies plus tard, nécessitant des opérations régulières de surveillance et de pompage.
1966 – De Gaulle annonce le retrait de la France de l’OTAN
Le 7 mars 1966, le président Charles de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN. Cette décision vise à garantir l’indépendance stratégique du pays. Les bases militaires de l’Alliance quittent alors le territoire français, et le siège de l’organisation est transféré de Paris à Bruxelles.
1963 – Le Front de Libération du Québec frappe pour la 1ère fois avec des cocktails molotov
Le 7 mars 1963, le Front de libération du Québec mène ses premières actions violentes à Montréal en lançant des cocktails Molotov contre des installations symboliques. Ce mouvement clandestin indépendantiste mènera par la suite plusieurs attentats et enlèvements, culminant avec la crise d’Octobre en 1970 qui marquera profondément l’histoire du Canada.
1953 – 1ère vol d’un Iliouchine Il-40
Le 7 mars 1953 a lieu le premier vol du prototype de l’Iliouchine Il-40 en Union soviétique. Conçu comme avion d’attaque au sol à réaction, il est lourdement armé pour soutenir les troupes terrestres. Malgré des performances intéressantes, le programme est finalement abandonné à la fin des années 1950 au profit d’autres concepts d’aviation militaire.
1917 – Le 1er disque de jazz est mis sur le marché
Le 7 mars 1917 est commercialisé aux États-Unis le premier disque de jazz de l’histoire, enregistré par l’Original Dixieland Jass Band. Le titre « Livery Stable Blues » connaît un succès immédiat. Cette parution contribue à populariser le jazz au-delà de La Nouvelle-Orléans et marque le début de la diffusion mondiale de ce nouveau genre musical.
1815 – Rencontre, à Laffrey, entre Napoléon revenant de captivité et les troupes venues l’arrêter
Le 7 mars 1815, près de Laffrey, Napoléon Bonaparte rencontre un régiment envoyé pour l’arrêter après son retour de l’île d’Elbe. Il s’avance seul vers les soldats et les invite à tirer s’ils le souhaitent. Les troupes se rallient finalement à lui. Cet épisode spectaculaire marque un tournant dans la marche triomphale vers Paris durant les Cent-Jours.
1792 – Antoine Louis fait des préconisations au sujet de la guillotine devant l’Assemblée législative
Le 7 mars 1792, le chirurgien Antoine Louis présente devant l’Assemblée législative ses recommandations techniques concernant la guillotine. Il propose notamment l’utilisation d’une lame oblique pour assurer une exécution rapide et efficace. Ces recommandations contribuent à la mise en place de l’instrument qui deviendra le symbole de la justice révolutionnaire.
1533 – Le Bom Jesus quitte Lisbonne et disparait jusqu’en 2008
Le 7 mars 1533, le navire portugais Bom Jesus quitte Lisbonne pour l’Inde chargé de cuivre, d’étain et de pièces d’or. Il disparaît en mer et reste introuvable pendant près de cinq siècles. L’épave est finalement découverte en 2008 sur la côte de la Namibie, révélant une cargaison exceptionnellement bien conservée.
1524 – Giovanni da Verrazano atteint l’Amérique du Nord
Le 7 mars 1524, l’explorateur italien Giovanni da Verrazzano, naviguant pour le roi de France François Ier, atteint les côtes de l’Amérique du Nord. Il explore une partie du littoral atlantique, notamment l’actuelle baie de New York. Son voyage contribue à améliorer la connaissance européenne du continent américain et à affirmer les ambitions françaises dans la région.
Les naissances et décès notables
1970 – Naissance de Rachel Weisz, actrice et productrice britannique
1963 – Naissance de Jenna de Rosnay, championne américaine de planche à voile, détentrice du 1er record du monde de vitesse féminine
1930 – Naissance de Stanley Miller (biologiste), biologiste américain, père de la chimie des origines de la vie sur la Terre
2010 – Décès de Patrick Topaloff, acteur, chanteur et animateur français
2000 – Décès de Robert Hart, pionnier des jardins-forêts en climat tempéré
1999 – Décès de Stanley Kubrick, réalisateur américain
1995 – Décès de Paul-Émile Victor, explorateur français
1932 – Décès de Aristide Briand, homme politique français, diplomate, Prix Nobel de la paix 1926
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Une banane dans l’oreille
Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »
L'autre répond : « Quoi ? »
Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »
Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
