Bonne fête aux Jean Baptiste
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2018 – Attaque chimique de Douma, pendant la guerre civile syrienne
Le 7 avril 2018, une attaque chimique frappe la ville de Douma, en Syrie, tenue par des rebelles. Des dizaines de civils sont tués et des centaines blessés, selon les organisations humanitaires, par l’utilisation présumée de gaz toxiques, probablement du chlore. Cette attaque, attribuée par les pays occidentaux au régime de Bachar al-Assad, provoque une indignation internationale et déclenche des frappes aériennes menées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni une semaine plus tard.
2003 – L’armée américaine prend la ville de Bagdad
Le 7 avril 2003, les forces américaines entrent dans Bagdad, capitale de l’Irak, marquant un tournant dans la guerre d’Irak. Après trois semaines de combats, le régime de Saddam Hussein s’effondre, bien que le dictateur ne soit capturé que plus tard, en décembre 2003. La chute de Bagdad est symbolisée par la destruction de la statue de Saddam Hussein sur la place Firdos, mais elle ouvre aussi une période de chaos et d’insurrection en Irak.
1989 – Incendie à bord du sous-marin nucléaire russe Komsomolets
Le 7 avril 1989, un incendie éclate à bord du sous-marin nucléaire soviétique Komsomolets, en plongée dans la mer de Norvège. L’équipage tente de remonter à la surface, mais le sous-marin coule, emportant 42 marins avec lui. Seuls 27 survivent. Le Komsomolets, équipé d’un réacteur nucléaire et de torpilles, repose depuis à 1 700 mètres de profondeur, suscitant des inquiétudes environnementales en raison des risques de fuite radioactive.
1969 – Publication de la première RFC : date symbolique de naissance de l’Internet
Le 7 avril 1969, la première Request for Comments (RFC), intitulée Host Software, est publiée par Steve Crocker. Ce document, qui décrit les protocoles de communication entre ordinateurs, marque le début du développement d’ARPANET, ancêtre d’Internet. Les RFC deviennent la base des standards techniques du réseau, permettant l’émergence d’un système décentralisé et interconnecté, révolutionnant la communication mondiale.
1966 – Au terme de 80 jours de recherches actives, la bombe H perdue par l’US Air Force est retrouvée
Le 7 avril 1966, après 80 jours de recherches, l’US Air Force retrouve une bombe thermonucléaire (bombe H) perdue au large des côtes espagnoles, près de Palomares. L’incident, survenu le 17 janvier 1966, avait vu un bombardier B-52 entrer en collision avec un avion ravitailleur, dispersant quatre bombes H. Trois furent rapidement localisées, mais la quatrième, tombée en mer, ne fut repérée qu’après une opération de recherche massive, évitant une catastrophe écologique et diplomatique.
1948 – Fondation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Le 7 avril 1948, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est officiellement fondée, devenant une agence spécialisée de l’ONU. Son objectif est de coordonner les politiques de santé publique à l’échelle mondiale, de lutter contre les épidémies et d’améliorer les conditions sanitaires. Depuis, l’OMS joue un rôle clé dans des campagnes comme l’éradication de la variole ou la gestion de crises sanitaires, telles que la pandémie de Covid-19.
451 – Pillage de Metz par le chef hun Attila et ses hordes
En avril 451, le chef hun Attila, surnommé le « Fléau de Dieu », pille et ravage la ville de Metz, en Gaule, lors de sa campagne militaire en Europe occidentale. Cette attaque s’inscrit dans une série de raids dévastateurs menés par les Huns, qui semèrent la terreur jusqu’aux portes de Rome. Le sac de Metz, alors ville prospère, illustre la violence des invasions barbares qui contribuèrent à l’effondrement de l’Empire romain d’Occident.
Les naissances et décès notables
1989 – Naissance de Teddy Riner, judoka français dix fois champion du monde et double champion olympique de judo dans la catégorie des plus de 100 kilos
1983 – Naissance de Franck Ribéry, footballeur français
1964 – Naissance de Russell Crowe, acteur néo-zélandais
1961 – Naissance de Axel Bauer, chanteur français
1954 – Naissance de Jackie Chan (Chan Kong-sang), acteur chinois
2009 – Décès de David Arneson, créateur américain du jeu de rôle Donjons et Dragons
1998 – Décès de Yves Mourousi, journaliste français
1955 – Décès de Theda Bara (Theodosia Burr Goodman), actrice américaine, première « vamp » du cinéma muet
1943 – Décès de Alexandre Millerand, homme politique, avocat et journaliste français, président de la République française
1938 – Décès de Suzanne Valadon, peintre française
1891 – Décès de Phineas Taylor Barnum, homme de spectacles américain, fondateur du cirque Barnum
1803 – Décès de Toussaint Louverture, héros de la Révolution haïtienne
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Prêt entre amis
Deux couples d’amis jouent aux cartes.
Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.
Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.
Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.
David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Savais-tu ?
Siméon le Stylite
Ce moine chrétien syrien du Vème siècle a choisit de vivre une existence d’ascète radical. Né vers 389 dans une famille modeste, il entre jeune au monastère de Téléda et adopte des pratiques de jeûne et de prière extrêmes qui attirent l’attention. Pour échapper à la foule de disciples et intensifier son retrait du monde, il s’installe au sommet d’une colonne (stylos, en grec) près d’Antioche (Qalaat Siman au nord-ouest d’Alep), dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Syrie.
Sur sa colonne, initialement haute de quelques mètres puis surélevée à plus de 15 mètres, Siméon demeure immobile pendant près de 37 ans, exposé aux éléments. Il prie sans relâche, enseigne les pèlerins qui affluent de tout l’Empire byzantin et dispense conseils spirituels ou médiatise des conflits. Ses disciples l’entourent en bas, lui remontent de la nourriture minimale et entretiennent un complexe religieux autour de son pilier.
Siméon incarne le stylitisme, cette forme spectaculaire d’érémitisme chrétien qui inspire de nombreux imitateurs, tel Syméon le Jeune (521-596) ou au faîte d’un arbre (appelés dendrites du grec dendron signifiant « arbre »). Sa sainteté rayonne jusqu’à l’empereur, et sa mort en 459, debout en prière sur sa colonne, fait de lui une icône de l’ascèse orientale. L’Église le fête le 27 juillet. Son site attire encore les archéologues pour ses vestiges imposants.
Astuce
Boisson de fin de repas
Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

