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9 AVRIL

Bonne fête aux Gautier

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1975 – Sortie du film Sacré Graal des Monty Python à Londres

Le 9 avril 1975, le film Monty Python : Sacré Graal (Monty Python and the Holy Grail), réalisé par Terry Gilliam et Terry Jones, sort sur les écrans londoniens. Cette comédie absurde et culte, parodiant la légende arthurienne, devient un classique du cinéma britannique. Avec des scènes mémorables comme le « Lapin tueur » ou le « Pont de la mort », le film confirme le talent des Monty Python pour l’humour décalé et influence durablement la comédie moderne.

1968 – 1er lancement d’une fusée à partir de la base de Kourou

Le 9 avril 1968, la base spatiale de Kourou, en Guyane française, effectue son premier lancement avec une fusée Véronique. Ce vol inaugural marque le début des activités spatiales européennes depuis ce site, choisi pour sa proximité avec l’équateur, idéale pour les lancements. Aujourd’hui, Kourou est le port spatial de l’Europe, d’où décollent les fusées Ariane, Soyouz et Vega.

1937 – Le Kamikaze, 1er avion japonais à voler en Europe, arrive à Paris

Le 9 avril 1937, l’avion japonais Mitsubishi Ki-15, surnommé Kamikaze, atterrit au Bourget après un vol record de 94 heures depuis Tokyo. Piloté par Masaaki Iinuma et Kenji Tsukagoshi, il devient le premier avion japonais à traverser l’Europe. Ce raid aérien, symbolisant les ambitions technologiques du Japon, est salué comme un exploit et renforce les liens entre le Japon et la France dans les années 1930.

1888 – Louis Lefèvre dépose la marque « Petit Beurre LU » au tribunal de commerce de Nantes

Le 9 avril 1888, Louis Lefèvre-Utile, fondateur de la biscuiterie LU, dépose officiellement la marque « Petit Beurre » au tribunal de commerce de Nantes. Ce biscuit rectangulaire, aux bords crénelés et gravé de motifs, devient un symbole de la biscuiterie française. Toujours produit aujourd’hui, le Petit Beurre est l’un des biscuits les plus populaires au monde, incarnant le savoir-faire artisanal et industriel de LU.

1860 – La toute 1ère voix enregistrée chantant la comptine pour enfants Au clair de la lune

Le 9 avril 1860, Édouard-Léon Scott de Martinville réalise ce qui est considéré comme le premier enregistrement sonore d’une voix humaine chantant Au clair de la lune. À l’aide de son phonautographe, un appareil inventé en 1857, il capture les vibrations sonores sur un support visuel. Bien que non reproductible à l’époque, cet enregistrement, redécouvert en 2008, est le plus ancien connu et marque une étape majeure dans l’histoire de l’enregistrement sonore.

1241 – Henri II le Pieux, roi de Pologne, est battu par les Mongols à la bataille de Legnica

Le 9 avril 1241, Henri II le Pieux, duc de Silésie et roi de Pologne, affronte les forces mongoles menées par Batu Khan lors de la bataille de Legnica (ou Wahlstatt). Malgré une résistance acharnée, l’armée polonaise est écrasée, et Henri II trouve la mort sur le champ de bataille. Cette défaite marque l’apogée de l’invasion mongole en Europe centrale et laisse un traumatisme durable dans l’histoire polonaise. Les Mongols, victorieux, poursuivent leur progression avant de se retirer vers l’Asie.

Les naissances et décès notables

1998 – Naissance de Elle Fanning, actrice américaine
1990 – Naissance de Kristen Stewart, actrice et réalisateur américaine
1957 – Naissance de André Manoukian, auteur-compositeur, arrangeur, musicien et chroniqueur et animateur radiophonique et télévisuel français
1933 – Naissance de Jean-Paul Belmondo, acteur français

2021 – Décès de Philip Mountbatten, époux de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni de Grande-Bretagne
1553 – Décès de François Rabelais, médecin et écrivain humaniste français de la Renaissance



Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Un peu de bonne humeur

C’est fort de calva !

Un père rentre du bureau plus tôt que d’habitude et découvre trois verres à Calva sur la table de la cuisine.

Il appelle son petit garçon :
– Dis-moi Mathias, il y a eu de la visite cet après-midi ?
– Oui Papa ! Un monsieur est venu et maman lui a offert à boire un petit calva !
– Mais le troisième verre, alors, il est à qui ?

Mathias devient tout rouge et dans un chuchotement il finit par dire :
– C’est moi qui l’ai bu !
– Mais enfin Mathias, ce n’est pas pour les enfants ! Et tu ne t’es pas senti mal ?
– Non, moi ça ne m’a rien fait, mais maman et le monsieur, ils ont dû aller se coucher !

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

Gare aux cachalots ! – 1

Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.

Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.

Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.

Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Conchage » ?

Le conchage est un procédé essentiel de fabrication du chocolat. Il consiste à malaxer la pâte de cacao dans une conche à une température de 50 à 85 °C pendant quelques heures à plusieurs jours. Ce processus affine la texture, élimine les arômes acides volatils et développe les notes chocolatées pour une onctuosité optimale.

Avant le conchage, le chocolatier reçoit du cacao brut, sous forme de fèves torréfiées ou de liqueur de cacao pure, sans additifs. Il ajoute ensuite lui-même le sucre, le lait en poudre, le beurre de cacao et d'autres ingrédients selon sa recette, avant de raffiner la pâte entre cylindres pour réduire les particules à environ 20 microns et obtenir une homogénéité granuleuse. Les additifs comme la lécithine s'incorporent ultérieurement par le chocolatier pour fluidifier ou prolonger la conservation.

Les types de conchage varient selon la température, la durée et les ajouts pour adapter le résultat final. Le conchage à sec brasse longuement sans eau à 50-85 °C, affinant lentement la texture, évacuant les acides volatils et développant des arômes riches et onctueux sur plusieurs jours, idéal pour les chocolats artisanaux traditionnels. Le conchage liquide incorpore du beurre de cacao pour fluidifier la masse, intensifier les arômes et obtenir une consistance lisse et brillante, souvent en phase finale. Le conchage humide accélère le processus avec de l'eau pour libérer rapidement les impuretés, produisant un résultat plus rapide mais potentiellement moins raffiné et onctueux, adapté à l'industrie. Enfin, le conchage à froid, à basse température sans eau ni chauffage excessif, préserve les arômes originels du cacao et évite l'oxydation, bien que rare en raison de sa complexité et réservé aux productions de la fève à la barre haut de gamme.

Savais-tu que...

Le fleuve Mississippi

Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.

Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.

Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.

Peuplement du Mississippi au XVI-XVIIème siècle >

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