Je soutiens le projet

2 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Ingrid

Les évènements notables

1987 – 1ère émission de Sacrée soirée sur TF1
Le 2 septembre 1987, TF1 diffuse la première de Sacrée soirée, animée par Jean-Pierre Foucault. Cette émission de variétés, mélangeant chansons, surprises et rencontres inattendues, devient rapidement un rendez-vous incontournable du mercredi soir. Elle restera à l’antenne jusqu’en 1994 et marquera toute une génération de téléspectateurs français par son ton populaire et son ambiance festive.

1987 – 1ère émission du Club Dorothée sur TF1
Le même jour, TF1 lance Le Club Dorothée, émission jeunesse présentée par Dorothée et son équipe. Véritable phénomène culturel, le programme mêle dessins animés, jeux, musique et rubriques interactives. Diffusé jusqu’en 1997, il a marqué l’enfance de millions de Français et introduit en France de nombreux dessins animés japonais, contribuant à la popularité de l’animation nippone.

1945 – Signature de la reddition du Japon, fin de la 2nde Guerre mondiale
Le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé américain USS Missouri dans la baie de Tokyo, le Japon signe l’acte de capitulation sans conditions face aux Alliés. Cet événement met officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale, après six ans de conflit planétaire. La cérémonie, présidée par le général MacArthur, scelle la défaite du militarisme japonais et l’avènement d’un nouvel ordre mondial.

1885 – Massacre de Rock Springs
Le 2 septembre 1885, à Rock Springs, dans le Wyoming, des mineurs blancs attaquent leurs collègues chinois employés dans les mines de charbon de l’Union Pacific. La violence raciste fait au moins 28 morts et des dizaines de blessés parmi la communauté chinoise. Le massacre provoque une onde de choc aux États-Unis et en Chine, illustrant les tensions liées à l’immigration et à la concurrence économique.

1870 – Signature de l’acte de reddition française à la Prusse, après la défaite de Sedan
Le 2 septembre 1870, après la désastreuse bataille de Sedan, l’empereur Napoléon III capitule avec son armée face aux troupes prussiennes de Bismarck. Fait prisonnier, l’empereur signe la reddition, marquant l’effondrement du Second Empire. Cet événement entraîne la proclamation de la République en France et ouvre la voie à la guerre de 1870–1871, prélude à la Commune de Paris.

1792 – Début des massacres de Septembre à Paris
Le 2 septembre 1792 éclatent à Paris les massacres de Septembre. Craignant une contre-révolution alors que les armées étrangères avancent, des foules révolutionnaires envahissent les prisons et exécutent sommairement plus d’un millier de détenus, nobles, prêtres réfractaires et simples suspects. Cet épisode sanglant illustre la radicalisation de la Révolution française et annonce la Terreur.

1715 – Début de régence de Philippe d’Orléans, le temps que Louis XV devienne majeur
Le 2 septembre 1715, au lendemain de la mort de Louis XIV, son arrière-petit-fils Louis XV, âgé de 5 ans, monte sur le trône. Philippe d’Orléans, neveu du défunt roi, est nommé régent. La Régence (1715–1723) est une période charnière, marquée par un relâchement de l’absolutisme, une vie de cour plus libre et des innovations économiques, mais aussi par de vives tensions politiques et sociales.

1666 – Grand incendie de Londres
Le 2 septembre 1666 débute le Grand incendie de Londres. Parti d’une boulangerie de Pudding Lane, le feu ravage la ville pendant trois jours, détruisant plus de 13 000 maisons, 87 églises et de nombreux bâtiments publics. Bien que le nombre de morts ait été limité, la catastrophe marque profondément l’histoire de Londres et conduit à une vaste reconstruction urbaine, transformant durablement la capitale anglaise.

-31 – Bataille d’Actium, victoire des troupes d’Octave sur les troupes de Marc Antoine et de Cléopâtre
Le 2 septembre 31 av. J.-C., les flottes d’Octave et d’Agrippa affrontent celles de Marc Antoine et Cléopâtre près d’Actium, en Grèce. La victoire d’Octave scelle la fin de la guerre civile romaine et entraîne la fuite des vaincus en Égypte. Cet affrontement décisif ouvre la voie à l’instauration de l’Empire romain sous Auguste et met un terme à l’hégémonie d’Alexandrie.



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Conseil de poivrot

Deux fidèles des bistrots échangent des recettes pour rentrer chez eux dans les meilleures conditions.

–  Tu vois, dit le premier, c’est toujours en se déshabillant qu’on réveille sa femme. Alors, un bon conseil : tu te déshabilles en bas de l’escalier.
–  Complètement ?
–  Bien sûr ! Tu montes les marches tout doucement et tu te glisses entre les draps.
–  Génial ! approuve l’autre.

Le lendemain, ils se retrouvent.

–  Alors, questionne le premier, tu as suivi mon conseil ?
–  Oui.
–  Tu n’as pas l’air d’être enchanté par le résultat.
–  Eh bien, voilà. Je m’étais enivré encore plus que d’habitude. J’arrive au bas de l’escalier. Je prends mes vêtements sur le bras. Je commence à monter les marches. Et, quand je suis arrivé tout en haut, je me suis trouvé sur le quai de la station Barbès-Rochechouart.

 

Débats sur la pause fraîcheur

Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.

Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.

Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».

En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.

Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Le pétrichore

Ah, le pétrichor, l’odeur de la nature après l’orage. Il se forme quand la pluie tombe sur un sol sec, surtout après une période chaude. L’impact des gouttes libère dans l’air de minuscules particules et des molécules odorantes contenues dans le sol, ce qui produit cette odeur caractéristique de terre mouillée.

Le mélange d’huiles végétales accumulées dans le sol, de la géosmine fabriquée par certaines bactéries, et parfois d’ozone lors des orages produit cette odeur si caractéristique. Notre nez est très sensible à la géosmine, une molécule produite par des micro-organismes du sol, en particulier des actinobactéries ; son odeur très reconnaissable de terre humide, très puissante même à très faible concentration, explique qu’on la perçoive facilement après la pluie lorsqu’elle est projetée sous forme d’aérosol.

C’est seulement en 1964 par deux chercheurs australiens, Isabel Joy Bear (chimiste) et Roderick G. Thomas (minéralogiste), donnent un nom à cette odeur à partir du grec ancien : petra signifiant « pierre » et ichor désignant le « sang des dieux » dans la mythologie grecque. Le terme évoque donc littéralement une sorte de « sang de la pierre », image poétique pour nommer l’odeur qui monte de la terre après la pluie.

Lien vers la page