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6 MAI

Bonne fête aux Prudence

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1959 – 1er vol du Snecma C-450 Coléoptère

Le 6 mai 1959 marque le vol inaugural du Snecma C-450 Coléoptère, un avion expérimental français à décollage et atterrissage verticaux (VTOL). Conçu dans l’après-guerre pour explorer de nouvelles formes d’aéronefs, ce prototype unique en forme de cylindre vertical illustre les tentatives audacieuses de la technologie aéronautique de repousser les limites du vol. Bien que le projet ait été abandonné après quelques essais, il reste un symbole de l’innovation technique des années 1950.

1937 – Catastrophe du Zeppelin Hindenburg qui s’enflamme

Le 6 mai 1937, le Zeppelin Hindenburg, fierté de l’aéronautique allemande, prend feu lors de son atterrissage à Lakehurst, aux États-Unis. Cette tragédie, qui fit 36 morts, mit brutalement fin à l’ère des dirigeables comme moyen de transport transatlantique. Le drame, immortalisé par des images filmées et des témoignages poignants, marque un tournant dans l’histoire de l’aviation civile.

1882 – Le Congrès US vote la Loi d’exclusion des Chinois

Le 6 mai 1882, le Congrès américain adopte la Loi d’exclusion des Chinois, interdisant l’immigration des travailleurs chinois pour dix ans. Cette loi discriminatoire, motivée par un climat de xénophobie et de concurrence économique, inaugure une série de restrictions raciales dans la politique migratoire américaine. Elle restera en vigueur, avec des prolongements, jusqu’en 1943.

1877 – Le chef Crazy Horse se rend face aux troupes américaines

Le célèbre chef lakota Crazy Horse se rend aux troupes américaines le 6 mai 1877, mettant ainsi fin à une lutte acharnée pour préserver les territoires amérindiens face à l’expansion coloniale. Figure emblématique de la résistance autochtone, sa reddition symbolise la fin d’une ère de guerres indiennes dans les Grandes Plaines et l’écrasement progressif des cultures autochtones.

1840 – Le 1er timbre-poste, le Penny Black, est mis en vente en Angleterre

Le 6 mai 1840, le Royaume-Uni révolutionne le système postal en lançant le premier timbre-poste au monde : le Penny Black. À l’effigie de la reine Victoria, ce petit morceau de papier va transformer la communication moderne en rendant le courrier plus accessible, plus rapide et mieux organisé. Il marque le début de la philatélie et d’un nouveau chapitre de l’histoire postale.

1536 – Début du siège de Cuzco durant lequel les Incas tentent de reprendre la ville aux Espagnols

Le 6 mai 1536, les forces incas lancent un siège contre la ville de Cuzco, occupée par les conquistadors espagnols depuis 1533. Cette tentative de reconquête marque un sursaut de résistance face à l’envahisseur, symbolisant le refus des Incas de se soumettre définitivement à la domination étrangère. Ce siège, bien qu’infructueux, reste un épisode marquant des guerres de conquête en Amérique du Sud.

1527 – Sac de Rome par le connétable Charles III de Bourbon et ses hommes au service de Charles Quint

Le 6 mai 1527, les troupes de Charles Quint, commandées par le connétable Charles III de Bourbon, envahissent et pillent la ville de Rome. Ce sac brutal, qui provoque des milliers de morts et la fuite du pape Clément VII, marque la fin symbolique de la Renaissance romaine. Il ébranle l’autorité papale et laisse l’Europe sous le choc d’une telle violence au cœur de la chrétienté.

1250 – Louis IX, prisonnier au cours de la 7ème croisade, est libéré contre une forte rançon

Fait prisonnier lors de la septième croisade en Égypte, le roi de France Louis IX, dit Saint Louis, est libéré le 6 mai 1250 contre le paiement d’une lourde rançon. Cet épisode souligne les difficultés rencontrées par les croisés en Terre sainte et la fragilité des ambitions chrétiennes en Orient. Malgré cet échec, Louis IX restera une figure emblématique de la piété royale et sera canonisé en 1297.

Les naissances et décès notables

1978 – Naissance de Tony Estanguet, triple champion olympique français de canoë, en 2000, 2004 et 2012
1961 – Naissance de George Clooney, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain
1960 – Naissance de Anne Parillaud, actrice française
1952 – Naissance de Christian Clavier, acteur français
1915 – Naissance de Orson Welles, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain
1915 – Naissance de Achille Zavatta, clown français
1915 – Naissance d’Orson Welles, réalisateur américain

2024 – Décès de Bernard Pivot, journaliste, écrivain, critique littéraire, animateur de télévision français
1992 – Décès de Marlene Dietrich, actrice de cinéma allemande
1952 – Décès de Maria Montessori, médecin et pédagogue italienne, créatrice des « Maisons des Enfants »
1933 – Décès de François Pompon, sculpteur français



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Quand sonne la sirène incendie

Dans un petit village de province deux amis sont attablés à la terrasse d’un café.

Soudain la sirène d’incendie qui appelle les pompiers bénévoles retentit. Aussitôt un des gars se lève :

– Excuse-moi il faut que j’y aille…

– Tu es pompier ? Fait son copain étonné.

– Moi, non. Mais le mari de ma maîtresse, oui !

 

Du fumier sur les framboises

😒 J'ai lu dans l'almanach "Le temps d'un café" qu'il fallait absolument mettre du fumier de cheval sur les framboises.

😲 Et alors ?

😒 Je vais revenir à la crème fouettée.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

Le 1er Tour de France en chiffres

Illustr'action - Grande boucle et petite reine

Le premier Tour de France, en 1903, tient en quelques chiffres impressionnants : 6 étapes, 2 428 km, 60 partants, 21 arrivants et une victoire du français Maurice Garin en 94 h 33 min 14 s.

Les chiffres essentiels :

  • Dates : du 1er au 19 juillet 1903
  • Distance totale : 2 428 km
  • Nombre d’étapes : 6
  • Longueur des étapes : de 268 à 471 km
  • Partants : 60 (59 prennent le départ : 47 français, 5 belges, 4 suisses, 2 allemands, 1 italien)
  • Arrivants : 21
  • Vitesse moyenne du vainqueur : 25,678 km/h
  • Arsène Millocheau, « lanterne rouge », termine à plus de 60 heures de Maurice Garin
  • Maurice Garin gagne 6125 francs de prime, loin devant Lucien Pothier et Fernand Augereau, qui obtiennent respectivement 2450 francs et 1975 francs
  • Les organisateurs consentent à verser 5 francs d'indemnités quotidiennes aux autres - ce qui correspond à la rémunération journalière moyenne d'un ouvrier - pour récompenser leur courage, soit un total de 95 francs.

59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE  1er juillet 1903

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Astuce

Distraire le cerveau en pensant au sexe

Penser à quelque chose de totalement différent, comme des pensées intimes ou carrément sexuelles, peut parfois aider à détourner l’attention du besoin pressant d’uriner lorsqu’aucune solution immédiate n’est pas disponible ; selon le Dr Larry Lipshultz, ce type de distraction mentale agit en mobilisant le cerveau sur un autre registre, ce qui peut temporairement atténuer la sensation d’urgence et permettre de gagner quelques précieuses minutes avec plus de confort et de contrôle. A l'inverse, il semblerait qu'il soit contreproductif de penser à uriner pendant l'amour.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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