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19 JUIN

Bonne fête aux Romuald

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1953 – Exécution du couple Rosenberg accusé d’espionnage au profit de l’URSS

Julius et Ethel Rosenberg sont exécutés aux États-Unis pour avoir transmis des secrets atomiques à l’Union soviétique. Leur procès, controversé, symbolise les tensions extrêmes de la guerre froide et la paranoïa anticommuniste qui règne dans l’Amérique des années 1950.

1940 – Les troupes allemandes découvrent un train transportant les archives secrètes du GQG français

Alors qu’elles avancent vers Bordeaux, les forces allemandes tombent sur un train abandonné contenant les archives du Grand Quartier Général français. Cette découverte fournit à l’ennemi des informations stratégiques précieuses sur l’organisation militaire française.

1885 – La statue de la liberté reçoit un accueil triomphal de la part des américains

Le 19 juin 1885, le navire français Isère arrive dans le port de New York transportant les 214 caisses contenant les pièces démontées de la statue de la Liberté, don du peuple français au peuple américain. L’accueil est triomphal : une flotille de bateaux et des milliers de New-Yorkais saluent son arrivée. La statue, œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, sera assemblée sur son socle et officiellement inaugurée le 28 octobre 1886.

1867 – Décès de Maximilien d’Autriche, empereur du Mexique

Imposé par Napoléon III comme empereur du Mexique, Maximilien est capturé par les républicains de Benito Juárez et exécuté. Son destin tragique illustre l’échec de l’expédition française au Mexique et marque la fin d’une tentative de monarchie imposée par l’Europe en Amérique latine.

1864 – Bataille navale entre sudistes et nordistes au large de Cherbourg

Le CSS Alabama, croiseur confédéré, affronte l’USS Kearsarge au large de Cherbourg. Le navire sudiste est coulé après un combat bref mais intense. Ce duel spectaculaire est l’un des rares affrontements navals de la guerre de Sécession à se dérouler en eaux européennes.

1842 – 1ère publication du roman-feuilleton “Les mystères de Paris” d’Eugène Sue Publié dans le journal

Le Journal des débats, ce roman inaugure le genre du feuilleton social. À travers des intrigues mêlant noblesse et bas-fonds parisiens, Eugène Sue critique les inégalités et révèle les misères urbaines. Le succès est immédiat et considérable.

1767 – Jean Chastel abat la bête du Gévaudan

Après plusieurs années de terreur dans la région du Gévaudan, Jean Chastel tue une créature soupçonnée d’être la fameuse « bête » responsable de dizaines de morts. L’affaire mêle légendes, peurs collectives et réalité historique, et fascine encore les chercheurs aujourd’hui.

Les naissances et décès notables

1978 – Naissance de Zoe Saldana, actrice américaine
1973 – Naissance de Nâdiya (Nadia Zighem), chanteuse française
1972 – Naissance de Robin Tunney, actrice américaine
1972 – Naissance de Jean Dujardin, humoriste et acteur français
1962 – Naissance de Paula Abdul, chanteuse américaine
1960 – Naissance de Laurent Gamelon, acteur français
1947 – Naissance de Salman Rushdie, écrivain britannique d’origine indienne auteur des Versets sataniques

2020 – Décès de Ian Holm, acteur britannique (Alien, Le seigneur des anneaux, Les chariots de feu)
2018 – Décès de Koko, femelle gorille en captivité, capable de communiquer en langue américaine des signes
1986 – Décès de Michel Colucci (dit Coluche), humoriste et acteur français
1980 – Décès de Jijé (Joseph Gillain), dessinateur de bandes dessinées belge (Les aventures de Tanguy et Laverdure)
1953 – Décès de Ethel et Julius Rosenberg, espions américains pour le compte de l’URSS, exécutés sur la chaise électrique




Un peu de bonne humeur

Que tu es belle…

A une table de café, un jeune homme prend un verre avec une jeune femme. Il lui glisse au cours de la conversation : "😘 tu es tellement belle, drôle et agréable."

Elle, appréciant le compliment mais un peu méfiante, lui répond : "😊 Tu es gentil mais tu dis ça juste pour coucher avec moi."

Et lui alors : "😏 Et intelligente aussi."

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Au Moyen Âge, nos ancêtres dormaient dans l’armoire

Oubliez l’image d’Épinal du chevalier dans son grand lit à baldaquin. Dans la majorité des maisons médiévales, on ne dort pas dans une chambre, mais dans un meuble : le fameux lit clos, une sorte d’armoire profonde en bois, fermée par des portes ou de lourds rideaux.

La première raison est climatique. Les habitations sont souvent mal isolées, parfois une pièce unique, avec une cheminée qui peine à réchauffer l’ensemble. Entre le XIVème et le XIXème siècle, l’Europe traverse même une période plus froide, le « Petit Âge glaciaire ». Le lit clos agit comme une capsule thermique : en bois, fermé, il coupe les courants d’air et conserve la chaleur des corps. Résultat : à l’intérieur, il fait nettement plus doux que dans le reste de la maison.

Deuxième raison : l’espace. Beaucoup de foyers vivent dans un volume très restreint, où la même pièce sert de cuisine, de salle commune et de dortoir.
Le lit-armoire est un meuble astucieux : la nuit, c’est une chambre fermée ; le jour, il devient coffre de rangement, banc, voire petit réduit de stockage, libérant ainsi de la place au sol. Il n’est pas rare que plusieurs personnes y dorment ensemble, parfois jusqu’à quatre ou cinq, ce qui paraît aujourd’hui impensable est alors banal.

Enfin, le lit clos offre un semblant d’intimité dans un monde où l’on dort souvent en famille élargie, avec domestiques ou voyageurs de passage. Derrière ses portes ou ses rideaux, on peut se changer, lire, chuchoter, ou simplement échapper un moment aux regards. Certains modèles se ferment même à clé, protégeant aussi les petits biens personnels.

Avec le temps, le lit clos finira par être associé à la pauvreté et à la vie rurale, avant de disparaître progressivement des intérieurs. Aujourd’hui, on en voit surtout dans les musées ou les maisons traditionnelles, notamment en Bretagne, où ce meuble a perduré très tard.

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Astuce

Du sel dans le thé

Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Espace lecture

Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours

En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.

Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.

Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »

L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.

Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :

Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.

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