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10 JUILLET

Bonne fête aux Ulrich

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1991 – Boris Eltsine devient le 1er président élu de Russie

Le 10 juillet 1991, Boris Eltsine prête serment comme premier président de la République de Russie élu au suffrage universel direct, après sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle du 12 juin. Figure centrale de la transition post-soviétique, il présidera aux destinées d’une Russie indépendante jusqu’en 1999, date à laquelle il désigne Vladimir Poutine comme successeur.

1985 – Sabotage du Rainbow Warrior

Le 10 juillet 1985, le navire amiral de l’organisation écologiste Greenpeace, le Rainbow Warrior, est coulé dans le port d’Auckland en Nouvelle-Zélande par des agents de la Direction générale de la Sécurité extérieure française. Le photographe Fernando Pereira est tué dans l’explosion. L’opération visait à empêcher le bateau de protester contre les essais nucléaires français à Mururoa.

1975 – Création du loto en France

Le 10 juillet 1975, le premier tirage du Loto national français est organisé, sous l’impulsion du gouvernement qui cherche à canaliser les jeux d’argent illégaux. Les joueurs doivent alors choisir six numéros parmi quarante-neuf. Rapidement adopté par les Français, le Loto devient l’un des jeux de hasard les plus populaires du pays, générant des milliards de recettes annuelles.

1968 – 1er vol du Mil Mi-12, le plus gros hélicoptère jamais construit

Le 10 juillet 1968, l’hélicoptère soviétique Mil Mi-12 effectue son premier vol. Avec ses deux rotors contrarotatifs montés sur des ailes en V et sa capacité de charge de plus de quarante tonnes, il demeure à ce jour le plus grand et le plus lourd hélicoptère jamais construit. Conçu pour des missions militaires lourdes, il ne sera cependant jamais produit en série.

1940 – L’Assemblée nationale donne les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et abolit la IIIème République

Le 10 juillet 1940, réunie au casino de Vichy, l’Assemblée nationale vote à une très large majorité les pleins pouvoirs constituants au maréchal Philippe Pétain, mettant fin à la IIIe République. Seuls quatre-vingt parlementaires votent contre. Pétain instaure l’État français, régime autoritaire qui collaborera avec l’Allemagne nazie jusqu’à la Libération en 1944.

1913 – Record de température de 56,7 degrés relevée à Furnace Creek en Californie

Le 10 juillet 1913, le thermomètre atteint 56,7 degrés Celsius à Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort en Californie. Cette température constitue à ce jour le record mondial absolu de chaleur jamais enregistré officiellement à la surface de la Terre. La Vallée de la Mort, située en dessous du niveau de la mer, est l’une des régions les plus arides et les plus chaudes de la planète.

1547 – Guy Chabot, baron de Jarnac, gagne son duel grâce à son “coup de Jarnac”

Le 10 juillet 1547, lors d’un duel judiciaire organisé à Saint-Germain-en-Laye devant le roi Henri II, Guy Chabot de Jarnac terrasse François de Vivonne d’un coup d’estoc inattendu derrière le genou, le mettant hors de combat. Cette frappe imprévue mais loyale entre dans la postérité sous le nom de « coup de Jarnac », désignant depuis toute action décisive et surprenante.

Les naissances et décès notables

1992 – Naissance de Clara Luciani, chanteuse française
1945 – Naissance de Jean-Marie Poiré, réalisateur, scénariste et producteur français (Le père Noël est une ordure, Papy fait de la résistance, Mes meilleurs copains, L’Opération Corned-Beef, Les Visiteurs)
1871 – Naissance de Marcel Proust, écrivain français
1856 – Naissance de Nikola Tesla, ingénieur américain
1830 – Naissance de Camille Pissarro, peintre français

2015 – Décès de Omar Sharif, acteur égyptien
1851 – Décès de Louis Daguerre, peintre et photographe français, inventeur du daguerréotype
1480 – Décès de René d’Anjou dit le (bon) roi René, noble français
138 – Décès d’Hadrien, empereur romain



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Un truc pour évacuer

😏 Ton mec t'énerves en ce moment. Alors écoute mon conseil : écris tout ce que tu lui reproche sur un bout de papier et ensuite brûle-le. Tu verras ça fais un bien fou.

😳 Mais qu'est-ce que je fais du bout de papier après ?

 

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La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

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Savais-tu ?

Le trottoir roulant du Paris 1900

À l’Exposition universelle de Paris de 1900, le trottoir roulant, baptisé « Rue de l’Avenir », s’impose comme l’une des attractions les plus fascinantes du site. Installé à sept mètres au-dessus du sol, il dessine une boucle de plus de trois kilomètres et demi, ponctuée de neuf stations, qui relie les principaux pavillons comme les Invalides, le pont de l’Alma ou le Champ-de-Mars. Le visiteur y chemine sans effort, passant d’une plateforme fixe à une bande lente puis à une bande rapide, pour glisser à 4 ou 8 km/h au-dessus du tumulte de la foule. En une vingtaine de minutes, il fait le tour complet de l’exposition, tout en observant Paris et ses palais éphémères depuis ce balcon mobile qui incarne, très littéralement, la promesse d’un futur où l’on se déplace sans marcher.

Conçu par des ingénieurs américains et réalisé par une compagnie française, ce trottoir aérien transporte des milliers de personnes à la fois et devient, le temps de la saison, une véritable ligne de transport public suspendue. Les Parisiens comme les étrangers se pressent, paient leur ticket de quelques centimes, s’accrochent aux potelets pour changer de bande et découvrent avec amusement ce mode de locomotion qui bouscule les habitudes. Le succès est au rendez-vous, mais la « rue de l’Avenir » reste une expérience provisoire : une fois l’exposition terminée, elle disparaît, ne laissant que des projets avortés et des images étonnées. Ce qui devait annoncer une révolution urbaine se transforme alors en curiosité historique, tandis que ses descendants modestes, les tapis roulants des gares et des aéroports, prolongent aujourd’hui, à une échelle plus discrète, ce rêve de 1900.

On en parle sur Paris ma belle, Wikipédia

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Astuce

Boisson de fin de repas

Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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