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29 JUILLET

Bonne fête aux Marthe

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1948 – Début des jeux de la 14ème olympiade d’été à Londres

Le 29 juillet 1948, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Londres, surnommés les « Jeux de l’austérité » car organisés dans une Europe encore meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne et le Japon en sont exclus. Les athlètes logent dans des casernes et des lycées. La Néerlandaise Fanny Blankers-Koen, mère de famille de trente ans, y remporte quatre médailles d’or en athlétisme, devenant l’héroïne de ces Jeux.

1939 – Création du bataillon de marins-pompiers de Marseille

Le 29 juillet 1939, un décret crée officiellement le bataillon de marins-pompiers de Marseille, corps militaire unique en France placé sous l’autorité de la Marine nationale pour assurer la défense contre l’incendie de la deuxième ville française. Cette organisation originale, qui confie la sécurité incendie d’une grande ville à des militaires de la Marine, ne connaît d’équivalent en France qu’à Paris avec la Brigade des sapeurs-pompiers.

1881 – Promulgation en France de la loi sur la liberté de la presse

Le 29 juillet 1881, la loi sur la liberté de la presse est promulguée en France sous la IIIe République. Ce texte fondamental garantit la liberté d’imprimer, de publier et de diffuser toute opinion sans autorisation préalable, tout en définissant les infractions de presse telles que la diffamation et l’injure. Considérée comme l’une des grandes lois républicaines, elle reste encore aujourd’hui le texte de référence du droit français de la presse.

1836 – Inauguration de l’Arc de Triomphe à Paris

Le 29 juillet 1836, l’Arc de Triomphe est inauguré place de l’Étoile à Paris, trente ans après que Napoléon Ier en eut commandé la construction pour célébrer ses victoires militaires. Conçu par l’architecte Jean-François Chalgrin, ce monument haut de cinquante mètres est orné de bas-reliefs dont le célèbre groupe de Rude La Marseillaise. La tombe du Soldat inconnu y sera installée en 1921 sous sa voûte.

1830 – 3ème journée des « Trois Glorieuses », insurrection baptisée ainsi par Honoré de Balzac

Le 29 juillet 1830, troisième et dernière journée de l’insurrection parisienne, les insurgés s’emparent du Palais-Royal et des Tuileries, contraignant Charles X à fuir. La révolution est victorieuse. Honoré de Balzac baptise ces trois journées des 27, 28 et 29 juillet les « Trois Glorieuses ». Louis-Philippe d’Orléans, pressenti comme souverain constitutionnel, accepte la lieutenance générale du royaume avant de monter sur le trône.

1418 – Début du siège de Rouen par Henry V

Le 29 juillet 1418, le roi d’Angleterre Henri V entreprend le siège de Rouen, capitale du duché de Normandie, avec une armée de plusieurs milliers d’hommes. La ville résiste héroïquement pendant six mois malgré la famine et les épidémies qui déciment sa population. Rouen capitule finalement en janvier 1419, ouvrant à Henri V la voie vers la domination de toute la Normandie et la signature du traité de Troyes en 1420.

238 – Gordien III est proclamé empereur de Rome

Le 29 juillet 238, Gordien III, âgé de seulement treize ans, est proclamé empereur romain après l’assassinat des co-empereurs Pupien et Balbin par la garde prétorienne. Petit-fils de Gordien Ier, il devient le plus jeune empereur de l’histoire romaine. Sous la tutelle de ses conseillers puis de son beau-père Philippe l’Arabe, il règnera six ans avant d’être assassiné lors d’une campagne militaire contre les Perses sassanides en 244.

Les naissances et décès notables

1981 – Naissance de Fernando Alonso, coureur automobile espagnol
1971 – Naissance de Lisa Ekdahl, chanteuse suédoise
1955 – Naissance de Jean-Hugues Anglade, acteur français
1916 – Naissance de Alice Sapritch, comédienne française (La folie des grandeurs)

2007 – Décès de Michel Serrault, acteur français
1983 – Décès de David Niven, acteur anglais (La panthère rose, Les canons de Navarone, Le cerveau)
1910 – Décès de Valtesse de la Bigne, demi-mondaine française
1890 – Décès de Vincent van Gogh, peintre néerlandais
1866 – Décès de Barbe Nicole Ponsardin, dite la Veuve Clicquot




Un peu de bonne humeur

Au tribunal pour vol de manteaux

Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.

Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !

– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…

 

Je suis enceinte

😳 Maman, je suis enceinte...
😏 Mais oui, bien sûr, bonne blague.
😳 Comment tu sais que je plaisante ?
😏 Une mère sait tout, Kévin.

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

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Savais-tu ?

Les reclusoirs des Innocents

Au cœur du Paris médiéval, dans le vaste cimetière des Saints-Innocents, se dressent de minuscules cellules appelées reclusoirs. Des femmes — parfois des hommes — y entrent volontairement pour y passer le reste de leur vie.

Dès qu’elles franchissent la porte, celle-ci est murée. La recluse devient, aux yeux du monde, une « morte vivante » : elle renonce à sa maison, à sa famille et à sa liberté pour se consacrer entièrement à la prière. Elle ne communique avec l’extérieur que par deux étroites ouvertures grillagées. Par l’une, les passants lui apportent pain, eau, bois et aumônes ; par l’autre, un hagioscope, elle aperçoit l’autel de l’église voisine, entend la messe et reçoit la communion.

Son rôle dépasse la simple retraite spirituelle. Installée au milieu d’un cimetière immense, elle prie pour les défunts, pour les malades, pour la ville et pour tous ceux qui viennent lui confier leurs peines. En échange, les Parisiens veillent à sa subsistance. Le reclusoir des Innocents est le plus célèbre de la capitale. Certaines recluses y demeurent des décennies : Alix de Burgotte passe, dit-on, quarante-six ans dans sa cellule.

Une vie suspendue entre le monde des vivants et celui des morts, à quelques pas des Halles, non pas pour être punie, mais pour prier, expier et veiller sur une ville entière. Aujourd’hui, le cimetière a disparu et les reclusoirs aussi.

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Astuce

Allumer un feu avec un silex

On ne peut pas faire du feu avec juste un silex seul. Frotter deux silex produit des étincelles froides, incapables d'enflammer quoi que ce soit, car le silex, composé de silice, ne réagit pas chimiquement avec l'air. Les préhistoriques utilisaient un silex frappé contre une pyrite ou marcassite (des minéraux sulfure de fer) pour des étincelles plus chaudes.

Pour réussir, un fer à battre (métal ou pyrite) et un amadou sec comme du coton carbonisé sont indispensables afin de capter la braise. Cette méthode primitive, antérieure aux métaux, demandait patience et préparation, marquant un jalon dans la maîtrise du feu par nos ancêtres.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Edgar Rice Burroughs

Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.

Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.

Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.

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