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25 AOÛT

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Louis

Jour de l’apocyn le 8 fructidor

Les évènements notables

2012 – La sonde Voyager 1 entre dans l’espace interstellaire

Le 25 août 2012, la sonde américaine Voyager 1 franchit officiellement la frontière de l’héliosphère, pénétrant dans l’espace interstellaire. Lancée en 1977 pour étudier les planètes extérieures, Voyager 1 fournit des données inédites sur le vent solaire, les champs magnétiques et la densité des particules cosmiques. Cet événement marque un jalon historique dans l’exploration spatiale, faisant de Voyager 1 l’objet fabriqué par l’homme le plus éloigné de la Terre.

1960 – Début des jeux de la 17ème olympiade d’été à Rome

Le 25 août 1960, Rome accueille les XVIIe Jeux olympiques d’été, réunissant des athlètes de 83 nations. Ces jeux sont célèbres pour les exploits de Cassius Clay (Muhammad Ali), Wilma Rudolph et Abebe Bikila, le marathonien éthiopien couru pieds nus. Ils marquent aussi le début de la couverture télévisée internationale des Jeux, permettant au public du monde entier de suivre les compétitions en direct et de renforcer l’attrait mondial de l’olympisme.

1944 – Libération de Paris

Le 25 août 1944, Paris est libérée de l’occupation allemande après quatre années de régime nazi. Les Forces françaises libres, alliées à la Résistance intérieure, entrent dans la capitale, accueillies par une population en liesse. La libération marque un tournant symbolique dans la Seconde Guerre mondiale en Europe, renforçant le moral des Alliés et annonçant la fin imminente de l’occupation allemande en France.

1830 – Début de la révolution belge amenant à son indépendance

Le 25 août 1830, la révolution belge éclate à Bruxelles, déclenchée par des troubles civils et la volonté de séparer la Belgique des Pays-Bas. Les manifestations initiales se transforment en révolte armée, conduisant à la création d’un gouvernement provisoire et, en 1831, à l’indépendance officielle de la Belgique. Ce mouvement fut motivé par des différences culturelles, religieuses et économiques avec les autorités hollandaises.

1819 – Présentation du “Radeau de la Méduse” au Salon

Le 25 août 1819, le peintre français Théodore Géricault expose au Salon le tableau monumental « Le Radeau de la Méduse ». Inspirée d’un naufrage réel survenu en 1816 au large du Sénégal, cette œuvre dramatique et réaliste choque le public par sa représentation de la misère humaine et du désespoir. Elle marque un tournant dans le romantisme français et dans l’expression artistique de la critique sociale.

1632 – Ouverture du tombeau de la reine Brunehaut à l’abbaye Saint-Martin d’Autun

Le 25 août 1632, les autorités religieuses d’Autun ouvrent le tombeau de la reine Brunehaut à l’abbaye Saint-Martin, cherchant à authentifier les reliques et à préserver le patrimoine historique. Brunehaut, reine mérovingienne, est une figure légendaire de l’histoire franque. L’ouverture du tombeau permet d’étudier l’histoire médiévale, d’analyser les pratiques funéraires et de renforcer la mémoire culturelle autour des souverains de l’époque.

Les naissances et décès notables

1980 – Naissance de Ève Angeli (Vanessa Annelyse Ève Garcin), chanteuse française
1978 – Naissance de Alex Lutz, acteur, humoriste, metteur en scène et auteur de théâtre français
1970 – Naissance de Claudia Schiffer, mannequin allemande
1958 – Naissance de Tim Burton (Timothy Walter Burton), cinéaste américain
1930 – Naissance de Sean Connery (Thomas Sean Connery), acteur britannique écossais

2012 – Décès de Neil Armstrong, astronaute américain
2007 – Décès de Raymond Barre, économiste et homme politique français, premier ministre de 1976 à 1981
2001 – Décès de Philippe Léotard, comédien français
1988 – Décès de Françoise Dolto, médecin, pédiatre et psychanalyste française
1985 – Décès de Samantha Smith, écolière américaine, ambassadrice de bonne volonté en Union soviétique
1908 – Décès de Henri Becquerel, physicien français, prix Nobel de physique en 1903
1900 – Décès de Friedrich Nietzsche, philosophe allemand
1819 – Décès de James Watt, ingénieur écossais et inventeur de la machine à vapeur
1688 – Décès de Henry Morgan, corsaire britannique
1270 – Décès de Louis IX dit « Saint Louis » à partir de sa canonisation, roi de France de 1226 à 1270



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Un peu de bonne humeur

Marcel et le pantalon à la maison

Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.

Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :

« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !

Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.

Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »

Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »

 

Je démissionne !

😀 Aujourd'hui, je quitte mon emploi ! Je vais parcourir le monde jusqu'à ce que je n'ai plus d'argent...
😏 Je pense être de retour à la maison ce soir vers 22h.

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

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Savais-tu ?

Les crottes étonnantes du wombat

Le wombat australien produit des crottes étonnantes. Ses intestins présentent des zones plus épaisses et rigides qui façonnent progressivement les matières sur les derniers mètres du côlon, tandis que la grande sécheresse des excréments maintient la forme. Il dépose ainsi chaque jour plusieurs centaines de crottes cubiques sur des points surélevés comme les rochers ou les troncs pour marquer son territoire, les faces plates empêchant les crottes de rouler et maintenant ainsi leur signal olfactif bien en place.

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Astuce

Toujours avoir des petits pois au congélateur

En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.

Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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