Bonne fête aux Eric
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1986 – 1ère diffusion de “Mission casse-cou” en France
Le 18 mai 1986 marque l’arrivée sur les écrans français de la série télévisée britannique « Mission casse-cou », diffusée à l’origine sous le nom « Dempsey and Makepeace ». Cette production emblématique des années 1980 mettait en scène un duo improbable entre un policier new-yorkais et une aristocrate britannique œuvrant pour Scotland Yard. Cette diffusion inaugura l’engouement du public français pour les séries policières anglaises au ton dynamique et au style soigné.
1980 – Eruption du mont Saint Helens, dans l’État de Washington
Le 18 mai 1980, à 8h32 du matin, le mont Saint Helens, dans l’État de Washington, explosa avec une force dévastatrice, déclenchant la plus puissante éruption volcanique enregistrée aux États-Unis continentaux au XXe siècle. Le flanc nord du volcan s’effondra, provoquant une avalanche de débris suivie d’une colonne éruptive gigantesque qui transforma radicalement le paysage. Cet événement cataclysmique causa la mort de 57 personnes et laissa une empreinte durable sur la volcanologie moderne.
1890 – La Belle Otero débute au Cirque d’Été de Paris
Le 18 mai 1890, Caroline Otero, plus connue sous le nom de La Belle Otero, fit ses débuts remarqués au prestigieux Cirque d’Été de Paris. D’origine espagnole, cette danseuse et courtisane allait rapidement devenir l’une des figures les plus célèbres de la Belle Époque, adulée tant pour sa beauté que pour son charisme sur scène. Cette première apparition parisienne fut le point de départ d’une carrière flamboyante sur les scènes européennes.
1804 – Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des français mettant fin au consulat
Le 18 mai 1804, par un vote du Sénat, Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des Français, mettant ainsi fin au Consulat. Cette date marque un tournant décisif dans l’histoire de la France, alors en quête de stabilité après les bouleversements de la Révolution. L’homme fort de la République se voit confier la destinée de l’Empire, inaugurant une ère impériale marquée par d’importantes réformes et des guerres napoléoniennes à travers l’Europe.
1565 – Début du grand Siège de Malte par les Ottomans
Le 18 mai 1565 débute le Grand Siège de Malte, un affrontement majeur entre les forces de l’Empire ottoman et les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean. Pendant plusieurs mois, les défenseurs de l’île résistèrent héroïquement à l’assaut des Ottomans, qui ambitionnaient de prendre cette position stratégique en Méditerranée. Ce siège devint l’un des épisodes les plus emblématiques de la lutte entre l’Europe chrétienne et l’expansion ottomane.
1291 – Prise de Saint-Jean-d’Acre par les Mamelouks d’Égypte
Le 18 mai 1291, la ville de Saint-Jean-d’Acre, dernier bastion chrétien en Terre sainte, tombe aux mains des Mamelouks d’Égypte. Cet événement dramatique marque la fin de la présence franque en Orient et la chute définitive des États latins d’Orient, fondés au temps des croisades. Le siège, long et sanglant, illustre le reflux progressif de l’Occident face à la puissance musulmane dans cette région du monde.
1268 – Prise de la principauté d’Antioche par les Mamelouks
Le 18 mai 1268, les forces du sultan mamelouk Baybars s’emparent de la principauté d’Antioche, l’un des plus anciens États croisés établis au Levant. Cette victoire décisive illustre la montée en puissance des Mamelouks face aux Croisés, dont la présence se réduisait inexorablement. La chute d’Antioche fut marquée par des violences considérables et son importance stratégique ne sera jamais retrouvée.
1152 – Mariage de Henri II avec Aliénor d’Aquitaine
Le 18 mai 1152, à Poitiers, Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, épouse Aliénor d’Aquitaine, duchesse puissante et récemment divorcée du roi de France Louis VII. Cette union allait avoir des répercussions géopolitiques majeures, permettant à la couronne anglaise de contrôler un vaste ensemble de territoires en France et jetant les bases des conflits à venir entre les deux royaumes, notamment la guerre de Cent Ans.
Les naissances et décès notables
1989 – Naissance de Eugénie Le Sommer, footballeuse française
1980 – Naissance de Michaël Llodra, joueur de tennis français
1969 – Naissance de Helena Noguerra, chanteuse, comédienne, animatrice et romancière belge
1960 – Naissance de Yannick Noah, joueur et entraîneur de tennis et chanteur danseur français
1935 – Naissance de Popeck (Judka Herpstu), humoriste et acteur français
2007 – Décès de Pierre-Gilles de Gennes, physicien français, prix Nobel de physique en 1991
1995 – Décès de Elizabeth Montgomery, actrice américaine (Ma sorcière bien-aimée)
1990 – Décès de Jill Ireland, actrice britannique connue pour ses nombreux film avec son second mari Charles Bronson
1957 – Décès de Maria Stromberger, infirmière résistante autrichienne au sein du camp de concentration d’Auschwitz
Un peu de bonne humeur
Les crèmes de jour et de nuit
🤔 A mon avis, cette histoire de crème de jour et de nuit, c'est une vaste fumisterie. 😏 Bah oui, comment une crème fait pour savoir l'heure qu'il est ?
Le dragueur du lycée
Une ado dit à une copine:
– Méfie-toi de ce gars. Il a déjà fait le même coup à trois filles du lycée. A chacune, il assure qu’elle est la plus belle de la terre et qu’il en est fou. Puis il l’invite à venir écouter de la musique dans sa chambre. Quand il l’a à sa portée, il lui sert une boisson alcoolisée. Et ça se termine toujours pareil.
– Tu m’effraies.
– Il y a de quoi ! Ça ne rate pas. Il te demande de lui faire son devoir de maths.
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
Hermaphrodite, l’être aux deux natures
Dans les hauteurs du mont Olympe, deux divinités sont admirées entre toutes : l'une est Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, dont le sourire fait éclore les roses. L'autre est Hermès, le messager ailé des dieux, rapide comme le vent, malin comme le renard.
De leur union naît un enfant. On le nomme Hermaphrodite, en mêlant le nom de son père et celui de sa mère, car il porte en lui la grâce des deux. Le petit grandit sur les pentes sauvages du mont Ida, en Phrygie, confié aux soins des nymphes. Elles lui apprennent à courir dans les forêts, à écouter le chant des sources, à reconnaître les constellations qui veillent la nuit. L'enfant est d'une beauté saisissante. Son visage a la douceur de sa mère, ses yeux l'éclat malicieux de son père, et sa peau l'éclat de l'aurore.
Les années passent, paisibles et parfumées de thym sauvage. Mais un matin de ses quinze ans, Hermaphrodite regarde au-delà des montagnes et sent naître en lui une soif inconnue : celle de découvrir le monde. « Je partirai », dit-il aux nymphes. Elles le supplient de rester. Il ne les écoute point. Il prend son bâton de voyageur, boucle son manteau et descend les sentiers de l'Ida. Il traverse les forêts de Lycie, longe les rivages battus par les vents, et parvient enfin en Carie, non loin d'une cité appelée Halicarnasse. Le paysage est doux, les oliviers argentés, et l'air tiède porte des senteurs de jasmin.
C'est là qu'il découvre la source de Salmacis. Elle n'a rien d'ordinaire. Son eau est si claire qu'on y voit le fond comme à travers une fenêtre, et si fraîche que les voyageurs en parlent de bout en bout de la côte. Des lauriers l'entourent, des vignes sauvages y traînent leurs grappes, et le silence n'est troublé que par le chant de l'eau sur les pierres. Mais ce lieu enchanté a une habitante : la nymphe Salmacis.
Salmacis n'est pas comme les autres nymphes. Ses sœurs courent dans les bois, chassent avec la déesse Artémis et méprisent les armes d'Aphrodite. Salmacis, elle, préfère peigner ses longs cheveux au bord de l'eau, cueillir des fleurs, et se regarder dans le miroir des sources. Elle n'a jamais voulu quitter son bassin, jamais tiré de l'arc, jamais dormi sous la rosée. Ce jour-là, tandis qu'elle tresse des couronnes de lierre, elle entend des pas sur le sentier. Elle lève les yeux. Et elle voit Hermaphrodite.
Il s'est arrêté au bord de la source, ébloui par tant de fraîcheur. Il ôte ses sandales, défait son manteau, et plonge ses mains dans l'eau. La nymphe, cachée derrière un laurier, sent son cœur s'emballer. Jamais elle n'a vu un visage pareil. Jamais un tel éclat ne s'est reflété dans son miroir d'eau.
— C'est un dieu, murmure-t-elle. Peut-être est-ce l'Amour lui-même.
Elle sort de sa cachette et s'approche. Hermaphrodite sursaute.
— Que veux-tu, nymphe ? dit-il d'un ton rude.
Elle sourit, vient s'asseoir près de lui, ose toucher sa main. Elle lui parle de l'eau fraîche, des fleurs du jardin, de tout ce qui peut le retenir. Mais le jeune homme, las de ses paroles, la repousse doucement :
— Laisse-moi. Je veux me baigner seul.
Salmacis fait semblant de s'éloigner, de disparaître derrière les arbres. En réalité, elle guette. Hermaphrodite, croyant être seul, défait ses vêtements et entre dans l'eau de la source.
Alors Salmacis surgit. Elle se jette dans le bassin, s'accroche à lui, enlace ses bras autour du corps du jeune homme, l'embrasse de force, presse sa poitrine contre la sienne. Hermaphrodite se débat. Mais la nymphe, telle un lierre autour d'un tronc, ne le lâche point.
— Tu te débats en vain, cruel ! crie-t-elle. Dieux, si vous m'entendez, exaucez un seul vœu : que rien ne puisse jamais le séparer de moi, ni moi de lui !
Les dieux entendent. Leurs deux corps se mêlent. Lentement, comme l'eau mêlée au vin, comme la cire qui fond et se soude, ils ne forment plus qu'un seul être. Un seul souffle. Une seule peau. Un corps qui n'est plus tout à fait homme, plus tout à fait femme, mais les deux ensemble. Hermaphrodite, en se découvrant changé, lève les yeux vers le ciel et d'une voix mêlée de larmes, supplie ses parents :
— Père Hermès, mère Aphrodite, exaucez ma prière : que quiconque se baignera dans cette source perde à jamais sa force d'homme !
Les dieux, touchés par son destin, accordent sa demande. C'est pourquoi, dit-on, la source de Salmacis, près d'Halicarnasse, a la réputation d'amollir ceux qui y boivent. C'est ainsi qu'Hermaphrodite devient l'être aux deux natures — ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre, mais portant en un seul corps la beauté de l'homme et celle de la femme. Son nom traverse les siècles. Les sculpteurs le représentent dans le marbre, les peintres le figurent sur les vases, et les poètes racontent son histoire, depuis Ovide jusqu'à nos jours. Et c'est de lui, de sa légende, que les hommes tirent le mot hermaphrodite pour désigner les êtres portant en eux les caractères des deux sexes.
Conté d'après le mythe d'Hermaphrodite et de la nymphe Salmacis,
tel que le rapporte Ovide dans ses Métamorphoses (Livre IV).
Astuce
De la ciboulette en intérieur pendant l’hiver
Quand les jours raccourcissent, la ciboulette reste une alliée précieuse : quelques brins frais suffisent à réveiller une omelette, une soupe ou un fromage frais. Bonne nouvelle : cette vivace robuste peut tout à fait être cultivée en pot, près d’une fenêtre, même pendant la saison froide.
La ciboulette a avant tout besoin de lumière. Installez son pot devant une fenêtre la plus lumineuse possible, idéalement orientée au sud ou à l’ouest, où elle pourra recevoir plusieurs heures de lumière directe chaque jour - une lampe horticole peut prendre le relais. Évitez toutefois de coller le pot contre un radiateur : l’air chaud et sec dessèche rapidement le terreau et fatigue la plante. Une pièce fraîche à modérée convient très bien.
Choisissez un contenant percé au fond, d’au moins 15 à 20 cm de diamètre, afin de laisser de la place aux touffes de feuilles et aux racines. Ajoutez une couche de billes d’argile ou de graviers, puis un terreau léger et bien drainant. Le drainage est essentiel : la ciboulette ne supporte pas d’avoir les racines noyées. Videz toujours la soucoupe après l’arrosage.
La récolte fait partie de l’entretien. Coupez quelques brins à quelques centimètres de la terre, avec des ciseaux propres. Cette coupe régulière encourage la plante à produire de nouvelles tiges tendres. Si des fleurs apparaissent, retirez-les : elles peuvent affaiblir la plante et réduisent la production de brins.
Si vous disposez de deux pots, alternez-les : laissez l’un au repos dans un endroit lumineux et frais, tandis que l’autre produit de nouvelles pousses près de la fenêtre. Lorsque le premier pot montre des signes de fatigue, inversez les rôles. Cette rotation permet de profiter plus longtemps de brins frais sans épuiser la plante.
Un instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
