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25 SEPTEMBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Hermann

Jour du colchique le 4 vendémiaire

Journée internationale de sensibilisation à l’ataxie
Journée mondiale des pharmaciens
Journée nationale d’hommage aux harkis en France

Les évènements notables

1985 – Les humoristes Thierry Le Luron et Coluche se disent « Oui”

Le 25 septembre 1985, les deux humoristes français Thierry Le Luron et Coluche célèbrent un mariage burlesque et médiatisé à Montrouge, canular visant à dénoncer l’hypocrisie de la classe politique française et à réclamer par l’absurde le droit au mariage homosexuel. Le Luron, imitateur féroce des personnalités politiques, et Coluche, fondateur des Restos du Cœur, offrent ensemble une provocation joyeuse et engagée.

1976 – 1ère diffusion du Muppet Show

Le 25 septembre 1976, The Muppet Show est diffusé pour la première fois à la télévision. Créée par Jim Henson, cette émission de marionnettes humoristique mêlant sketches, musique et invités célèbres rencontre un immense succès international. Elle fera des personnages comme Kermit la grenouille et Miss Piggy de véritables icônes de la culture populaire… lire l’article

1944 – Fin de l’opération Market Garden

Le 25 septembre 1944, l’opération Market Garden lancée par les Alliés aux Pays-Bas prend fin après l’échec de la prise du pont d’Arnhem. Cette opération combinant largages aéroportés et avancées terrestres avait pour but de pénétrer rapidement en Allemagne. Son échec retarde la libération de la Hollande et coûte la vie à des milliers de soldats.

1513 – Vasco Núñez de Balboa découvre l’océan Pacifique

Le 25 septembre 1513, l’explorateur espagnol Vasco Núñez de Balboa atteint la côte du Panama et devient le premier Européen à apercevoir l’océan Pacifique depuis le Nouveau Monde. Cette découverte, capitale dans l’histoire des explorations, ouvre la voie aux futures expéditions espagnoles vers l’Asie et consolide l’expansion coloniale espagnole.

1396 – Début de la bataille de Nicopolis lors de la conquête ottomane des Balkans

Le 25 septembre 1396, la croisade de Nicopolis, menée par une coalition européenne pour freiner l’expansion ottomane, se heurte aux troupes du sultan Bajazet Ier. Les croisés, mal coordonnés, subissent une lourde défaite. Cette bataille marque la fin des grandes croisades médiévales et consacre la domination ottomane dans les Balkans.

1340 – La Trêve d’Esplechin-sur-Escaut

Le 25 septembre 1340, une trêve est conclue à Esplechin-sur-Escaut entre la France et l’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. Après la bataille navale de L’Écluse remportée par les Anglais, cette suspension des hostilités permet aux deux camps d’organiser leurs forces, sans mettre fin au long conflit qui durera encore plus d’un siècle.

1066 – Victoire d’Harold Godwinson sur Harald Hardrada, à la bataille de Stamford Bridge

Le 25 septembre 1066, le roi anglo-saxon Harold Godwinson défait l’armée du roi norvégien Harald Hardrada à Stamford Bridge, près de York. Cette victoire écrasante met fin aux invasions vikings en Angleterre. Mais, épuisé par cette bataille, Harold sera battu quelques semaines plus tard par Guillaume le Conquérant à Hastings.

70 – Destruction de Jérusalem (1ère guerre judéo-romaine)

Le 25 septembre de l’an 70, à l’issue d’un siège de plusieurs mois, les troupes romaines de Titus détruisent Jérusalem et son Temple lors de la première guerre judéo-romaine. Cet événement traumatique entraîne l’exil et la dispersion du peuple juif (la diaspora) et constitue un tournant majeur de l’histoire religieuse et politique du Proche-Orient.

Les naissances et décès notables

1970 – Naissance de Jean-François Piège, chef de cuisine français
1969 – Naissance de Catherine Zeta-Jones, actrice britannique galloise
1968 – Naissance de Will Smith (Willard Christopher Smith Jr.), acteur et chanteur américain
1965 – Naissance de Anne Roumanoff, humoriste française
1962 – Naissance de Juliette, chanteuse, parolière et compositrice française
1961 – Naissance de Heather Locklear, actrice américaine (Dynastie, Hooker, Melrose Place, Spin City)
1952 – Naissance de Christopher Reeve (Christopher D’Olier Reeve), acteur américain (Superman)
1951 – Naissance de Mark Hamill, acteur américain (Star wars)

2023 – Décès de David McCallum, acteur américano-britannique (Des agents très spéciaux, NCIS : Enquêtes spéciales)
1999 – Décès de Marion Zimmer Bradley, romancière américaine (La romance de Ténébreuse)
1991 – Décès de Klaus Barbie, officier allemand de la Gestapo
1991 – Décès de Viviane Romance, connue pour ses rôles de femme fatale et de vamp dans les années 30
1987 – Décès de Mary Astor, actrice américaine (Le Grand Mensonge, Le Faucon Maltais)
1970 – Décès de Erich Maria Remarque, écrivain allemand (À l’Ouest, rien de nouveau)
1916 – Décès de Julius Ernest Wilhelm Fučík, compositeur bohémien
1849 – Décès de Johann Strauss, compositeur autrichien


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

La vue à 50 ans – Jean Gabin

A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !

 

Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

Le 1er postulat de Pardo

Selon le premier postulat de Pardo, énoncé avec la sagesse cynique de ce philosophe du vice quotidien, les bonnes choses de la vie - ces délices qui font palpiter le cœur et saliver les papilles - sont invariablement soit illégales, soit immorales, soit, pire encore, promis à nous faire grossir inexorablement.

L'univers, dans son ironie cruelle, semble avoir conçu ce triptyque maudit pour nous transformer en moines ascètes malgré nous, nous forçant à choisir entre le plaisir coupable et la vertu fade, comme si la félicité pure n'était réservée qu'aux saints ou aux extraterrestres au régime.

Au final, il ne nous reste plus qu’à maudire Pardo pour cette formule exprimant une réalité bien trop souvent vérifiée.

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Savais-tu ?

Le mois du blanc

En janvier, le mois du blanc met en vitrine le linge de maison et promet de bonnes affaires sur les draps, serviettes ou nappes, au moment où les portefeuilles soufflent après Noël. Cette tradition commerciale, née au XIXᵉ siècle, rythme encore aujourd’hui l’hiver français et devient presque un rendez-vous familier pour qui veut rafraîchir sa maison sans trop alourdir le budget.

Au Bon Marché, Aristide Boucicaut observe ses rayons vidés par les fêtes et décide, en 1873, de les remplir de linge blanc en promotion pour faire revenir les clientes. L’opération, d’abord pensée comme une simple « semaine du blanc », rencontre un tel succès qu’elle s’étire en mois entier et s’installe dans le paysage comme une des grandes inventions du commerce moderne.

Plus discrète, une autre histoire conduit à Cholet, grande ville textile meurtrie par les combats de la Révolution et de la guerre de Vendée. Pour relancer les usines et écouler leurs toiles, les industriels imaginent eux aussi une période de promotions sur le linge blanc, faisant de cette couleur à la fois un symbole de renaissance économique et un clin d’œil au passé royaliste de la région.

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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