Autrefois, dans les campagnes françaises, le marchand de cheveux sillonne les foires et les marchés. Il achète aux paysannes leurs longues nattes, souvent pour quelques sous, puis les revend aux fabricants de perruques et de postiches.
La chevelure est séparée en quatre parties, chacune ligaturée et coupée à 8 cm environ de la racine. Les cheveux sont pesés, triés, parfois teintés, avant de devenir chignons, tresses ou perruques pour une clientèle urbaine et bourgeoise. Certains marchands proposent même un paiement immédiat : la femme reçoit son argent, mais promet de laisser pousser ses cheveux et de les vendre plus tard.
Ce métier, et commerce, très actif aux XIXe et XXe siècles, disparaît peu à peu après la Première Guerre mondiale, avec l’évolution de la mode et des coiffures. Il reste pourtant le lointain ancêtre du marché actuel des cheveux naturels et des extensions.