Bonne fête aux Ninon
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1979 – Création du jeu Trivial Pursuit
Imaginé par les Canadiens Chris Haney et Scott Abbott, Trivial Pursuit repose sur un concept inédit : répondre à des questions de culture générale réparties en catégories. D’abord fabriqué artisanalement, le jeu connaît un succès mondial fulgurant au début des années 1980. Il transforme durablement l’univers du jeu de société, valorise le savoir comme source de divertissement et devient un phénomène culturel décliné en de nombreuses versions.
1972 – Sortie en France du film Le Dernier Tango à Paris
Réalisé par Bernardo Bertolucci et interprété par Marlon Brando et Maria Schneider, le film suscite une vive controverse pour sa représentation crue de la sexualité. Immense succès public, il est aussi interdit ou censuré dans plusieurs pays. L’œuvre marque profondément le cinéma d’auteur des années 1970 et alimente des débats durables sur la liberté artistique, l’éthique du tournage et la relation entre acteurs et réalisateurs.
1970 – Venera 7 largue un module sur la planète Vénus
La sonde soviétique Venera 7 devient la première à se poser en douceur sur une autre planète. Malgré des conditions extrêmes, le module transmet des données pendant une vingtaine de minutes depuis la surface vénusienne. Cette prouesse technique fournit des informations cruciales sur l’atmosphère et la température de Vénus, confirmant son environnement hostile et marquant une étape majeure de l’exploration spatiale.
1965 – Premier rendez-vous spatial réussi de l’histoire (Gemini 6 et 7)
Les missions américaines Gemini 6 et Gemini 7 réalisent le premier rendez-vous orbital entre deux vaisseaux habités. Les capsules se rapprochent à quelques dizaines de centimètres, démontrant la capacité de navigation précise dans l’espace. Cette réussite est essentielle pour préparer les futures missions Apollo, notamment les manœuvres de rendez-vous et d’amarrage indispensables aux vols lunaires.
1948 – Démarrage de Zoé, première pile atomique française
Le réacteur expérimental Zoé est mis en service au fort de Châtillon. Conçu pour la recherche scientifique, il permet à la France d’entrer dans l’ère nucléaire. Zoé sert à la production de radioéléments, à l’étude des réactions en chaîne et à la formation des ingénieurs. Il constitue le point de départ du programme nucléaire français civil et militaire.
1796 – Lancement de l’expédition d’Irlande
Le Directoire français envoie une importante flotte pour soutenir les républicains irlandais contre la domination britannique. Mal préparée et confrontée à de violentes tempêtes, l’expédition est dispersée avant de pouvoir débarquer efficacement. Cet échec stratégique illustre les limites logistiques de la France révolutionnaire et met fin, pour un temps, aux ambitions d’intervention directe en Irlande.
Les naissances et décès notables
1980 – Naissance de Élodie Gossuin, miss France et miss Europe 2001, mannequin et animatrice française
1859 – Naissance de Louis-Lazare Zamenhof, médecin ophtalmologue, connu pour avoir élaboré l’espéranto
1832 – Naissance de Gustave Eiffel, ingénieur et industriel français
2023 – Décès de Guy Marchand, acteur et chanteur français
1966 – Décès de Walter Elias « Walt » Disney, producteur et créateur de dessins animés américain
1944 – Décès de Glenn Miller, musicien américain
1890 – Décès de Sitting Bull (Tȟatȟaŋka Iyotȟaŋka dit Taureau siégeant), chef sioux
1675 – Décès de Johannes Vermeer, peintre néerlandais
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Je démissionne !
😀 Aujourd'hui, je quitte mon emploi ! Je vais parcourir le monde jusqu'à ce que je n'ai plus d'argent...
😏 Je pense être de retour à la maison ce soir vers 22h.
Schizophrène, ça se soigne
😏 Avant j'étais schizophrène.
😲 Et alors ? Tu as consulté un psy ?
😏 Oui et maintenant je peux dire que nous allons beaucoup mieux.
Une New Atlantis éphémère
Leicester Hemingway, frère cadet d'Ernest Hemingway, fonde le 4 juillet 1964 New Atlantis, une micronation éphémère. Elle consiste en un radeau de bambou ancré sur un banc de sable dans les eaux internationales des Caraïbes, à 10-15 km au large de la Jamaïque.
Leicester, aventurier et journaliste, s'inspire du Guano Islands Act américain de 1856 pour revendiquer la souveraineté, arguant que des fientes d'oiseaux sur le radeau en font un territoire exploitable. Il installe une barge d'environ 22 m², divise le radeau en deux moitiés symboliques (une américaine, l'autre New Atlantis), et rédige une constitution inspirée de celle des États-Unis sur sa machine à écrire.
L'initiative vise à promouvoir la recherche marine, protéger la pêche locale et créer un aquarium. Leicester se proclame président, émet une monnaie, des timbres-poste et un drapeau (triangle jaune inversé sur fond bleu). Parmi les six "citoyens" figurent sa famille, un agent de la CIA et une assistante liée à la mafia.
Malgré des recrutements de personnalités (comme Lady Pamela Bird), aucune reconnaissance internationale n'intervient. Des tempêtes tropicales détruisent plusieurs versions du radeau, et le projet s'arrête définitivement en 1966.
Savais-tu ?
Une Angleterre parlant français
On entend souvent dire que, pendant plus de 300 ans, le français a été la langue officielle en Angleterre. L’affirmation peut surprendre, mais elle repose sur une réalité historique bien documentée : après la conquête normande de 1066, la noblesse, la cour et les institutions anglaises se mettent à fonctionner en français, au point que cette langue devient celle du pouvoir, de la justice et de l’administration. Tout commence quand Guillaume, duc de Normandie, revendique le trône d’Angleterre à la mort d’Édouard le Confesseur. Il franchit la Manche avec une armée normande, remporte la bataille décisive d’Hastings le 14 octobre 1066, puis est couronné roi d’Angleterre à Westminster le jour de Noël de la même année. La conquête ne se limite pas à un simple changement de roi : elle entraîne le remplacement progressif d’une partie des élites anglo-saxonnes par des Normands et transforme durablement la société anglaise.
😳 Mais alors, qu'est-ce qui a déconné ensuite ?
Astuce
Distraire le cerveau en pensant au sexe
Penser à quelque chose de totalement différent, comme des pensées intimes ou carrément sexuelles, peut parfois aider à détourner l’attention du besoin pressant d’uriner lorsqu’aucune solution immédiate n’est pas disponible ; selon le Dr Larry Lipshultz, ce type de distraction mentale agit en mobilisant le cerveau sur un autre registre, ce qui peut temporairement atténuer la sensation d’urgence et permettre de gagner quelques précieuses minutes avec plus de confort et de contrôle. A l'inverse, il semblerait qu'il soit contreproductif de penser à uriner pendant l'amour.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
