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« Apopathodiaphulatophobie »

Voilà un mot qui semble avoir été conçu pour impressionner dans une conversation : apopathodiaphulatophobie. Derrière ses vingt-quatre lettres se cache pourtant une inquiétude très concrète : la peur excessive d’être constipé.

Cette phobie, parfois appelée coprastasophobie, ne se résume pas à une simple gêne intestinale. La personne qui en souffre peut surveiller constamment son transit, modifier son alimentation de façon excessive ou recourir trop souvent aux laxatifs. À force de vouloir prévenir le moindre ralentissement, elle risque même de perturber davantage son équilibre digestif.

Le terme semble formé à partir de plusieurs racines grecques, notamment la peur (« phóbos »), que l’on retrouve dans de nombreux mots comme claustrophobie ou arachnophobie. Les autres éléments sont généralement rapprochés de notions telles que la séparation (« apó »), la souffrance (« páthos »), à travers (« diá »), garder (« phylássō »).

Il convient toutefois de rester prudent : cette longue construction n’est pas un mot grec ancien attesté tel quel. Il s’agit plutôt d’un composé médical moderne, ou pseudo-médical, élaboré pour nommer cette crainte particulière.