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4 SEPTEMBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Rosalie

Jour du Nerprun le 18 fructidor

Aux États-Unis, Newspaper Carrier Day ou Journée des vendeurs de journaux à la criée

Les évènements notables

1972 – Fin du “Erie Canal Soda Pop Festival” à Bull Island qui se transforme en catastrophe

Le 4 septembre 1972 se termine le Erie Canal Soda Pop Festival à Bull Island, Indiana. Prévu comme un grand rassemblement hippie, le festival attire près de 200 000 personnes au lieu des 50 000 attendues. Mauvaise organisation, manque de nourriture, violences et pillages transforment l’événement en chaos. Resté tristement célèbre, il illustre les dérives de certains grands festivals post-Woodstock.

1954 – Décès de Maurice Tillet, catcheur professionnel

Le 4 septembre 1954 meurt Maurice Tillet, catcheur français surnommé “l’Ange français”. Atteint d’acromégalie, qui déformait ses traits et sa stature, il devint une star du catch aux États-Unis dans les années 1940. Sa personnalité charismatique et son physique hors du commun inspireront plus tard certains personnages de fiction. Il reste une figure marquante de l’histoire du catch mondial… lire l’article

1949 – 1er vol du Bristol Brabazon, long-courrier à hélices conçu pour des vols entre le Royaume-Uni et les États-Unis

Le 4 septembre 1949 a lieu le vol inaugural du Bristol Brabazon, gigantesque avion de ligne britannique à hélices, conçu pour relier l’Europe et les États-Unis. Capable d’accueillir une centaine de passagers dans un luxe inédit, il s’avère trop coûteux et peu adapté au marché émergent de l’aviation commerciale. Abandonné en 1953, il symbolise l’échec des grands projets aéronautiques d’après-guerre.

1886 – Reddition de Geronimo en Amérique du Nord

Le 4 septembre 1886, le chef apache Geronimo se rend aux forces américaines en Arizona après des années de résistance. Sa capture marque la fin des guerres indiennes dans le Sud-Ouest des États-Unis. Figure légendaire, Geronimo incarne la lutte des peuples autochtones pour leur liberté face à l’expansion coloniale américaine. Sa reddition met un terme à une ère de révoltes amérindiennes.

1870 – Proclamation de la IIIe République en France

Le 4 septembre 1870, au lendemain de la défaite de Sedan et de la capture de Napoléon III, une foule parisienne envahit l’Hôtel de Ville. Léon Gambetta et Jules Favre proclament la République. Cette Troisième République durera jusqu’en 1940, marquée par l’ancrage progressif de la démocratie parlementaire en France, malgré les crises politiques, les conflits sociaux et la défaite de 1940… lire l’article

1781 – Fondation de la ville de Los Angeles

Le 4 septembre 1781, 44 colons espagnols, accompagnés de soldats et de missionnaires, fondent El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de los Ángeles en Californie. Ce village, établi près d’une mission franciscaine, grandira pour devenir Los Angeles, aujourd’hui deuxième plus grande ville des États-Unis. Sa fondation illustre l’expansion coloniale espagnole sur la côte pacifique nord-américaine.

1346 – Début du Siège de Calais

Le 4 septembre 1346 débute le siège de Calais par les troupes anglaises d’Édouard III, peu après la victoire de Crécy pendant la guerre de Cent Ans. Le siège dure près d’un an, épuisant la population civile. En août 1347, la ville se rend, et Calais restera anglaise pendant plus de deux siècles. Ce siège est resté célèbre, notamment par l’épisode des “bourgeois de Calais”, relaté par Froissart.

476 – Déposition du dernier empereur d’Occident, Romulus Augustule, par le Germain Odoacre

Le 4 septembre 476, le chef germain Odoacre dépose Romulus Augustule, dernier empereur romain d’Occident. Cet événement symbolise la fin de l’Empire romain d’Occident et marque traditionnellement le début du Moyen Âge en Europe. Odoacre prend le titre de roi d’Italie, tandis que l’autorité impériale se concentre désormais à Constantinople, dans l’Empire romain d’Orient.

Les naissances et décès notables

1986 – Naissance de Charlotte Le Bon, animatrice de télévision et comédienne québécoise
1982 – Naissance de Lou Doillon, actrice, chanteuse et mannequin française
1981 – Naissance de Beyoncé Knowles, chanteuse américaine
1961 – Naissance de Cédric Klapisch, réalisateur, acteur, producteur et scénariste français
1949 – Naissance de Yann Queffélec, écrivain breton

2025 – Décès de Giorgio Armani, styliste italien
2020 – Décès de Annie Cordy, chanteuse, meneuse de revue et actrice belgo-française
2015 – Décès de Sylvie Joly, actrice et humoriste française
1989 – Décès de Georges Simenon, écrivain belge de langue française
1954 – Décès de Maurice Tillet, catcheur professionnel



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Plein de projets

😉 J'ai des projets plein la tête mais je n'en fais jamais rien... c'est con, je devrais faire de la politique.

 

Les motos anglaises

🤔 Comment tu reconnais une moto anglaise ?

😀 Bah, le guidon est à droite, évidemment.

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

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Savais-tu ?

L’eau la plus radioactive de France

L’eau de Bussang coule toujours, fraîche et pétillante, dans un petit kiosque libre d'entrée. Aujourd’hui, elle séduit par son goût franc et son histoire. Jadis, on la vante comme « l’eau la plus radioactive de France », une formule tapageuse qui fait sourire mais qui dit beaucoup de l’imaginaire thermal de l’époque.

À la Belle Époque, la radioactivité naturelle des sources froides fascine. Les analyses de 1908–1909 placent Bussang parmi les eaux minérales les plus actives, et les étiquettes publicitaires s’en emparent. On boit cette eau ferrugineuse, gazeuse, légèrement arsenicale, pour ses vertus toniques, et l’on répète, entre deux gorgées, qu’elle vient du sous-sol le plus « vivant » de France.

La réalité est que l’eau de Bussang est bien une eau minérale naturellement radioactive, mais à des niveaux très faibles et non dangereux pour la santé dans les conditions normales de consommation. En 1908–1909, les chimistes Laborde et Moureux mesurent la radioactivité de plusieurs sources de Bussang (Grande Salmade, Petite Salmade, Demoiselles) et concluent qu’il s’agit d’eaux minérales froides radioactives, un cas rare à l’époque.

Aujourd’hui, la Source Marie garde son charme discret. Les curieux s’arrêtent, remplissent une gourde, goûtent cette eau qui sent le fer et le granit. La légende radioactive s’estompe, mais le récit reste.

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Astuce

Recette anti-puce pour Médor

Si Médor ou Kiki n'ont pas la chance, comme beaucoup de leur congénères aujourd'hui, de dormir dans un panier bien au chaud à l'intérieur de la maison mais plutôt dans une niche à l'extérieur, ils ont plus de chances de rejoindre le club des sacs à puces. Pour leur éviter ce désagrément, il semblerait que quelques feuilles de noyer dans leur paillasse éloigneraient miraculeusement les indésirables... enfin selon les dires de ma grand-mère, bien évidemment.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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