Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Reine
Jour du rosier le 21 fructidor
Journée mondiale de sensibilisation à la dystrophie musculaire de Duchenne et de Becker
Journée internationale de sensibilisation aux vautours
Les évènements notables
2001 – Opération Lindbergh : opération de téléchirurgie réalisée de New York sur une patiente à Strasbourg
Le 7 septembre 2001, une équipe de chirurgiens français réalise depuis New York une ablation de la vésicule biliaire sur une patiente à Strasbourg grâce à un robot chirurgical et une connexion haut débit. Cette prouesse, baptisée opération Lindbergh en hommage à la traversée de l’Atlantique, constitue une première mondiale et ouvre la voie au développement de la chirurgie à distance.
1995 – Décès de John Calhoun, éthologue connu pour l’expérience “Univers 25”
Le 7 septembre 1995 meurt John B. Calhoun, éthologue américain célèbre pour son expérience “Univers 25”. Dans cet élevage de souris en surpopulation, il observa des comportements sociaux pathologiques, qu’il interpréta comme une métaphore des sociétés humaines urbaines. Ses travaux ont nourri de nombreux débats sur la densité de population, l’urbanisation et leurs effets psychologiques… lire l’article
1943 – Accélération des pendaisons à la prison de Plötzensee
À partir du 7 septembre 1943, après la chute de Mussolini et l’armistice italien, le régime nazi intensifie les exécutions à la prison de Plötzensee, à Berlin. En quelques jours, plus de 250 opposants au régime, résistants et condamnés politiques y sont pendus. Ce lieu devient l’un des symboles de la terreur judiciaire nazie, où près de 3 000 personnes perdront la vie durant la Seconde Guerre mondiale… lire l’article
1940 – Début du Blitz (campagne de bombardements stratégiques du Royaume-Uni par l’Allemagne)
Le 7 septembre 1940, la Luftwaffe lance la première grande vague de bombardements massifs sur Londres, marquant le début du Blitz. Pendant huit mois, la capitale britannique et d’autres villes subissent des attaques aériennes meurtrières, causant des dizaines de milliers de morts. La résistance de la population et de Churchill deviendra un symbole de la résilience britannique face au nazisme.
1923 – Création d’Interpol
Le 7 septembre 1923, à Vienne, est fondée la Commission internationale de police criminelle, future Interpol. Son but est de faciliter la coopération policière transnationale face à la criminalité organisée. Rebaptisée Interpol en 1956, l’organisation regroupe aujourd’hui près de 200 pays membres. Son siège est établi à Lyon depuis 1989, en faisant un acteur clé de la lutte mondiale contre le crime.
1901 – Protocole de paix Boxer (fin de la révolte des Boxers)
Le 7 septembre 1901 est signé le protocole Boxer à Pékin. Il met fin à la révolte des Boxers, mouvement nationaliste chinois qui s’était soulevé contre l’influence étrangère et chrétienne. Le traité impose à la Chine de lourdes indemnités, la présence militaire étrangère et des sanctions sévères. Cet accord accentue la dépendance de l’Empire chinois et nourrit le ressentiment nationaliste.
1341 – Philippe VI soutient Charles de Blois pour la succession du duché de Bretagne
Le 7 septembre 1341, le roi de France Philippe VI reconnaît Charles de Blois comme héritier légitime du duché de Bretagne, écartant les prétentions de Jean de Montfort. Cette décision déclenche la guerre de Succession de Bretagne (1341–1364), conflit féodal lié à la guerre de Cent Ans. Elle oppose les partisans franco-bretons de Charles de Blois aux soutiens anglais de Jean de Montfort.
1303 – Attentat d’Anagni
Le 7 septembre 1303, des agents du roi de France Philippe IV le Bel, menés par Guillaume de Nogaret et Sciarra Colonna, arrêtent le pape Boniface VIII à Anagni. Cet affrontement entre la monarchie française et la papauté, connu comme l’“attentat d’Anagni”, marque l’affaiblissement de l’autorité pontificale. Libéré peu après, le pape meurt dans les semaines suivantes, traumatisé par l’événement.
Les naissances et décès notables
1978 – Naissance de Cartman (Nicolas-Bonaventure Ciattoni), animateur radio français
1977 – Naissance de Maud Fontenoy, navigatrice française
1973 – Naissance de Shannon Elizabeth, actrice américaine (American Pie 1 et 2, Scary Movie, 13 fantômes, Love Actually)
1968 – Naissance de Marcel Desailly, footballeur français (champion du monde 1998)
1949 – Naissance de Gloria Gaynor (Gloria Fowles), chanteuse américaine (I will survive)
1936 – Naissance de Buddy Holly (Charles Hardin Holley), chanteur américain
2022 – Décès de Marsha Hunt, l’une des acteurs doyens du cinéma mondial et américain
1994 – Décès de Terence Young, cinéaste britannique (James Bond 007 contre Dr No, Bons Baisers de Russie, Opération Tonnerre, Seule dans la nuit, Soleil rouge)
1954 – Décès de Harry Conway « Bud » Fisher, auteur de bande dessinée américain ayant créé le premier comic strip quotidien à succès (Mutt and Jeff)
1951 – Décès de María Montez, actrice dominicaine (Ali Baba et les 40 voleurs, Le Signe du cobra, L’Exilé, L’Atlantide)
Un peu de bonne humeur
Les crèmes de jour et de nuit
🤔 A mon avis, cette histoire de crème de jour et de nuit, c'est une vaste fumisterie. 😏 Bah oui, comment une crème fait pour savoir l'heure qu'il est ?
Attentat au Balto
🤨 Hier, on nous apprend qu'une femme est entrée dans le café "Le Balto" à 11h35, donc en pleine heure de pointe, et a crié - je cite - "Mort aux cons" avant de repartir tranquillement à bord d'une Clio blanche vers la rue du Bon Pasteur.
🤨 L'enquête a établi de source sûre que la femme était entièrement nue. Aucun portrait robot n'a pu être établi.
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
Victor Hugo a habité son avenue
L’anecdote semble tout droit sortie d’un roman : Victor Hugo a bien habité bien une avenue à son nom… mais seulement à la fin de sa vie.
En 1878, l’écrivain s’installe au 130, avenue d’Eylau, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. Il y vit jusqu’à sa mort, en 1885. Aujourd’hui, cette adresse correspond au 124, avenue Victor-Hugo.
En février 1881, Paris célèbre les 80 ans du poète. Une foule se rassemble sous ses fenêtres pour lui rendre hommage. Cette même année, l’avenue d’Eylau prend le nom de Victor Hugo : il réside donc, de son vivant, dans une avenue qui porte son nom.
Astuce
Allumer un feu avec un silex
On ne peut pas faire du feu avec juste un silex seul. Frotter deux silex produit des étincelles froides, incapables d'enflammer quoi que ce soit, car le silex, composé de silice, ne réagit pas chimiquement avec l'air. Les préhistoriques utilisaient un silex frappé contre une pyrite ou marcassite (des minéraux sulfure de fer) pour des étincelles plus chaudes.
Pour réussir, un fer à battre (métal ou pyrite) et un amadou sec comme du coton carbonisé sont indispensables afin de capter la braise. Cette méthode primitive, antérieure aux métaux, demandait patience et préparation, marquant un jalon dans la maîtrise du feu par nos ancêtres.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
