Bonne fête aux Amour
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1974 – Début de mandat du président américain Gerald Ford
Le 9 août 1974, Gerald Ford prête serment comme trente-huitième président des États-Unis, succédant à Richard Nixon démissionnaire. Seul président de l’histoire américaine à n’avoir été élu ni président ni vice-président, Ford avait été nommé vice-président en 1973 après la démission de Spiro Agnew. Son acte le plus controversé sera la grâce totale accordée à Nixon un mois plus tard, décision qui lui coûtera probablement sa réélection en 1976.
1974 – Richard Nixon démissionne de la présidence des États-Unis à la suite du scandale du Watergate
Le 9 août 1974, à midi, la démission de Richard Nixon prend officiellement effet, mettant fin à un mandat présidentiel dans des circonstances uniques dans l’histoire américaine. Après avoir annoncé sa décision la veille à la télévision, Nixon quitte la Maison-Blanche en hélicoptère sous les yeux des caméras du monde entier. Le scandale du Watergate, révélant écoutes illégales et obstruction à la justice, avait rendu sa destitution inévitable.
1965 – Singapour déclare son indépendance
Le 9 août 1965, Singapour est expulsé de la fédération de Malaisie et proclame son indépendance, événement vécu comme un traumatisme par le Premier ministre Lee Kuan Yew qui fond en larmes lors de l’annonce officielle. Cette micro-cité-État sans ressources naturelles ni hinterland devient néanmoins en quelques décennies l’une des économies les plus prospères et compétitives d’Asie, grâce à une politique résolue d’ouverture commerciale et d’excellence éducative.
1945 – Bombardement atomique de Nagasaki au Japon par les États-Unis
Le 9 août 1945 à 11h02, le bombardier américain Bockscar largue la bombe atomique Fat Man sur la ville industrielle japonaise de Nagasaki. L’explosion tue instantanément quarante mille personnes, un bilan qui s’élèvera à quatre-vingt mille victimes en comptant les décès ultérieurs dus aux radiations. Trois jours après Hiroshima, ce second bombardement atomique, combiné à l’entrée en guerre soviétique, conduit à la capitulation japonaise annoncée le 15 août.
1936 – En France, la scolarité obligatoire est étendue de 13 à 14 ans
Le 9 août 1936, le gouvernement du Front populaire promulgue la loi relevant l’âge de la scolarité obligatoire de treize à quatorze ans en France. Cette réforme, portée par le ministre de l’Éducation nationale Jean Zay, s’inscrit dans un programme ambitieux de démocratisation de l’enseignement. Elle constitue une avancée sociale significative, prolongeant d’un an l’instruction des enfants des milieux populaires qui entraient jusque-là très tôt dans la vie active.
1930 – 1ère apparition de Betty Boop
Le 9 août 1930, le personnage de Betty Boop apparaît pour la première fois dans le dessin animé Dizzy Dishes des studios Fleischer, distribué par Paramount. Initialement présentée comme un personnage canin, elle prend rapidement une forme humaine pour devenir l’icône féminine animée la plus célèbre des années 1930. Sa voix haut perchée, sa robe courte et son côté séducteur lui valent censures et succès mondial simultanément.
1830 – Louis-Philippe Ier devient roi des Français après la révolution de Juillet
Le 9 août 1830, Louis-Philippe d’Orléans prête serment devant les Chambres et devient roi des Français, titre significativement différent de celui de roi de France porté par ses prédécesseurs. Issu des Trois Glorieuses qui ont renversé Charles X, ce régime de la Monarchie de Juillet se veut une monarchie constitutionnelle bourgeoise et libérale. Louis-Philippe régnera dix-huit ans avant d’être renversé à son tour par la révolution de février 1848.
1564 – L’édit de Roussillon fait commencer l’année le 1er janvier dans tout le royaume de France
Le 9 août 1564, le roi Charles IX signe l’édit de Roussillon, qui fixe officiellement le début de l’année civile au 1er janvier dans tout le royaume de France, en lieu et place de Pâques ou du 25 mars selon les régions. Cette réforme, visant à uniformiser le calendrier administratif et à faciliter la gestion des actes officiels, met fin à une confusion chronologique source d’innombrables erreurs dans les documents juridiques et commerciaux.
Les naissances et décès notables
1976 – Naissance de Audrey Tautou, actrice française
1968 – Naissance de Gillian Anderson, actrice américaine (X Files)
1963 – Naissance de Whitney Houston, chanteuse américaine
1957 – Naissance de Melanie Griffith, actrice américaine
1950 – Naissance de Anémone (Anne Bourguignon), comédienne française
1934 – Naissance de Yves Coppens, paléontologue et paléoanthropologue français
2015 – Décès de Coyote (Philippe Escafre), auteur de bande dessinée français (Little Kévin)
1969 – Décès de Sharon Tate, actrice américaine, épouse de Roman Polanski
1946 – Décès de Léon Gaumont, producteur de cinéma français
1942 – Décès de Edith Stein, religieuse, théologienne, philosophe et sainte catholique allemande
Un peu de bonne humeur
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
Cessons de pleurer les oignons
L'astuce du jour
😪 Comme beaucoup, vous ne pouvez pas vous empêcher de pleurer lorsque vous coupez un oignon...
😏 la solution est simple : éviter de créer un lien affectif avec lui.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
L’Autoped, ancêtre de la trottinette électrique

En 1915, une petite machine fait son apparition dans les rues de New York : l’Autoped. Debout sur une plateforme munie de pneus de 10 pouces, le conducteur file au milieu du trafic, les mains sur un guidon qui sert à la fois de volant, d’accélérateur et de frein.
L’engin se plie pour se ranger, s’équipe d’un phare, d’un feu arrière et même d’un klaxon. Son moteur à quatre temps, refroidi par air, trône sur la roue avant et transforme ce qui ressemble à une trottinette en véritable scooter rudimentaire.
Les postiers américains l’adoptent pour livrer les colis urgents, les policiers s’en emparent pour patrouiller, et jusqu’à une lady londonienne qui l’utilise chaque jour pour se rendre au travail. « Anybody who can ride a bicycle can ride a motor scooter », affirme Florence Priscilla Norman en 1916.
Malgré son efficacité, l’Autoped ne séduit pas assez pour durer. La production s’arrête en 1922, mais l’idée, elle, reste : celle d’une mobilité légère, debout, motorisée…
Astuce
Prenez soin de vos yeux
Vos yeux travaillent sans relâche et les écrans les sollicitent encore davantage, ce qui provoque fatigue, picotements, vision floue ou maux de tête. Pour les soulager et préserver une bonne santé visuelle, vous pouvez intégrer quelques gestes simples à votre routine quotidienne, comme vous le faites déjà en marchant un peu ou en réveillant vos muscles endormis lors d’une session de pandiculation bienfaisante. En quelques minutes par jour, ces exercices aident les muscles oculaires à rester souples, améliorent la mise au point et offrent une vraie pause à votre cerveau comme à vos yeux.
- Pratiquez des mouvements de convergence en fixant la pointe d’un crayon que vous rapprochez doucement de votre nez, même lorsqu’elle devient floue ou double. Répétez ce geste 5 à 10 fois.
- Effectuez des rotations oculaires en regardant successivement en haut, en bas, à gauche, à droite, puis en faisant tourner vos yeux dans le sens des aiguilles d’une montre et en sens inverse.
- Exercez votre fixation du regard en vous concentrant sur un objet lointain, par exemple une flamme de bougie, pendant une trentaine de secondes.
- Frottez vos mains pour les réchauffer et posez vos paumes sur vos pommettes pour couvrir vos yeux, puis respirez profondément pendant quelques minutes.
- Appliquez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, vous quittez votre écran des yeux pour regarder pendant 20 secondes un point situé à 20 pieds (environ 6 mètres), afin de laisser votre regard « respirer ».
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
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