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10 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Inès

Les évènements notables

1977 – Dernière exécution en France avec une guillotine
Le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi, condamné pour meurtre, est exécuté à la prison des Baumettes à Marseille. C’est la dernière utilisation de la guillotine en France et en Europe occidentale. La peine de mort sera officiellement abolie en France en 1981 sous la présidence de François Mitterrand, marquant une étape majeure dans l’évolution du droit et des valeurs humanistes.

1960 – Victoire d’Abebe Bikila, pieds nus, au marathon de Rome
Le 10 septembre 1960, l’Éthiopien Abebe Bikila remporte le marathon des Jeux olympiques de Rome en courant pieds nus. Il devient le premier champion olympique africain en athlétisme, avec un temps record de 2 h 15 min 16 s. Son exploit symbolise l’émergence de l’Afrique sur la scène sportive mondiale et inspire de nombreuses générations de coureurs de fond.

1945 – Mike le poulet, un miraculé sans tête
Le 10 septembre 1945, dans le Colorado, un fermier coupe la tête d’un poulet qui, étonnamment, survit. Surnommé Mike the Headless Chicken, l’animal vit encore 18 mois grâce à une alimentation directe dans l’œsophage. Devenu une curiosité médiatique, il attire les foules dans des tournées aux États-Unis. Son cas demeure une singularité biologique liée à la conservation d’une partie du tronc cérébral.

1915 – 1ère parution du Canard Enchaîné
Le 10 septembre 1915 paraît le premier numéro du Canard Enchaîné. Né en pleine Première Guerre mondiale, ce journal satirique français se distingue par son humour corrosif, ses caricatures et ses enquêtes indépendantes. Il s’impose au fil des décennies comme un acteur majeur de la presse d’investigation, révélant scandales politiques et affaires financières tout en conservant son ton satirique.

1907 – Perte du Gymnote, 1er sous-marin torpilleur électrique français
Le 10 septembre 1907, le Gymnote, premier sous-marin torpilleur à moteur électrique opérationnel de la Marine française, coule lors d’essais à Toulon. Mis en service en 1888, il représentait une innovation technologique dans le domaine naval. L’épave est renflouée quelques jours plus tard, mais l’accident rappelle les dangers des débuts de la navigation sous-marine.

1889 – Albert Ier devient prince de Monaco
Le 10 septembre 1889, Albert Ier succède à son cousin Charles III comme prince de Monaco. Passionné d’océanographie, il fonde l’Institut océanographique de Monaco et mène de nombreuses campagnes scientifiques à bord de ses navires. Son règne est marqué par la modernisation de la principauté et son engagement dans la recherche, ce qui lui vaut le surnom de “prince savant”.

1855 – Le HMS Resolute abandonné est retrouvé à la dérive
Le 10 septembre 1855, le baleinier américain George Henry découvre à la dérive dans l’Arctique le HMS Resolute, navire britannique abandonné lors d’une expédition à la recherche de Franklin. Restitué au Royaume-Uni en 1856, son bois sera plus tard utilisé pour fabriquer le “Resolute desk”, offert à la Maison-Blanche. Ce bureau est encore utilisé par les présidents américains.

1419 – Assassinat de Jean sans Peur
Le 10 septembre 1419, Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est assassiné sur le pont de Montereau lors d’un entretien avec le dauphin Charles, futur Charles VII. Sa mort, fruit de rivalités dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, bouleverse l’équilibre politique du royaume de France en pleine guerre de Cent Ans et renforce l’alliance entre la Bourgogne et l’Angleterre.

1355 – Le Traité de Valognes
Le 10 septembre 1355 est conclu le traité de Valognes entre Charles II de Navarre, dit Charles le Mauvais, et Jean II le Bon, roi de France. Cet accord visait à rétablir la paix entre les deux souverains, mais sera de courte durée. Les ambitions territoriales et les trahisons de Charles de Navarre relanceront rapidement les hostilités dans le contexte troublé de la guerre de Cent Ans.



Un peu de bonne humeur

Silence et mariage

Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori. Ils pêchent tranquillement en buvant leur bière…

– Je pense que je vais divorcer d’avec ma femme, elle ne m’a pas parlé depuis plus de 2 mois, dit l’un deux.

Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement

– Réfléchis bien… Des femmes comme ça, c’est dur à trouver…

 

La vue à 50 ans – Jean Gabin

A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !

 

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

Un peu de français

« Tailler une bavette » ?

Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.

« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.

 

« Garrulité » ?

La garrulité, cette envie irrésistible de parler sans s'arrêter, ce bavardage incessant qui envahit les conversations comme un torrent joyeux mais parfois agaçant. La garrulité touche ceux qui ne peuvent s'empêcher de gazouiller des mots, un peu comme des oiseaux en pleine saison des amours, remplissant l'air de leur loquacité débordante.

D'origine latine, avec garrulus signifiant « bavard » et garrire pour « babiller », ce mot entre en français au XVème siècle et évoque d'abord le chant des geais. Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût, s'excuse avec humour : « quand je conte, je tombe un peu dans la garrulité », humanisant ce défaut en une faiblesse charmante du narrateur passionné.

Savais-tu que...

Le fleuve Mississippi

Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.

Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.

Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.

Peuplement du Mississippi au XVI-XVIIème siècle >