Bonne fête aux Benoît
Sommaire
L’éphéméride
Les naissances
Suzanne Vega
Suzanne Vega, née le 11 juillet 1959 à Santa Monica, est une autrice-compositrice-interprète américaine qui s’impose comme une figure majeure de la scène folk contemporaine. Dès les années 1980, elle séduit le public avec ses textes sensibles et engagés, portés par une voix claire et une écriture poétique. Elle se fait connaître grâce à des chansons comme « Luka », qui aborde avec délicatesse et courage le thème de la maltraitance infantile, et « Tom’s Diner », un morceau a cappella devenu culte, notamment après avoir été remixé et transformé en tube international. Suzanne Vega s’affirme comme une artiste innovante, capable de marier des influences folk, pop et électroniques, tout en gardant une grande authenticité. Elle inspire de nombreux artistes, notamment des femmes, par son indépendance et son originalité. De plus, sa voix est utilisée par les ingénieurs du son lors de la création du format MP3, ce qui lui vaut le surnom de « mère du MP3 ». Aujourd’hui encore, elle continue d’écrire, de composer et de se produire sur scène, explorant de nouveaux horizons musicaux tout en restant fidèle à son univers intimiste et engagé.
Giorgio Armani
Giorgio Armani, né le 11 juillet 1934 à Piacenza en Italie, est un styliste et entrepreneur visionnaire qui révolutionne la mode contemporaine par son sens aigu de l’élégance et du minimalisme. Après avoir commencé sa carrière comme étalagiste, il travaille pour la maison Cerruti, où il affine son style avant de fonder sa propre marque, Giorgio Armani S.p.A., en 1975. Il impose rapidement une nouvelle esthétique, faite de lignes épurées, de coupes fluides et de couleurs sobres, qui séduit aussi bien les hommes que les femmes. Armani redéfinit le costume, le rendant plus souple et confortable, et habille aussi bien les stars d’Hollywood que les hommes d’affaires du monde entier. Son influence s’étend au-delà du vêtement : il développe des lignes de parfums, d’accessoires, de décoration intérieure et même des hôtels de luxe, bâtissant un véritable empire. Considéré comme l’un des créateurs les plus influents de son époque, il incarne le raffinement italien et continue d’innover, tout en restant une référence incontournable de la mode internationale.
1920 – Yul Brynner
Yul Brynner, né le 11 juillet 1920 à Vladivostok, est un acteur russo-américain qui marque durablement l’histoire du cinéma et du théâtre par son charisme magnétique et son apparence inoubliable, notamment sa tête rasée qui devient sa signature. Il connaît la gloire internationale grâce à son interprétation du roi Mongkut dans la comédie musicale The King and I, un rôle qu’il incarne sur scène plus de 4 000 fois, captivant des générations de spectateurs par sa prestance et son intensité. Ce rôle lui vaut également l’Oscar du meilleur acteur pour l’adaptation cinématographique de 1956. Brynner s’illustre aussi dans des films majeurs tels que Les Dix Commandements, où il partage l’affiche avec Charlton Heston, Anastasia aux côtés d’Ingrid Bergman, Les Sept Mercenaires qui devient un classique du western, ou encore Westworld, précurseur de la science-fiction au cinéma. Par son talent, son allure et sa voix grave, il influence durablement l’image du héros hollywoodien et reste une figure emblématique du spectacle vivant et du septième art.
Yul Brynner décède le 10 octobre 1985 à New York, des suites d’un cancer du poumon. Après sa disparition, il choisit comme dernière demeure la France, pays qu’il affectionne particulièrement. Il repose au cimetière de l’abbaye royale de Saint-Michel de Bois-Aubry, près de Luzé, en Touraine, une région paisible qui symbolise pour lui le repos et la sérénité.
les décès
472 – Anthémius
Un peu de bonne humeur
Conseil de poivrot
Deux fidèles des bistrots échangent des recettes pour rentrer chez eux dans les meilleures conditions.
– Tu vois, dit le premier, c’est toujours en se déshabillant qu’on réveille sa femme. Alors, un bon conseil : tu te déshabilles en bas de l’escalier.
– Complètement ?
– Bien sûr ! Tu montes les marches tout doucement et tu te glisses entre les draps.
– Génial ! approuve l’autre.
Le lendemain, ils se retrouvent.
– Alors, questionne le premier, tu as suivi mon conseil ?
– Oui.
– Tu n’as pas l’air d’être enchanté par le résultat.
– Eh bien, voilà. Je m’étais enivré encore plus que d’habitude. J’arrive au bas de l’escalier. Je prends mes vêtements sur le bras. Je commence à monter les marches. Et, quand je suis arrivé tout en haut, je me suis trouvé sur le quai de la station Barbès-Rochechouart.
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Bouillon » ?
Le bouillon de nos grands-parents et arrière-grands-parents est ce restaurant parisien animé où l'on sert une cuisine française authentique et généreuse à prix mini. Imaginez-vous attablé à une grande salle bruyante, entouré de familles, d'étudiants et de touristes qui se pressent pour déguster des classiques comme les œufs mimosa, une blanquette de veau ou un bœuf bourguignon.
Dès le milieu du XIXème siècle, les bouchers des Halles de Paris lancent l'idée : un plat unique de viande avec son bouillon chaud, rapide et abordable pour les travailleurs affamés. L'engouement est tel que des centaines de bouillons fleurissent à la Belle Époque, préfigurant la restauration rapide mais avec du vrai goût et des produits frais. Ces cantines géantes, aux tables serrées et au service express, nourrissent toute une ville en mouvement, mêlant toutes les classes sociales dans une joyeuse effervescence.
Aujourd'hui, les bouillons renaissent après un long oubli : grandes salles rétro, carte courte et irrésistible, prix défiant toute concurrence pour une qualité qui surprend. On y va pour l'ambiance de fête gastronomique, où les rires fusent entre deux bouchées, dans un lieu convivial et accessible.
Savais-tu que...
Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.
Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.
Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.
