Bonne fête aux Yvette
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2012 – Naufrage du Costa Concordia
Le 13 janvier 2012, le paquebot de croisière Costa Concordia fait naufrage au large de l’île du Giglio, en Italie, après avoir heurté des rochers. L’accident cause la mort de 32 personnes et révèle de graves manquements aux règles de sécurité et de commandement. Le drame entraîne un durcissement des normes maritimes et un procès très médiatisé contre le capitaine.
1972 – Sortie de Orange mécanique au Royaume-Uni
Le 13 janvier 1972 sort au Royaume-Uni le film Orange mécanique de Stanley Kubrick. Adapté du roman d’Anthony Burgess, le film choque par sa violence stylisée et ses thèmes provocateurs. Œuvre controversée, parfois censurée, il devient néanmoins un classique du cinéma, interrogeant le libre arbitre, la morale et le contrôle social.
1953 – Dénonciation du « complot des blouses blanches »
Le 13 janvier 1953, la presse soviétique révèle un prétendu complot de médecins accusés de vouloir assassiner des dirigeants communistes. Cette affaire, montée de toutes pièces sous Staline, s’inscrit dans un climat de purges et d’antisémitisme d’État. Le « complot » sera abandonné après la mort de Staline, illustrant les dérives du régime totalitaire.
1898 – Publication de J’accuse…! d’Émile Zola
Le 13 janvier 1898, Émile Zola publie dans L’Aurore sa lettre ouverte J’accuse…!. Il y dénonce l’injustice et l’antisémitisme ayant conduit à la condamnation d’Alfred Dreyfus. Ce texte provoque un immense retentissement politique et judiciaire, divisant la France et faisant de l’affaire Dreyfus un combat majeur pour la vérité et les droits de l’homme.
1842 – Victoire afghane à la bataille de Gandamak
Le 13 janvier 1842, lors de la première guerre anglo-afghane, les forces de l’Émirat d’Afghanistan infligent une défaite décisive aux troupes britanniques à Gandamak. Cet affrontement marque l’anéantissement de la colonne en retraite depuis Kaboul. La bataille devient le symbole d’un désastre colonial majeur pour l’Empire britannique en Asie centrale.
1797 – Naufrage du Droits de l’Homme
Le 13 janvier 1797 débute l’engagement naval au cours duquel le vaisseau français Le Droits de l’Homme fait naufrage au large de la Bretagne, lors du retour de l’expédition d’Irlande. Pris dans une tempête et affrontant la Royal Navy, le navire s’échoue, causant de lourdes pertes humaines. L’événement souligne les difficultés de la marine française révolutionnaire.
1547 – Condamnation à mort d’Henry Howard
Le 13 janvier 1547, Henry Howard, comte de Surrey, poète et chevalier de la Jarretière, est condamné à mort pour haute trahison sous le règne d’Henri VIII. Figure majeure de la poésie anglaise de la Renaissance, il est victime des intrigues politiques de la cour. Son exécution marque un épisode tragique du règne autoritaire du roi.
1129 – Création de l’Ordre du Temple
Le 13 janvier 1129, le concile de Troyes reconnaît officiellement l’Ordre du Temple. Fondé pour protéger les pèlerins en Terre sainte, l’ordre des Templiers devient rapidement une puissante organisation militaire et financière. Sa création marque une étape majeure des croisades et de l’histoire religieuse et politique du Moyen Âge.
Les naissances et décès notables
1990 – Naissance de Liam Hemsworth, acteur australien
1977 – Naissance de Orlando Bloom, acteur britannique
1938 – Naissance de Cabu (Jean Cabut), dessinateur français
2022 – Décès de Jean-Jacques Beineix, réalisateur, écrivain, dialoguiste, scénariste, producteur de cinéma
2009 – Décès de Patrick McGoohan, acteur, réalisateur irlando-américain connu pour la série Le Prisonnier
2002 – Décès de Charity Adams Earley, militaire et officière américaine de l’armée des États-Unis
1996 – Décès de Denise Grey, comédienne française
1982 – Décès de Marcel Camus, réalisateur français
1929 – Décès de Wyatt Earp, marshal américain
Le site du jour
Un instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Un peu de bonne humeur
Le paysan et la vieille dame
Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.
Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?
Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».
La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.
En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».
La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »
Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »
La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.


