Je soutiens le projet

11 JUILLET

Bonne fête aux Benoît

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1995 – Massacre de Srebrenica

Le 11 juillet 1995, les forces serbes de Bosnie du général Ratko Mladić s’emparent de l’enclave musulmane de Srebrenica, pourtant déclarée zone protégée par l’ONU. En quelques jours, plus de huit mille hommes et garçons bosniaques sont exécutés et enterrés dans des fosses communes. Ce génocide, le plus meurtrier commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, marquera durablement l’histoire des Balkans.

1987 – La terre franchi les 5 milliards d’habitants

Le 11 juillet 1987, l’ONU déclare symboliquement que la population mondiale atteint cinq milliards d’habitants, désignant un nourrisson yougoslave comme le cinq milliardième être humain. Cette date est depuis célébrée comme la Journée mondiale de la population. L’humanité avait mis treize ans à passer de quatre à cinq milliards, illustrant l’accélération spectaculaire de la croissance démographique mondiale.

1975 – Légalisation du divorce par consentement mutuel en France

Le 11 juillet 1975, la loi réformant le divorce est adoptée en France sous l’impulsion du garde des Sceaux Jean Lecanuet. Elle introduit notamment le divorce par consentement mutuel, mettant fin à l’exigence d’une faute pour dissoudre un mariage. Cette réforme majeure du droit de la famille modernise profondément la société française et facilite des séparations jusqu’alors longues et conflictuelles.

1962 – 1ère émission de télévision en Mondovision

Le 11 juillet 1962, le satellite Telstar 1, lancé par les États-Unis, permet la première transmission d’images télévisées en direct entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Des millions de téléspectateurs assistent à cet événement historique marquant l’avènement de la télévision mondiale. Le groupe The Tornados immortalisera l’exploit en intitulant Telstar leur célèbre instrumental, numéro un mondial en 1962.

1950 – Konrad Zuse, ingénieur allemand, livre le Z4, 1er ordinateur commercialisé

Le 11 juillet 1950, l’ingénieur allemand Konrad Zuse livre à l’École polytechnique fédérale de Zurich son ordinateur Z4, considéré comme le premier ordinateur commercialisé de l’histoire. Conçu pendant la Seconde Guerre mondiale, le Z4 fonctionnait en arithmétique binaire et virgule flottante. Zuse est aujourd’hui reconnu comme l’un des pionniers majeurs de l’informatique mondiale.

1947 – L’exodus appareille du port de Sète en direction de la Palestine avec 4 400 juifs à bord

Le 11 juillet 1947, le navire Exodus quitte le port de Sète avec à son bord 4 400 survivants juifs de la Shoah cherchant à rejoindre la Palestine mandataire. Intercepté par la marine britannique au large des côtes palestiniennes, le bateau est refoulé et ses passagers renvoyés en Europe. Cet épisode tragique suscite une vive émotion internationale et accélère la création de l’État d’Israël en 1948.

1892 – Ravachol, le « Rocambole de l’anarchisme », meurt guillotiné

Le 11 juillet 1892, François Claudius Koenigstein, dit Ravachol, est guillotiné à Montbrison après avoir été condamné pour plusieurs meurtres et attentats à la bombe anarchistes à Paris. Figure sulfureuse et fascinante, cet anarchiste au passé criminel chargé est devenu malgré lui un symbole du mouvement anarchiste de la fin du XIXe siècle, inspirant crainte et fascination à ses contemporains.

1174 – Baudouin IV le Lépreux devient roi de Jérusalem

Le 11 juillet 1174, Baudouin IV, atteint de lèpre depuis l’enfance, monte sur le trône du royaume de Jérusalem à l’âge de treize ans. Malgré sa maladie qui le ronge progressivement, il se révèle un souverain courageux et habile, remportant notamment la bataille de Montgisard contre Saladin en 1177. Son règne tragique et héroïque a inspiré de nombreuses œuvres dont le film Kingdom of Heaven.

472 – L’empereur romain d’Occident Anthémius est capturé et mis à mort

Le 11 juillet 472, l’empereur romain d’Occident Anthémius est capturé à Rome et exécuté sur ordre de Ricimer, le puissant général barbare qui contrôlait réellement l’Empire. Cette mise à mort illustre l’extrême fragilité du pouvoir impérial romain en Occident à son déclin, où les empereurs n’étaient souvent que des pantins aux mains de chefs militaires barbares ambitieux.

Les naissances et décès notables

1990 – Naissance de Caroline Wozniacki, joueuse de tennis danoise
1959 – Naissance de Suzanne Vega, chanteuse américaine
1955 – Naissance de Titouan Lamazou, navigateur et dessinateur béarnais et français vainqueur du premier Vendée-Globe
1951 – Naissance de Évelyne Leclercq, speakerine, animatrice de télévision et actrice française
1931 – Naissance de Giorgio Armani, couturier italien
1920 – Naissance de Yul Brynner, acteur américain

2019 – Décès de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif chronique il est au cœur d’un débat sur l’acharnement thérapeutique, le droit des personnes en situation de handicap et l’euthanasie
1937 – Décès de George Gershwin, compositeur américain
1920 – Décès de Eugénie de Montijo (María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick), veuve de l’empereur Napoléon III
1892 – Décès de Ravachol, le « Rocambole de l’anarchisme », meurt guillotiné




Un peu de bonne humeur

Marcel et le pantalon à la maison

Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.

Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :

« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !

Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.

Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »

Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »

 

A l’arrière d’une voiture avec une blonde

Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…

Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :

- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?

La blonde lui répond :

- Parce que je préfère rester avec toi !!!

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec confiance.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme avec, en prime, la réponse immédiate d'une nature revancharde.

Reportage de Paul Linnman

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Ostraciser » : quand le groupe exclut

Ostraciser, c’est mettre quelqu’un à l’écart, le priver de la vie collective.

Le mot vient du grec ancien ostrakon, qui signifie « coquille d'huître » - d'où l'ostréiculture - ou « tesson de poterie ». Dans l’Athènes antique, les citoyens inscrivaient sur ces tessons le nom de la personne qu’ils voulaient bannir temporairement de la cité. De cette pratique de vote populaire est né le verbe ostraciser, passé en français au XVIIIᵉ siècle.

Institué par Clisthène vers la fin du VIᵉ siècle av. J.-C., l’ostracisme était une mesure de défense de la démocratie athénienne contre les risques de tyrannie. Chaque année, l’assemblée des citoyens (ecclésia) pouvait voter le bannissement pour dix ans d’un citoyen jugé trop influent ou dangereux pour l’équilibre politique.

Aujourd’hui, plus besoin de tessons : l’exclusion se fait par le silence, les regards, les messages ignorés. Dans les réseaux sociaux comme dans la vie réelle, ostraciser revient à effacer une personne du groupe. On ne l’invite plus, on ne lui répond plus, on fait comme si elle n’existait pas.

Lien vers la page

Astuce

Toujours avoir des petits pois au congélateur

En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.

Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

Lien vers la page

Espace lecture

Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.

Lien vers la page