Je soutiens le projet

21 MARS

Bonne fête aux Clémence

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2006 – Lancement de Twitter, réseau social de microblogage

Le 21 mars 2006, Twitter est lancé en tant que réseau social de microblogage. Jack Dorsey publie le premier tweet de l’histoire : « Just setting up my twttr » (« En train de configurer mon Twitter »). Ce moment marque le début d’une plateforme qui révolutionne la communication en permettant aux utilisateurs de partager des messages courts et instantanés. Depuis son lancement, Twitter attire rapidement un large public et devient un outil incontournable pour la diffusion d’informations en temps réel.

1976 – Diffusion de l’épisode pilote de Drôles de Dames

Le 21 mars 1976, l’épisode pilote de Drôles de dames est diffusé pour la première fois. Cette série télévisée américaine, créée par Ivan Goff et Ben Roberts, met en scène trois femmes détectives travaillant pour un mystérieux patron, Charlie Townsend. Elles reçoivent leurs missions par téléphone et sont assistées par John Bosley, leur intermédiaire. La série connaît un grand succès et devient rapidement un phénomène de la pop-culture américaine.

1963 – Fermeture du pénitencier fédéral d’Alcatraz

Le 21 mars 1963, le pénitencier fédéral d’Alcatraz ferme ses portes. Situé sur une île au large de San Francisco, Alcatraz est l’une des prisons les plus célèbres et redoutées des États-Unis. Connu pour sa sécurité maximale, il accueille certains des criminels les plus dangereux du pays. La fermeture d’Alcatraz marque la fin d’une époque où les conditions de détention sont extrêmement rigoureuses et où les tentatives d’évasion sont presque impossibles. Aujourd’hui, Alcatraz est un site touristique populaire, offrant aux visiteurs un aperçu de son histoire fascinante et de ses installations emblématiques.

1349 – Massacre de la majorité des Juifs d’Erfurt

Le 21 mars 1349, un terrible événement se déroule à Erfurt, ville allemande située en Thuringe. La communauté juive d’Erfurt est victime d’un massacre violent dans le contexte de la peste noire qui ravage l’Europe. La population locale, alimentée par des rumeurs accusant les Juifs d’empoisonner les puits et de propager la peste, se soulève contre la communauté juive.

1152 – Annulation du mariage de Louis VII le Jeune et Aliénor d’Aquitaine

Le 21 mars 1152, Louis VII le Jeune annule son mariage avec Aliénor d’Aquitaine après quinze ans d’union, invoquant la consanguinité et sa déception face à l’absence d’héritier mâle. Cette décision entraîne des conséquences politiques majeures, notamment le mariage d’Aliénor avec Henri Plantagenêt peu après.

Les naissances et décès notables

1991 – Naissance de Antoine Griezmann, footballeur international français
1960 – Naissance de Ayrton Senna, pilote automobile brésilien, champion du monde en 1988, 1990 et 1991
1958 – Naissance de Gary Oldman, acteur britannique
1946 – Naissance de Timothy Dalton, acteur britannique (ayant incarné l’agent James Bond 007)

2024 – Décès de Frédéric Mitterrand, écrivain, réalisateur, animateur de télévision et homme politique français




Un peu de bonne humeur

Robinson niçois

Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.

Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant :  » Oh bonne mère enfin une île ! »

Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.

Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.

Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.

Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?

Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !

 

L’humour au travail

🤨 Mon patron m'a reproché de n'avoir aucun humour. Je lui ai répondu que j'étais trop occupé à travailler... on a ri, mais on a ri 🤣🤣🤣 !!!

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Pouacre » ?

Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli.​ Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.

Lien vers la page

Astuce

La haie plessée : une clôture vivante

La haie plessée est une clôture vivante, tressée à partir des branches mêmes de la haie. On entaille chaque brin à sa base, on le plie presque à l’horizontale, puis on l’entrelace autour de piquets ou d’autres branches : l’arbre reste vivant et la barrière se densifie avec le temps.

Ce savoir-faire paysan, appelé plessage, sert traditionnellement à enclore le bétail, protéger les cultures et régénérer la haie. Il fournit aussi du bois de chauffage et donne au bocage son allure si particulière.

Le geste demande de la patience : une serpe bien affûtée, des piquets, quelques liens végétaux, et surtout un œil attentif à la sève. Car tout repose sur un équilibre fragile : le brin se couche, mais conserve une bande vivante qui l’alimente encore.

Aujourd’hui, la haie plessée retrouve de l’intérêt. Elle remplace volontiers le grillage, abrite oiseaux, hérissons et insectes, et transforme une simple limite de terrain en un ouvrage à la fois utile, écologique et beau.

Une clôture, donc — mais une clôture qui fleurit, se régénère et fait partie du paysage.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Quelques instants de vie à travers le temps.

Premier tableau

Une petite famille se promène à vélo lors d'un dimanche ensoleillé qui sent bon l’insouciance. Les parents, émus et fiers, observent leur premier enfant pédaler sans ses petites roues, conquérant du bitume, roi du square. Et soudain…

CHUTE DANS LE PELOTON FAMILIAL !!! OH LÀ LÀ, MON DIEU !

Le père freine dans un dérapage digne du Tour de France, saute de son vélo, accourt et soulève l’enfant avec délicatesse. La mère, déjà à genoux, sort une trousse de secours qui ferait pâlir une ambulance. Elle déballe tout immédiatement : désinfectant, compresses stériles, Mercurochrome, pansement, bande.

Verdict : écorchure de niveau 2. On sécurise le périmètre. On rassure. On souffle. On désinfecte. On panse. On câline.

Le père est prêt à appeler les urgences. Le SAMU n’est jamais très loin dans ces moments-là. Mais contre toute attente… l’enfant survit.

Rideau.

Quelques années plus tard.

Même décor. Même piste cyclable. Même parents. Mais un deuxième enfant est apparu dans le casting...

CHUTE À L’AVANT !

Le père s’approche, jette un œil rapide, analyse la situation.
Diagnostic : égratignure.
La mère intervient. Pas de trousse, pas de protocole.
Un simple bisou magique, homologué depuis des générations. « Voilà, c’est passé. »
L’enfant renifle, hésite… puis repart.

Fin de l’incident. Pas même de quoi interrompre la balade.

Encore quelques années passent.

Même lieu. Même parents. Et — on ne sait pas trop comment — un troisième enfant...

Chute.

Les parents en choeur : « AAAH MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION !? »

Lien vers la page

Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Lien vers la page