Bonne fête aux Barnabé
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Un indien heureux
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
Record de chute libre involontaire
Vesna Vulović détient le record mondial Guinness de la plus haute chute libre sans parachute, soit 10 160 mètres. Le 26 janvier 1972, alors qu'elle travaille comme hôtesse de l'air à bord d'un DC-9 de la compagnie JAT, l'avion explose en vol au-dessus de la Tchécoslovaquie, probablement à cause d'une bombe. Attachée à son siège dans la partie arrière du fuselage, elle chute et reste la seule survivante parmi les 28 personnes à bord.
La structure de l'arrière de l'avion se sépare et agit comme un bouclier lors de la descente, tandis qu'elle heurte une pente enneigée près de Srbská Kamenice qui amortit l'impact. Gravement blessée avec de multiples fractures, elle reste dans le coma pendant un mois et passe près d'un an à l'hôpital pour sa rééducation. Ce miracle physiologique défie les lois de la chute libre, puisque la vitesse terminale atteint environ 200 km/h.
Le Guinness World Records officialise ce record en 1972 et le maintient toujours, soulignant l'exploit unique de Vesna Vulović, née en 1950 et décédée en 2016. Des controverses persistent sur la cause exacte de l'explosion, entre attentat terroriste croate et erreur militaire tchèque à une altitude moindre, mais l'homologation repose sur l'altitude rapportée de 10 160 mètres.
