Bonne fête aux Félix
Les nouveautés du jour
😯 Teddy t’as vu ça :
« Lucien Bersot, un soldat français du 60e régiment d’infanterie, est condamné à mort le 12 février 1915 pour une histoire de pantalon souillé. Né le 7 juin 1881 à Authoison en Haute-Saône, Bersot est un maréchal-ferrant de 33 ans, marié et père d’une petite fille de 5 ans, vivant dans le quartier Battant de Besançon avant sa mobilisation en 1914. »
🐻 Ouf ouf, oui c’est pas ouf. Mais je préfère cette info :
« La journée des Harengs, également connue sous le nom de bataille des Harengs ou bataille de Rouvray, est une défaite française humiliante qui se déroule le 12 février 1429 près de Rouvray-Saint-Denis, à environ 40 km au nord d’Orléans.
Le contexte de cette bataille s’inscrit dans la guerre de Cent Ans. Orléans est assiégée par les forces anglaises depuis octobre 1428,… »
😯 Ah oui ?… ah bah tu m’étonnes, ça parle de harengs !…
🐻 Groumf, j’aime bien ça le hareng.
Les évènements notables
2007 – Début du procès de la catastrophe de l’Erika
Le 12 février 2007 s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Paris le procès du naufrage du pétrolier Erika, qui s’était brisé en deux au large de la Bretagne le 12 décembre 1999, provoquant une marée noire majeure. Le procès vise Total, l’armateur et des organismes de contrôle pour déterminer les responsabilités dans ce désastre écologique qui a souillé des centaines de kilomètres de côtes et profondément marqué le droit maritime et environnemental français.
1993 – Meurtre du petit James Bulger
Le 12 février 1993, en Angleterre, James Bulger, âgé de deux ans, est enlevé puis tué par deux garçons de dix ans à Liverpool. L’affaire choque profondément le Royaume-Uni par la jeunesse des auteurs et la violence du crime. Elle déclenche un débat durable sur la responsabilité pénale des mineurs, la justice juvénile et la protection de l’enfance.
1932 – Arrivée de la Croisière jaune à Pékin
Le 12 février 1932, l’« Expédition Citroën Centre-Asie », dite Croisière jaune, dirigée par André Citroën, arrive à Pékin après un périple motorisé spectaculaire à travers l’Asie centrale. L’expédition combine prouesse technique, exploration scientifique et opération de prestige industriel, renforçant l’image internationale de Citroën tout en produisant d’importantes observations géographiques et ethnographiques.
1915 – Condamnation à mort de Lucien Bersot
Le 12 février 1915, en pleine Première Guerre mondiale, le soldat français Lucien Bersot est condamné à mort par un conseil de guerre pour un manquement disciplinaire mineur, afin de servir d’exemple. Il sera finalement gracié et sa peine commuée, mais son cas deviendra emblématique des excès de la justice militaire et du sort des « fusillés pour l’exemple ».
1912 – Abdication de Puyi et proclamation de la République chinoise
Le 12 février 1912, l’enfant-empereur Puyi abdique, mettant fin à plus de deux millénaires de régime impérial en Chine. Le même jour, Sun Yat-sen, chef révolutionnaire, proclame la République de Chine. Cet événement marque une rupture historique majeure et ouvre une période d’instabilité politique avant l’émergence de nouveaux pouvoirs.
1772 – Découverte des îles Kerguelen
Le 12 février 1772, le navigateur breton Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit et prend possession pour la France d’un archipel subantarctique qu’il nomme alors « France australe ». Ces îles, aujourd’hui appelées Kerguelen, resteront inhabitées mais deviendront un point stratégique pour la recherche scientifique et la présence française dans l’océan Indien austral.
1429 – La « Journée des harengs »
Le 12 février 1429, près de Rouvray-Saint-Denis, les troupes françaises sont battues par une armée anglaise escortant un convoi de ravitaillement, principalement composé de harengs destinés au siège d’Orléans. Cette défaite, surnommée « Journée des harengs », affaiblit temporairement les Français juste avant l’intervention décisive de Jeanne d’Arc.
Les naissances et décès notables
1877 – Naissance de Louis Renault, inventeur français, pilote de course et chef d’entreprise fondateur de l’entreprise Renault
1809 – Naissance de Charles Darwin, biologiste britannique
2000 – Décès de Charles Schulz, auteur américain des Peanuts « Snoopy » ou « Charlie Brown » en BD
1984 – Décès de Anna Anderson, qui prétendait être la grande duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie
1935 – Décès de Auguste Escoffier, chef cuisinier, restaurateur et auteur culinaire français
1920 – Décès de Aurore Gagnon, enfant martyre québécoise
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Marcel et le pantalon à la maison
Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.
Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :
« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !
Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.
Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »
Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »
C’est fort de calva !
Un père rentre du bureau plus tôt que d’habitude et découvre trois verres à Calva sur la table de la cuisine.
Il appelle son petit garçon :
– Dis-moi Mathias, il y a eu de la visite cet après-midi ?
– Oui Papa ! Un monsieur est venu et maman lui a offert à boire un petit calva !
– Mais le troisième verre, alors, il est à qui ?
Mathias devient tout rouge et dans un chuchotement il finit par dire :
– C’est moi qui l’ai bu !
– Mais enfin Mathias, ce n’est pas pour les enfants ! Et tu ne t’es pas senti mal ?
– Non, moi ça ne m’a rien fait, mais maman et le monsieur, ils ont dû aller se coucher !
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
Astuce
Les dangers de l’eau chaude
Selon ma grand-mère, jamais en manque de bons conseils, ne jamais plonger un tissus taché d’œuf dans de l’eau chaude sous peine d’obtenir une belle tache indélébile. Il vaut mieux d’abord laver le tissus à l’eau froide avant de faire une lessive. De manière générale, il est préférable de laver une tache récente à l’eau froide plutôt qu’à l’eau chaude.
😳 Je ne sais vraiment pas pourquoi je tiens cela d'elle ; j'ai toujours été très propre.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
