Bonne fête aux Guy
Un peu de bonne humeur
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
Savais-tu que...
Le fleuve Mississippi
Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.
Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.
Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.
