Bonne fête aux Sylvain
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1979 – Margaret Thatcher devient 1ère ministre en Angleterre
Le 4 mai 1979 marque un tournant majeur dans l’histoire politique britannique avec l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, première femme à occuper le poste de Premier ministre au Royaume-Uni. Leader du Parti conservateur, elle entame ce jour-là un mandat qui transformera profondément le pays, initiant une ère de réformes économiques libérales, surnommée le « thatchérisme », et laissant une empreinte durable sur la politique nationale et internationale.
1972 – Sortie en France du film “L’aventure c’est l’aventure”
Le 4 mai 1972, les salles de cinéma françaises accueillent L’Aventure, c’est l’aventure, un film de Claude Lelouch réunissant une brochette d’acteurs cultes tels que Lino Ventura et Jacques Brel. Cette comédie d’action décalée, à mi-chemin entre satire et road-movie, illustre avec humour et légèreté les dérives du monde moderne à travers les aventures rocambolesques de cinq truands en quête de nouveaux profits.
1961 – Le 1er Freedom ride part de Washington D.C.
Le 4 mai 1961, des militants des droits civiques montent dans des bus en partance de Washington D.C. pour inaugurer le premier « Freedom Ride ». Leur objectif : tester la déségrégation effective dans les transports inter-États du Sud des États-Unis, en défiant les lois ségrégationnistes toujours en vigueur. Ce mouvement pacifique, mais courageux, marquera une étape essentielle de la lutte pour l’égalité raciale en Amérique.
1945 – Un détachement de la 2e db du général Leclerc arrive à Berchtesgaden et investit le Berghof d’Hitler
À la toute fin de la Seconde Guerre mondiale, le 4 mai 1945, un détachement de la 2e division blindée du général Leclerc pénètre dans Berchtesgaden, en Bavière, et investit le Berghof, résidence secondaire d’Adolf Hitler. Cette prise symbolique d’un des bastions du pouvoir nazi par des troupes françaises participe à la chute définitive du régime hitlérien et à la libération de l’Europe.
1926 – Grève générale au Royaume-Uni
Le 4 mai 1926, le Royaume-Uni est paralysé par une grève générale massive lancée par le Trades Union Congress (TUC) en soutien aux mineurs confrontés à des réductions de salaires et à des conditions de travail toujours plus dures. Cette mobilisation nationale, qui durera neuf jours, cristallise les tensions sociales de l’époque et soulève des questions fondamentales sur les droits des travailleurs et l’équilibre entre capital et travail.
1924 – Étienne Œhmichen effectue le 1er km en circuit fermé avec son quadrirotor n°2 (1er hélicoptère)
Le 4 mai 1924, l’ingénieur français Étienne Œhmichen entre dans l’histoire de l’aéronautique en accomplissant le tout premier vol d’un kilomètre en circuit fermé avec un hélicoptère, le quadrirotor n°2. Cette performance inédite pose les bases du développement futur de l’hélicoptère moderne et consacre Œhmichen comme l’un des pionniers majeurs de la conquête de l’air.
1897 – Incendie du Bazar de la Charité à Paris 8ème
Le 4 mai 1897, un terrible incendie ravage le Bazar de la Charité à Paris, provoquant la mort de 121 personnes, principalement des femmes de la haute société. Cette tragédie, survenue lors d’une vente de bienfaisance, choque profondément l’opinion publique et met en lumière les carences en matière de sécurité dans les lieux publics, entraînant par la suite une série de réformes.
1886 – Massacre de Haymarket Square à Chicago
Le 4 mai 1886, une manifestation ouvrière organisée à Haymarket Square, à Chicago, tourne au drame lorsqu’une bombe explose au milieu des policiers venus disperser le rassemblement. Ce tragique événement, qui fait plusieurs morts et blessés, marque un tournant dans l’histoire du mouvement ouvrier et demeure un symbole de la lutte pour les droits des travailleurs, notamment la journée de travail de huit heures.
1855 – L’aventurier William Walker quitte San Francisco pour tenter de conquérir plusieurs pays d’Amérique latine
Le 4 mai 1855, l’aventurier américain William Walker quitte San Francisco avec un groupe d’hommes armés pour tenter de prendre le contrôle de plusieurs pays d’Amérique centrale. Animé par l’idéologie du « destin manifeste », Walker s’engage dans une série de campagnes militaires qui le mèneront à la présidence du Nicaragua, avant de connaître une fin tragique. Cette expédition est emblématique du phénomène des « filibusters » dans l’histoire expansionniste des États-Unis.
Journée Star Wars – May the fourth – May the force be with you
La journée mondiale de Star Wars se célèbre le 4 mai en raison du célèbre jeu de mots anglais « May the fourth be with you », une variation phonétique de la réplique culte « May the Force be with you ». Popularisé au fil des ans par la communauté des fans après une première utilisation politique en 1979, ce clin d’œil devient une date officielle soutenue par Disney, qui encourage désormais des célébrations thématiques mondiales chaque année.
Les naissances et décès notables
2021 – Naissance de nonuplés à Casablanca ayant tous survécus
1979 – Naissance de Pauline Croze, chanteuse française
1951 – Naissance de Gérard Jugnot, acteur et réalisateur français issu de la joyeuse troupe du Splendid
1944 – Naissance de Dave (Wouter Otto Levenbach), chanteur néerlandais d’expression surtout francophone
1929 – Naissance de Audrey Hepburn, actrice britannique
2017 – Décès de Victor Lanoux, acteur français
2008 – Décès de Lucien Jeunesse, acteur, chanteur et animateur de radio français
1980 – Décès de Josip Broz Tito, chef d’État yougoslave de 1945 à 1980
1897 – Décès des 126 victimes de l’incendie du Bazar de la Charité (118 femmes, 6 enfants et 6 hommes)
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Une banane dans l’oreille
Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »
L'autre répond : « Quoi ? »
Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »
Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».
Marcel et le pantalon à la maison
Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.
Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :
« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !
Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.
Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »
Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
Green Boots
La dépouille d’un alpiniste anonyme repose dans une cavité rocheuse à 8 500 mètres d’altitude sur l’arête nord-est du mont Everest. Reconnaissable à ses bottes vertes fluorescentes de marque Koflach, ce corps - appelé Green Boots - sert de repère macabre aux expéditions tibétaines depuis près de vingt ans. Il symbolise les dangers extrêmes de la « zone de la mort » et marque la proximité du sommet pour les grimpeurs épuisés.
La majorité des sources identifient Green Boots comme Tsewang Paljor, un alpiniste indien de 28 ans membre de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP). En mai 1996, lors d’une violente tempête, Paljor et deux collègues, Tsewang Samanla et Dorje Morup, meurent d’hypothermie dans cette cavité après avoir atteint le sommet. Des témoins japonais confirment avoir croisé ces grimpeurs sans gants, confirmant cette identité.
Le corps disparaît temporairement entre 2014 et 2017, peut-être enfoui sous la neige, avant de réapparaître entouré de pierres. Malgré des tentatives infructueuses pour le retirer, Green Boots demeure un jalon fixe et un rappel tragique des risques mortels de l’Everest. Son image, notamment celle de ses bottes vertes proéminentes, hante l’imaginaire des alpinistes.
Astuce
Oter une tache de cambouis
Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
