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20 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Théophile

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2011 – Découverte des exoplanètes Kepler-20e et Kepler-20f
Les astronomes annoncent l’identification de Kepler-20e et Kepler-20f, premières exoplanètes confirmées de taille comparable à celle de la Terre. Détectées grâce au télescope spatial Kepler, elles orbitent autour d’une étoile semblable au Soleil. Bien que trop proches de leur étoile pour être habitables, leur découverte marque une étape majeure dans la recherche de mondes rocheux et renforce l’idée que des planètes terrestres sont communes dans la galaxie.

2007 – Vol du Portrait de Suzanne Bloch
Le tableau de Pablo Picasso est dérobé dans un musée de Zurich lors d’un cambriolage spectaculaire. Estimée à environ 50 millions d’euros, l’œuvre est l’un des chefs-d’œuvre de la période bleue du peintre. Le vol suscite une forte émotion dans le monde de l’art et relance les débats sur la sécurité des musées. Le tableau sera retrouvé quelques années plus tard, relativement intact, après une enquête internationale.

1951 – Mise en service de la première centrale nucléaire du monde
Aux États-Unis, l’Experimental Breeder Reactor I devient la première installation nucléaire à produire de l’électricité. Bien que modeste, cette centrale expérimentale prouve la faisabilité de l’énergie nucléaire civile. Elle ouvre la voie au développement des réacteurs commerciaux et à l’essor mondial du nucléaire, perçu alors comme une source d’énergie prometteuse, avant que n’émergent des débats sur les risques et les déchets.

1922 – Affaire du corbeau de Tulle : condamnation d’Angèle Laval
Angèle Laval est reconnue coupable d’avoir envoyé anonymement des lettres diffamatoires à plusieurs habitants de Tulle. Cette affaire judiciaire, l’une des premières du genre largement médiatisées, met en lumière les dégâts sociaux causés par la dénonciation anonyme. Elle inspire de nombreuses réflexions sur la psychologie des auteurs de lettres anonymes et influence durablement la jurisprudence française en matière de diffamation.

1917 – Création de la Tcheka bolchévique
Le nouveau pouvoir soviétique fonde la Tcheka, police politique chargée de lutter contre la contre-révolution et le sabotage. Dotée de pouvoirs étendus, elle joue un rôle central dans la Terreur rouge. Ancêtre du GPU, du NKVD puis du KGB, la Tcheka incarne la naissance de l’appareil répressif soviétique et marque durablement l’histoire politique et sécuritaire de l’URSS.

1848 – Abolition de l’esclavage à La Réunion
L’abolition de l’esclavage est proclamée à La Réunion, dans le cadre du décret appliqué à l’ensemble des colonies françaises. Des dizaines de milliers d’esclaves accèdent à la liberté, bouleversant profondément l’organisation économique et sociale de l’île. Cet événement majeur marque une rupture historique, même si les anciens esclaves restent confrontés à de fortes inégalités et à des conditions de travail difficiles.

1812 – Première publication des Contes de l’enfance et du foyer
Les frères Jacob et Wilhelm Grimm publient la première édition de leur recueil de contes populaires allemands. Destinés initialement à préserver le patrimoine oral, ces récits comme Blanche-Neige ou Hansel et Gretel connaissent un succès durable. Leur travail influence profondément la littérature jeunesse et contribue à la transmission de mythes et de valeurs à travers les générations.

Les naissances et décès notables

1998 – Naissance de Kylian Mbappé, footballeur international français
1961 – Naissance de Yvan Le Bolloc’h, animateur, acteur et musicien français

2016 – Décès de Michèle Morgan (Simone Roussel), actrice française
2001 – Décès de Léopold Sédar Senghor, poète, essayiste, académicien et président de la République du Sénégal
1968 – Décès de John Steinbeck, romancier et scénariste américain, prix Nobel de littérature en 1962


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Pourquoi tu pleures ?

Deux gamins sont assis dans la salle d’attente d’un dispensaire médical. L’un des deux pleure comme une madeleine.

– Pourquoi tu pleures ? lui demande son pote Raoul.

– Je viens pour une analyse de sang, répond le premier.

– Eh alors ! C’est ça qui te fait peur ?

– Oui. Pendant l’examen ils te coupent le bout du doigt. C’est mon frère qui me l’a dit !

À son tour Raoul commence à sangloter. Le premier gamin hoquette de surprise. Son pote Raoul le téméraire qui pleure ?

– Pourquoi tu pleures, toi ?

– Parce que moi, je viens pour une analyse d’urine !

 

Désolé pour l’offense

🤔 Si à un moment, j'ai offensé certains d'entre vous sans le vouloir, je vous demande sincèrement de bien vouloir vous améliorer afin que cela ne se reproduise plus… merci 😉

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Un Schmiss pour un bon mariage

Un Schmiss est une cicatrice faciale distinctive que portent les étudiants allemands et autrichiens lors des duels traditionnels appelés Mensur, organisés au sein des corporations étudiantes. Ces affrontements à l’épée, où les participants restent immobiles face à la lame adverse, visent délibérément le visage pour marquer la peau d’une balafre visible, suturée sans anesthésie afin qu’elle reste saillante. Symbole de bravoure et de maîtrise de soi, le Schmiss témoigne du courage face à la douleur et de l’appartenance à une élite universitaire et sociale.

Les hommes arborant un Schmiss jouissent d’un prestige matrimonial élevé dans la société germanique des XIX-XXème siècles, car cette marque prouve leur sang-froid, leur intrépidité et leur réseau influent au sein des fraternités. Considérés comme des partis idéaux, ils attirent les familles en quête d’un gendre énergique, promis à une carrière militaire ou industrielle brillante. Bien que la pratique décline après 1930, le Schmiss conserve une aura de virilité et de statut social supérieur.

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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