Bonne fête aux Prisca
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2002 – Sortie aux États-Unis du film La Chute du faucon noir
Le 18 janvier 2002 sort aux États-Unis le film La Chute du faucon noir de Ridley Scott. Inspiré de faits réels survenus à Mogadiscio en 1993, il retrace une opération militaire américaine qui tourne au chaos en Somalie. Le film se distingue par son réalisme, sa mise en scène spectaculaire et relance le débat sur les interventions militaires modernes.
2001 – Reconnaissance du génocide arménien par la France
Le 18 janvier 2001, la France adopte une loi reconnaissant officiellement le génocide arménien de 1915. Le texte, bref mais symboliquement fort, affirme publiquement la responsabilité de l’Empire ottoman dans l’extermination de plus d’un million d’Arméniens. Cette reconnaissance suscite des tensions diplomatiques avec la Turquie et marque un acte mémoriel majeur.
1952 – Insurrection populaire contre l’occupation française en Tunisie
Le 18 janvier 1952 éclate une insurrection populaire en Tunisie contre le protectorat français. Grèves, manifestations et actions armées se multiplient à travers le pays. La répression est sévère, mais le mouvement accélère le processus menant à l’indépendance, obtenue en 1956 sous la direction d’Habib Bourguiba.
1919 – Ouverture de la conférence de paix de Paris
Le 18 janvier 1919 s’ouvre la conférence de paix de Paris, réunissant les vainqueurs de la Première Guerre mondiale. Les négociations visent à redéfinir les frontières européennes et à établir un nouvel ordre international. Elles aboutissent notamment au traité de Versailles, imposé à l’Allemagne, et à la création de la Société des Nations.
1825 – Inauguration du théâtre Bolchoï
Le 18 janvier 1825 est inauguré à Moscou le théâtre Bolchoï. Destiné à l’opéra et au ballet, il devient l’un des hauts lieux de la culture russe et mondiale. Associé à la tradition du ballet classique, le Bolchoï acquiert une renommée internationale et demeure un symbole prestigieux des arts du spectacle en Russie.
1778 – Découverte de Hawaï par James Cook
Le 18 janvier 1778, l’explorateur britannique James Cook découvre l’archipel d’Hawaï lors de son troisième voyage dans le Pacifique. Il le baptise îles Sandwich en l’honneur d’un mécène. Cette rencontre marque le premier contact documenté entre Européens et Hawaïens, prélude à de profondes transformations culturelles et politiques.
1671 – Expédition d’Henry Morgan contre Panama
Le 18 janvier 1671 débute l’expédition du pirate gallois Henry Morgan contre la ville de Panama. À la tête de flibustiers, il attaque et pille la cité, alors l’une des plus riches de l’empire espagnol. L’événement symbolise l’âge d’or de la piraterie dans les Caraïbes et affaiblit durablement la présence espagnole dans la région.
1665 – Instauration de la capitation en France
Le 18 janvier 1665 est instauré en France l’impôt de la capitation, taxe directe frappant les personnes selon leur rang social. Introduite sous l’Ancien Régime, elle vise à renforcer les finances royales. Bien que contestée pour ses inégalités, elle constitue une étape importante dans l’évolution du système fiscal français.
1535 – Fondation de Lima
Le 18 janvier 1535, le conquistador espagnol Francisco Pizarro fonde la ville de Lima, au Pérou. Baptisée initialement « Ciudad de los Reyes », elle devient rapidement la capitale du vice-royaume du Pérou. Lima s’impose comme un centre politique, économique et culturel majeur de l’empire colonial espagnol en Amérique du Sud.
1486 – Mariage d’Henri VII Tudor et d’Élisabeth d’York
Le 18 janvier 1486, Henri VII d’Angleterre épouse Élisabeth d’York. Cette union met symboliquement fin à la guerre des Deux-Roses en réconciliant les maisons de Lancastre et d’York. Elle fonde la dynastie Tudor et ouvre une période de stabilité politique après des décennies de conflits dynastiques.
Les naissances et décès notables
1965 – Naissance de Valérie Damidot, animatrice de télévision française
1956 – Naissance de Elli Medeiros, chanteuse uruguayenne francophone
1955 – Naissance de Kevin Costner, acteur et réalisateur américain
1892 – Naissance de Oliver Hardy, acteur humoristique et duettiste américain
2021 – Décès de Jean-Pierre Bacri, homme de cinéma et de théâtre français
1977 – Décès de Yvonne Printemps (Yvonne Wigniolle), actrice dramatique et lyrique française
1949 – Décès de Charles Ponzi, escroc italien
1936 – Décès de Rudyard Kipling, écrivain britannique, prix Nobel de littérature
1878 – Décès de Antoine Becquerel, physicien français
Un peu de bonne humeur
Jean-Louis est trop timide
– Ça a marché ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.
– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !
– Comment ça ?
– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».
La puissance de la pensée
Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.
Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.
Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
La raie grise du morbier
Le fromage morbier se reconnaît immédiatement à sa fine raie grise ou noire qui traverse son cœur. Cette particularité vient d’une ancienne pratique des fermiers du Jura.
Autrefois, lorsque la quantité de lait ne suffit pas à fabriquer une meule de comté, les paysans réalisent un premier caillé avec la traite du soir. Ils le déposent dans un moule et le recouvrent d’une fine couche de cendre ou de suie. Cette protection préserve le caillé des insectes et des impuretés pendant la nuit.
Le lendemain, les fermiers ajoutent le caillé de la traite du matin. La cendre se retrouve alors au centre du fromage et forme la célèbre ligne sombre du morbier.
Aujourd’hui, la cendre laisse place au charbon végétal alimentaire. La raie ne joue plus un rôle essentiel dans la conservation, mais elle demeure le signe distinctif de ce délicieux fromage jurassien.
Astuce
Une photo parfaite de Médor
Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

