Bonne fête aux Cyrille
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1991 – Jean-Marie Le Pen condamné pour sa déclaration sur les chambres à gaz
Le 18 mars 1991, Jean-Marie Le Pen est condamné par la justice française pour avoir qualifié en 1987 les chambres à gaz nazies de « point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Cette déclaration, prononcée sur la chaîne RTL, avait provoqué une vive indignation. Le dirigeant du Front National écope d’une amende, marquant une jurisprudence importante contre le négationnisme.
1971 – Première diffusion de la série Arsène Lupin
Le 18 mars 1971, la série télévisée française Arsène Lupin est diffusée pour la première fois sur l’ORTF. Produite par Jean-Pierre Decourt, elle met en scène Georges Descrières dans le rôle du célèbre gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc en 1905. Saluée pour sa qualité et son élégance, la série connaît un grand succès public et contribue à populariser le personnage auprès des nouvelles générations.
1965 – Alexeï Leonov, premier homme à marcher dans l’espace
Le 18 mars 1965, le cosmonaute soviétique Alexeï Leonov quitte le vaisseau Voskhod 2 et effectue la toute première sortie extravéhiculaire de l’histoire, durant environ 12 minutes. L’exploit tourne cependant au drame : sa combinaison gonfle sous la pression, le contraignant à la dégonfler partiellement pour regagner le sas au péril de sa vie.
1937 – Explosion à la New London School
Le 18 mars 1937, une explosion devastatrice détruit l’école de New London au Texas, faisant près de 300 morts, majoritairement des enfants. Une fuite de gaz naturel s’était accumulée sous le bâtiment, et une étincelle électrique déclencha la catastrophe. Ce drame, l’un des plus meurtriers de l’histoire scolaire américaine, conduit à l’ajout d’odorisant dans le gaz naturel pour le rendre détectable.
1871 – Début de la Commune de Paris
Le 18 mars 1871, Paris se soulève contre le gouvernement de Thiers, qui avait tenté de récupérer les canons de la Garde nationale sur la butte Montmartre. Les généraux Lecomte et Thomas sont fusillés par la foule. Cet événement marque le début de la Commune de Paris, épisode révolutionnaire de 72 jours qui se terminera dans le sang lors de la Semaine sanglante en mai.
1662 – Blaise Pascal inaugure les carrosses à cinq sols
Le 18 mars 1662, Blaise Pascal inaugure à Paris le premier service de transport en commun de l’histoire : des carrosses à cinq sols circulant sur des trajets fixes et réguliers. Soutenue par le duc de Roannez, cette initiative visionnaire préfigure les transports urbains modernes. Pascal meurt quelques mois plus tard en août 1662, sans voir le déclin rapide de son invention, abandonnée en 1675.
1314 – Mort de Jacques de Molay
Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, dernier grand maître de l’ordre des Templiers, est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris, sur ordre du roi Philippe IV le Bel. Arrêté en 1307 avec des centaines de frères, il avait subi sept années de procès et de torture. Selon la légende, il aurait maudit depuis le bûcher le roi et le pape Clément V, tous deux morts dans l’année.
235 – Assassinat de Sévère Alexandre et avènement de Maximin Ier
Le 18 mars 235, l’empereur romain Sévère Alexandre est assassiné à Mogontiacum (Mayence) par ses propres soldats, mécontents de sa politique de compromis avec les Germains. Les légions proclament aussitôt Maximin le Thrace, officier d’origine barbare, nouvel empereur. Cet événement ouvre la période dite de l’anarchie militaire, cinquante ans de chaos qui faillit emporter l’Empire romain.
Les naissances et décès notables
1987 – Naissance de Alice Belaïdi, actrice française
1975 – Naissance de Laeticia Hallyday, née Laetitia Boudou, personnalité française, épouse de Johnny Hallyday
1959 – Naissance de Luc Besson, réalisateur français
1959 – Naissance de Irene Cara, actrice, chanteuse et danseuse/chorégraphe américaine
2017 – Décès de Chuck Berry, guitariste, chanteur et auteur-compositeur américain
1980 – Décès de Tamara de Lempicka, peintre polonaise
1314 – Décès de Jacques de Molay, grand maître des Templiers
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
La relativité ce n’est pas si compliqué
🥴 La relativité ?… c'est pas bien compliqué mon Bébert… pour aller de chez toi au bar, tu mets 5 min à pied,… vrai ?
😵💫 Ouuui, à peu près.
🥴 Et pourtant pour rentrer, te faudra bien 1 heure 30.
😵💫 Oulà, minimum.
Aimons-nous les uns les autres
🧐 La bible nous apprend à nous aimer les uns les autres…
😉 Mais le Kama-Sutra est plus précis.
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Ostraciser » : quand le groupe exclut
Ostraciser, c’est mettre quelqu’un à l’écart, le priver de la vie collective.
Le mot vient du grec ancien ostrakon, qui signifie « coquille d'huître » - d'où l'ostréiculture - ou « tesson de poterie ». Dans l’Athènes antique, les citoyens inscrivaient sur ces tessons le nom de la personne qu’ils voulaient bannir temporairement de la cité. De cette pratique de vote populaire est né le verbe ostraciser, passé en français au XVIIIᵉ siècle.
Institué par Clisthène vers la fin du VIᵉ siècle av. J.-C., l’ostracisme était une mesure de défense de la démocratie athénienne contre les risques de tyrannie. Chaque année, l’assemblée des citoyens (ecclésia) pouvait voter le bannissement pour dix ans d’un citoyen jugé trop influent ou dangereux pour l’équilibre politique.
Aujourd’hui, plus besoin de tessons : l’exclusion se fait par le silence, les regards, les messages ignorés. Dans les réseaux sociaux comme dans la vie réelle, ostraciser revient à effacer une personne du groupe. On ne l’invite plus, on ne lui répond plus, on fait comme si elle n’existait pas.
Astuce
Toujours avoir des petits pois au congélateur
En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.
Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
