Bonne fête aux Denise
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1988 – Début du retrait soviétique d’Afghanistan
Le 15 mai 1988 marque un tournant majeur dans la guerre d’Afghanistan, lorsque l’Union soviétique amorce officiellement le retrait de ses troupes après près d’une décennie d’occupation. Cette décision, inscrite dans les accords de Genève signés en avril de la même année, illustre l’échec d’une intervention militaire coûteuse et impopulaire, et constitue un moment clé de la fin progressive de la guerre froide.
1978 – Bataille de Kolwesi
Le 15 mai 1978, la France intervient militairement à Kolwezi, au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo), pour libérer des otages européens pris lors d’une insurrection menée par des rebelles katangais. L’opération militaire éclair, menée par la Légion étrangère, fut un succès tactique et un exemple de projection rapide de force, révélant les enjeux géopolitiques de la région en pleine guerre froide.
1930 – L’Américaine Ellen Church 1ère hôtesse de l’air connue
Le 15 mai 1930, Ellen Church prend place à bord d’un avion comme la toute première hôtesse de l’air de l’histoire de l’aviation commerciale. Infirmière et pilote, elle convainc une compagnie aérienne qu’une présence féminine à bord rassurerait les passagers. Ce vol inaugural marque le début d’une nouvelle ère pour le transport aérien civil.
1891 – Publication de l’encyclique “Rerum novarum” du pape Léon XIII
Le 15 mai 1891, le pape Léon XIII publie l’encyclique “Rerum novarum”, texte fondateur de la doctrine sociale de l’Église catholique. Abordant les conditions de travail, la justice sociale et les droits des ouvriers, ce document marque une prise de position importante de l’Église face aux transformations économiques engendrées par la révolution industrielle.
1863 – Ouverture à Paris du salon des refusés
Le 15 mai 1863, le Salon des refusés ouvre ses portes à Paris sur décision de Napoléon III, pour exposer les œuvres rejetées par le Salon officiel. Cette initiative historique offre un espace d’expression à des artistes novateurs comme Édouard Manet, marquant ainsi un tournant dans l’évolution de l’art moderne et l’émergence de l’impressionnisme.
1768 – Par le Traité de Versailles, la république de Gênes cède la Corse au royaume de France
Le 15 mai 1768, par le traité de Versailles, la république de Gênes cède l’administration de la Corse au royaume de France. Cette cession, qui intervient dans un contexte de révoltes locales menées par Pascal Paoli, marque le début de l’intégration progressive de l’île à l’État français, une étape cruciale dans l’histoire de la Corse.
1681 – Inauguration du canal du Midi
Le 15 mai 1681 est inauguré le canal du Midi, œuvre monumentale de l’ingénieur Pierre-Paul Riquet. Destiné à relier la Garonne à la Méditerranée, ce projet ambitieux de plus de 240 km est une prouesse technique de l’époque, et demeure un symbole de l’ingéniosité française sous le règne de Louis XIV.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Jessica Sutta, chanteuse américaine (Pussycat doll)
1938 – Naissance de Mireille Darc, actrice réalisatrice française
1920 – Naissance de Michel Audiard, homme de cinéma français
1971 – Décès de Donald Duncan, homme d’affaire américain connu grâce au yo-yo
1967 – Décès de Edward Hopper, peintre américain
1886 – Décès de Emily Dickinson, poétesse américaine
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Attentat à la pudeur
Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.
Une banane dans l’oreille
Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »
L'autre répond : « Quoi ? »
Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »
Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
Astuce
Prolonger les fleurs coupées
Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».
Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.
Un instant en ce bas monde

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.
Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.
La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.
Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.
Mission accomplie.
Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

