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16 NOVEMBRE

Bonne fête aux Marguerite

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2019 – Début de la pandémie de Covid-19
Les premiers cas d’une pneumonie d’origine inconnue apparaissent à Wuhan, en Chine. Le virus SARS-CoV-2 se propage rapidement, entraînant une crise sanitaire mondiale sans précédent depuis un siècle. Confinements, campagnes vaccinales et mutations successives du virus marquent durablement les sociétés et les systèmes de santé du monde entier.

2004 – Diffusion du premier épisode de la série américaine Dr House
La série médicale mettant en scène le Dr Gregory House, brillant diagnosticien au caractère abrasif, débute sur la chaîne Fox. Son approche fondée sur l’enquête médicale connaît un immense succès mondial. Le personnage, incarné par Hugh Laurie, devient emblématique pour son génie, son cynisme et ses méthodes anticonventionnelles.

2001 – Sortie à Londres du film Harry Potter à l’école des sorciers
Le premier volet de la saga adaptée des romans de J.K. Rowling est présenté en avant-première. Réalisé par Chris Columbus, le film lance une franchise cinématographique majeure. Il révèle au grand public Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint et installe l’univers magique qui marquera une génération entière.

1974 – Transmission du message d’Arecibo vers l’amas d’Hercule
Depuis le radiotélescope d’Arecibo, un message codé est envoyé vers l’amas globulaire M13, à 22 000 années-lumière. Conçu par Frank Drake et Carl Sagan, il contient des informations sur l’humanité et la Terre. Acte symbolique plutôt qu’opération scientifique, il illustre l’ambition de communiquer avec d’hypothétiques civilisations extraterrestres.

1945 – Création de l’UNESCO
À Londres, 44 États fondent l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. L’objectif est de bâtir la paix par la coopération intellectuelle, la protection du patrimoine et la promotion de l’éducation. L’UNESCO devient un acteur majeur dans la défense de la diversité culturelle et des sites historiques mondiaux.

1943 – Arrestation de Missak Manouchian, chef des FTP-MOI de la région parisienne
Résistant d’origine arménienne, Manouchian dirige un groupe de combattants étrangers engagés contre l’occupant nazi. Traqué par la police française et la Gestapo, il est arrêté avec ses camarades. Leur exécution en 1944 et l’“Affiche rouge” en feront des symboles poignants de la Résistance étrangère en France.

1917 – Georges Clemenceau redevient président du Conseil en France
En pleine Première Guerre mondiale, Clemenceau revient au pouvoir et adopte une politique de fermeté totale : “la guerre, rien que la guerre”. Il réorganise l’effort national et redonne confiance aux armées. Son énergie et sa détermination contribueront à conduire la France jusqu’à la victoire de 1918.

Les naissances et décès notables

1986 – Naissance de Maxime Médard, joueur de rugby français
1940 – Naissance de Garcimore (José Garcia Moreno), illusionniste et humoriste franco-espagnol

1997 – Décès de Georges Marchais, homme politique français, secrétaire général du Parti communiste français
1993 – Décès de Achille Zavatta, clown français
1985 – Décès de Omayra Sanchez, jeune victime colombienne de l’éruption du Nevado del Ruiz, médiatisée en pleine agonie
1978 – Décès de Alain Colas, navigateur français
1960 – Décès de Clark Gable, acteur américain

Un peu d’humour

Lorsque Donald Trump risque d’être en retard,
le temps commence à ralentir. 😉



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Acheter du sel de l’Himalaya

😳 Je voulais acheter un sachet de sel de l'Himalaya. Le vendeur m'a confirmé que ce sel s'est formé il y a 250 millions d'années. Mais finalement je ne l'ai pas pris…

🤨 faut pas déconner, il expire en 2028 !

 

Le bar le plus fun

Un Anglais, un Américain et un Belge sont dans un bar à Paris. Ils discutent et s’amusent et sont tous d’accord que c’est un endroit plaisant.

Alors l’Anglais dit : « C’est bien fun ici, mais à Londres, j’en connais un bien mieux qui s’appelle Chez Andrews. Là, tu achètes ta première bière, tu achètes ta deuxième bière, et Andrews lui-même te paye la troisième ! »

Mais l’Américain dit : « J’veux pas vous embêter, mais j’en connais un encore mieux !

Y’a un bar à New York qui s’appelle Chez John. Tu achètes ta première bière et John te paye la deuxième. Tu achètes ta troisième bière et John te paye la quatrième ! »

Alors le Belge dit : « Vous pensez que c’est un endroit tripant ? Ecoutez bien ça. Chez nous, il y a un bar qui s’appelle Chez Jef Vanderbrul. Vous ne me croirez pas, mais, Chez Vanderbrul, tu te fais payer ta première bière, tu te fais payer ta deuxième bière, tu te fais payer ta troisième bière, tu te fais payer ta quatrième bière, et là , tu peux aller dans une chambre au deuxième étage… et tu baises ! »

« Incroyable ! disent les deux autres. Est-ce que ça t’es réellement arrivé à toi ? »

« Non, répond le Belge, mais c’est arrivé à ma sœur ».

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

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Savais-tu ?

Quelques chiffres sur le Soleil

Le Soleil est une immense sphère de gaz chaud composée d'hydrogène (≈74% de sa masse) et d'hélium (≈25% de sa masse), tous deux à l'état de plasma. Il contient également ≈1% d'éléments plus lourds comme l'oxygène, le carbone, le fer, le néon et le silicium. Au cœur de son noyau, où la température dépasse 15 millions de degrés, la fusion nucléaire transforme continuellement l'hydrogène en hélium, ce qui libère l'énergie immense qui fait rayonner le Soleil.

Le Soleil perd environ 5,8 millions de tonnes de masse chaque seconde : 620 millions de tonnes d'hydrogène se transforme en 615,7 millions de tonnes d'hélium, la différence étant convertie en énergie tandis que 1,5 million de tonnes s'échappent par le vent solaire, un flux permanent de particules chargées qui part de la couronne vers l'espace. Sur ses 4,6 milliards d'années d'existence, l'étoile perd ainsi environ 0,05% de sa masse totale - environ 100 Terres -, une perte énorme en valeur absolue mais négligeable relativement à sa masse actuelle de 1,99 × 10³⁰ kg.

Les photons émis par le Soleil mettent environ 8 minutes 20 secondes pour atteindre la Terre, ce qui correspond au temps nécessaire pour parcourir les 150 millions de kilomètres que séparent les deux astres à la vitesse de la lumière. Cependant, si l'on considère le photon depuis sa création dans le cœur du Soleil par fusion nucléaire, il errerait pendant des dizaines de milliers d'années avant de réussir à traverser l'intérieur solaire et à s'échapper vers l'espace, où son voyage jusqu'à la Terre ne prend alors plus que quelques minutes.

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Astuce

Oreille droite ou gauche

L’oreille droite serait particulièrement efficace pour capter les sons courts, rapides et répétitifs, comme des battements, des clics ou des variations rythmiques. En situation d’écoute active — lors d’une conversation animée ou dans un environnement dynamique — elle aiderait à mieux distinguer les nuances temporelles et les enchaînements rapides, offrant ainsi une perception plus fine du rythme et de la structure des sons. Tendez donc l'oreille droite dans une soirée bruyante.

De son côté, l’oreille gauche serait davantage sensible aux sons purs et musicaux, tels que les notes tenues, les mélodies ou les harmonies. Elle favoriserait une écoute plus subtile des tonalités et des qualités sonores, permettant d’apprécier pleinement la richesse musicale et la précision des hauteurs, notamment lors de l’écoute d’un instrument ou d’une voix. Tendez donc l'oreille gauche pour identifier une musique diffusée à faible volume.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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