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1er MARS

Bonne fête aux Aubin

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1978 – Vol du cercueil de Charlie Chaplin
Le 1er mars 1978, le cercueil de Charlie Chaplin est dérobé dans le cimetière de Corsier-sur-Vevey, en Suisse, deux mois après sa mort. Les ravisseurs réclament une rançon à sa veuve, Oona Chaplin. L’affaire choque l’opinion publique internationale. Après une vaste enquête policière, le cercueil est retrouvé en mai, enterré dans un champ. Les coupables, deux mécaniciens, sont arrêtés et condamnés par la justice suisse.

1956 – Enregistrement de la chanson “Fever” en studio
Le 1er mars 1956, Little Willie John enregistre en studio la chanson Fever, qui devient rapidement un succès rhythm and blues. Le titre se distingue par son rythme sensuel et minimaliste. Il sera repris par de nombreux artistes, notamment Peggy Lee en 1958, dont la version épurée contribuera à en faire un standard international du jazz et de la pop.

1932 – Enlèvement du bébé de l’aviateur Charles Lindbergh
Le 1er mars 1932, le fils de 20 mois de l’aviateur Charles Lindbergh est enlevé au domicile familial dans le New Jersey. Le crime bouleverse les États-Unis et déclenche une immense couverture médiatique. Malgré le paiement d’une rançon, l’enfant est retrouvé mort quelques semaines plus tard. L’affaire conduit à l’arrestation et à la condamnation de Bruno Hauptmann et influence durablement la législation fédérale sur les enlèvements.

1924 – Affaire de Glozel
Le 1er mars 1924, de mystérieux objets sont découverts près du hameau de Glozel, dans l’Allier, par le jeune Émile Fradin. Les artefacts — tablettes gravées, poteries et ossements — suscitent un vif débat scientifique. Certains y voient des vestiges préhistoriques majeurs, d’autres dénoncent une supercherie. L’« affaire de Glozel » provoque des polémiques internationales durant des décennies, divisant archéologues et préhistoriens sur l’authenticité des découvertes.

1815 – Début des Cent-Jours de Napoléon Bonaparte
Le 1er mars 1815, Napoléon Bonaparte débarque à Golfe-Juan après son exil sur l’île d’Elbe, marquant le début des Cent-Jours. Il entame une marche vers Paris, ralliant progressivement l’armée et une partie de la population. Le roi Louis XVIII fuit la capitale. Cette brève restauration impériale s’achève après la défaite de Waterloo en juin 1815 et conduit à l’exil définitif de Napoléon à Sainte-Hélène.

1811 – Méhémet Ali massacre les mamelouks au Caire
Le 1er mars 1811, Méhémet Ali organise un piège au Caire contre les chefs mamelouks, rivaux de son autorité. Invités à une cérémonie officielle dans la citadelle, ils sont encerclés et massacrés par ses troupes. Des centaines de mamelouks périssent. Cet événement sanglant permet à Méhémet Ali de consolider son pouvoir en Égypte et d’engager de profondes réformes administratives et militaires.

1692 – 1ère accusations de sorcellerie à Salem
Le 1er mars 1692, les premières accusations formelles de sorcellerie sont lancées à Salem, dans la colonie du Massachusetts. Trois femmes sont arrêtées après les déclarations de jeunes filles affirmant être ensorcelées. Ces accusations déclenchent une vague d’hystérie collective. Au total, une vingtaine de personnes seront exécutées et des centaines emprisonnées lors des célèbres procès de Salem.

1565 – Fondation de la colonie portugaise de Rio de Janeiro
Le 1er mars 1565, le militaire portugais Estácio de Sá fonde la ville de Rio de Janeiro afin de chasser les Français installés dans la baie de Guanabara. Cette implantation marque le début de la consolidation du contrôle portugais sur la région. La cité se développe progressivement pour devenir l’un des principaux centres politiques et économiques du Brésil colonial.

Les naissances et décès notables

1994 – Naissance de Justin Bieber, chanteur canadien de pop et RnB
1977 – Naissance de Thomas VDB, comédien et humoriste français
1969 – Naissance de Javier Bardem, acteur espagnol
1954 – Naissance de Ron Howard, acteur et réalisateur américain

1991 – Décès de Edwin Land, inventeur de la photographie instantanée et fondateur de la Polaroid Corporation
1988 – Décès de Jean Le Poulain, acteur français

C’est l’printemps

En tout cas le printemps météorologique !

Celui-ci définit la saison de printemps du 1er mars au 31 mai dans l’hémisphère Nord, selon les services météorologiques, pour faciliter les calculs statistiques sur les températures et précipitations. Il se distingue du printemps astronomique, qui commence à l’équinoxe de mars vers le 20 ou 21 et se termine au solstice d’été autour du 20 ou 21 juin, en utilisant des périodes fixes de trois mois complets tout au long de l’année. En France et en Europe tempérée, cette période marque la transition entre hiver et été, avec une hausse des températures et de la durée du jour, bien que des coups de froid restent possibles.



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Une banane dans l’oreille

Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »

L'autre répond : « Quoi ? »

Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »

Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».

 

La conscience du spermatozoïde – Anonyme

Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas. - Brève de comptoir

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

« Qui dort dîne ! »

L’expression « Qui dort dîne » vient à la fois des auberges d’autrefois et d’un vieux proverbe grec. Au Moyen Âge, puis encore au XVIIIᵉ siècle, les aubergistes imposent une règle simple : le voyageur qui souhaite dormir doit aussi prendre son dîner sur place. Des enseignes affichent parfois « Qui dort dîne » pour rappeler que le lit et le repas vont de pair. Dans ce contexte, l’expression signifie donc que dormir et manger sont liés par une obligation pratique.

Mais l’origine remonte plus loin, jusqu’au dramaturge grec Ménandre, au IVᵉ siècle avant J.-C. Il formule l’idée que le sommeil nourrit le pauvre qui n’a rien à manger. Aujourd’hui, on utilise surtout « Qui dort dîne » dans ce second sens : dormir fait oublier la faim, et le repos tient lieu de nourriture quand on ne peut pas manger.

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Astuce

Du sel dans le thé

Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.

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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Espace lecture

Edgar Rice Burroughs

Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.

Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.

Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.

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