Bonne fête aux Gilles
Les évènements notables
1939 – Adolf Hitler ordonne l’Aktion T4, visant à l’extermination des handicapés
Le 1er septembre 1939, jour de l’invasion de la Pologne, Hitler signe l’ordre secret lançant le programme Aktion T4. Sous couvert d’“euthanasie”, il organise l’assassinat systématique de personnes handicapées physiques et mentales, jugées « inutiles » par le régime nazi. Des milliers d’hommes, femmes et enfants seront exterminés dans des centres spécialisés, prélude aux crimes de masse de la Shoah.
1928 – Zog Ier devient roi d’Albanie
Le 1er septembre 1928, Ahmed Zogu, président de la République albanaise, s’autoproclame roi sous le nom de Zog Ier. Son règne marque une tentative de modernisation autoritaire de l’Albanie, mais reste fragile face aux tensions internes et à la dépendance croissante envers l’Italie fasciste de Mussolini. Zog règnera jusqu’en 1939, avant de s’exiler lors de l’invasion italienne.
1905 – La Saskatchewan et l’Alberta deviennent les huitième et neuvième provinces canadiennes
Le 1er septembre 1905, deux nouvelles provinces, la Saskatchewan et l’Alberta, sont officiellement créées dans l’Ouest canadien. Issues de la vaste Terre de Rupert et des Territoires du Nord-Ouest, elles marquent une étape essentielle dans l’expansion et l’unification du Canada. Leur intégration favorise le développement agricole et l’exploitation des ressources, tout en renforçant l’identité nationale canadienne.
1902 – Sortie en France du 1er film SF “Le Voyage dans la Lune” de Georges Méliès
Le 1er septembre 1902 sort “Le Voyage dans la Lune”, film muet de Georges Méliès, pionnier du cinéma. Inspiré de Jules Verne et H.G. Wells, l’œuvre dure 14 minutes et raconte l’aventure de savants envoyés sur la Lune dans une capsule. Son image iconique d’une fusée plantée dans l’œil de la Lune est restée célèbre. Ce chef-d’œuvre fonde la science-fiction cinématographique et influence durablement le 7e art.
1867 – Publication de l’édition de référence de la Vie de Jésus, du Breton Renan, qui fait scandale notamment en France
Le 1er septembre 1867 paraît l’édition de référence de La Vie de Jésus d’Ernest Renan. Cet essai, qui présente Jésus comme un homme exceptionnel mais non divin, provoque un immense scandale en France, surtout auprès de l’Église catholique. L’ouvrage, écrit dans un style accessible, rencontre néanmoins un succès populaire. Il marque une étape clé dans la critique historique et rationaliste des textes religieux.
1864 – Début de la conférence de Charlottetown, traitant de la Confédération canadienne
Le 1er septembre 1864 s’ouvre à Charlottetown, sur l’île-du-Prince-Édouard, une conférence réunissant des représentants des colonies britanniques d’Amérique du Nord. Initialement prévue pour discuter d’une union maritime, elle débouche sur un projet bien plus ambitieux : la Confédération canadienne. Ces discussions mèneront, en 1867, à la naissance officielle du Canada, dominion au sein de l’Empire britannique.
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Un peu de bonne humeur
Le paysan et la vieille dame
Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.
Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?
Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».
La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.
En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».
La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »
Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »
La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Bouillon » ?
Le bouillon de nos grands-parents et arrière-grands-parents est ce restaurant parisien animé où l'on sert une cuisine française authentique et généreuse à prix mini. Imaginez-vous attablé à une grande salle bruyante, entouré de familles, d'étudiants et de touristes qui se pressent pour déguster des classiques comme les œufs mimosa, une blanquette de veau ou un bœuf bourguignon.
Dès le milieu du XIXème siècle, les bouchers des Halles de Paris lancent l'idée : un plat unique de viande avec son bouillon chaud, rapide et abordable pour les travailleurs affamés. L'engouement est tel que des centaines de bouillons fleurissent à la Belle Époque, préfigurant la restauration rapide mais avec du vrai goût et des produits frais. Ces cantines géantes, aux tables serrées et au service express, nourrissent toute une ville en mouvement, mêlant toutes les classes sociales dans une joyeuse effervescence.
Aujourd'hui, les bouillons renaissent après un long oubli : grandes salles rétro, carte courte et irrésistible, prix défiant toute concurrence pour une qualité qui surprend. On y va pour l'ambiance de fête gastronomique, où les rires fusent entre deux bouchées, dans un lieu convivial et accessible.
