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20 AOÛT

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Bernard

Jour de la vesse-de-loup le 3 fructidor

Journée mondiale des moustiques

Les évènements notables

1971 – Fin prématurée de l’expérience de Stanford

Le 20 août 1971, l’expérience de Stanford, menée par Philip Zimbardo pour étudier le comportement en milieu carcéral simulé, est interrompue après seulement six jours au lieu de deux semaines. La brutalité des « gardiens » et la détresse des « prisonniers » révèlent la rapidité avec laquelle les individus s’adaptent à des rôles oppressifs. Cette étude devient un cas emblématique en psychologie sociale et soulève des débats éthiques.

1955 – Début des Massacres du Constantinois

Le 20 août 1955, dans le Constantinois en Algérie, le FLN lance une insurrection coordonnée contre les colons et les forces françaises. Les attaques font plusieurs centaines de victimes, notamment des civils européens. La répression qui suit est d’une violence extrême, causant des milliers de morts. Ces événements marquent une étape brutale dans la guerre d’Algérie, en accentuant la radicalisation et l’internationalisation du conflit.

1944 – Création de l’Agence France Presse

Le 20 août 1944, à Paris encore occupé, des journalistes issus de la Résistance fondent l’Agence France Presse (AFP), héritière de l’agence Havas. L’AFP devient rapidement une institution indépendante et l’une des principales agences de presse mondiales, diffusant informations et images dans le monde entier. Sa création symbolise la libération de la parole journalistique et l’émancipation face à la propagande d’occupation.

1940 – Léon Trotski est mortellement blessé par Ramón Mercader

Le 20 août 1940, à Coyoacán au Mexique, Léon Trotski, exilé et opposant de Staline, est attaqué dans son bureau par Ramón Mercader, agent espagnol de la police secrète soviétique. Gravement blessé d’un coup de piolet, Trotski succombe le lendemain. Sa mort met fin à la principale figure de l’opposition révolutionnaire à Staline et illustre la portée mondiale de la terreur stalinienne.

1794 – Victoire américaine décisive, à la bataille de Fallen Timbers, pendant la guerre amérindienne du Nord-Ouest

Le 20 août 1794, l’armée américaine commandée par Anthony Wayne remporte une victoire décisive contre une confédération de tribus amérindiennes alliées aux Britanniques, près de la rivière Maumee dans l’Ohio. Cette bataille met fin à la guerre amérindienne du Nord-Ouest et ouvre la voie au traité de Greenville (1795), qui cède de vastes territoires aux colons américains, au détriment des populations autochtones.

1672 – Décès de Cornelis de Witt et Johan de Witt, une honte pour les Pays-Bas

Le 20 août 1672, en pleine crise militaire et politique, les frères Johan et Cornelis de Witt, figures républicaines influentes aux Provinces-Unies, sont assassinés par une foule orangiste à La Haye. Leur mort brutale marque un tournant dans la « Rampjaar » (année du désastre), renforçant le pouvoir de Guillaume III d’Orange. Cet épisode reste une tache sombre dans l’histoire politique néerlandaise.

1391 – Konrad von Wallenrode devient Grand maître de l’ordre Teutonique

Le 20 août 1391, Konrad von Wallenrode est élu grand maître de l’ordre Teutonique. Son mandat est marqué par des tensions avec la Pologne-Lituanie et des campagnes militaires infructueuses. Sa figure, à la fois guerrière et controversée, inspire plus tard Adam Mickiewicz dans son poème Konrad Wallenrod, œuvre romantique polonaise symbolisant la lutte contre l’oppression étrangère.

Les naissances et décès notables

1992 – Naissance de Demi Lovato (Demetria « Demi » Devonne Lovato), actrice et chanteuse américaine
1976 – Naissance de Anaïs (Anaïs Croze), chanteuse française
1941 – Naissance de Fabrice (François Simon-Bessy), animateur de radio et de télévision français
1938 – Naissance de Jean-Loup Chrétien, spationaute français
1890 – Naissance de Howard Philipps Lovecraft, écrivain américain
1625 – Naissance de Thomas Corneille, dramaturge, frère de Pierre Corneille

2017 – Décès de Jerry Lewis, acteur, humoriste, réalisateur et producteur américain
2006 – Décès de Joe Rosenthal, photographe américain (photo des soldats hissant le drapeau américain sur l’île d’Iwo Jima)
1995 – Décès de Hugo Pratt, auteur de bandes dessinées italien (Corto Maltese)
1980 – Décès de Joe Dassin (Joseph Ira Dassin), chanteur franco-américain
1672 – Décès de Cornelis de Witt et Johan de Witt, une honte pour les Pays-Bas



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

La puissance de la pensée

Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.

Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.

Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !

 

Le portable à table

🤔 J'ai un doute ! Le portable, c'est à droite ou à gauche de l'assiette ?

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

Camions européens vs Camions Etatsuniens

Mais pourquoi les cabines des camions européens ont une face plate alors qu'aux Etats-Unis elle est allongée ?

La différence vient surtout des règles de longueur, des routes et de l’usage. En Europe, les camions doivent souvent rester plus courts pour optimiser l’espace de chargement et circuler dans des routes plus étroites et des villes plus serrées ; d’où la cabine avancée, posée au-dessus du moteur.

Aux États-Unis, les contraintes de longueur sont plus souples, ce qui permet de consacrer plus de place à une cabine spacieuse et à un capot long. Cette architecture améliore aussi le confort sur les longues distances, facilite l’entretien du moteur et correspond bien aux grands axes routiers américains.

En Europe, la priorité historique a été de maximiser la longueur utile de la remorque sans dépasser les limites réglementaires. Une cabine plate rend aussi le camion plus maniable, avec une meilleure visibilité dans les manœuvres serrées, ce qui est précieux sur des routes plus étroites.

En résumé, les camions américains sont faits pour le confort et les longues distances, tandis que les camions européens sont conçus pour la compacité, la maniabilité et le volume de chargement.

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Astuce

Du sel dans le thé

Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Espace lecture

Entrez dans la danse – Jean Teulé

Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.

Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.

Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.

Entrez dans la danse - Jean Teulé - Babelio

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