Bonne fête aux Humphroy
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2022 – La 1ère ministre écossaise présente des excuses officielles à toutes les personnes condamnées en vertu de la loi de 1563 sur la sorcellerie
Le 8 mars 2022, Nicola Sturgeon, Première ministre d’Écosse, a présenté des excuses officielles aux quelque 2 500 personnes, majoritairement des femmes, exécutées entre le XVIe et le XVIIIe siècle après avoir été condamnées pour sorcellerie. Cette démarche historique intervient dans le cadre d’une campagne pour leur réhabilitation légale posthume.
1968 – Le K-129 sombre dans l’océan Pacifique
Le 8 mars 1968, le sous-marin soviétique K-129 disparaît mystérieusement dans l’océan Pacifique, à environ 2 900 km au nord-ouest d’Hawaï, emportant ses 98 membres d’équipage. Les causes du naufrage restent incertaines. En 1974, la CIA tenta secrètement de renflouer l’épave via le projet Azorian, récupérant partiellement l’épave par 5 000 mètres de fond.
1968 – Sortie en France du film « Le Bon, la Brute et le Truand »
Le 8 mars 1968, le chef-d’œuvre de Sergio Leone sort sur les écrans français. Avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach, ce western spaghetti, troisième volet de la trilogie du Dollar, avait déjà connu un triomphe en Italie en 1966. La bande originale emblématique d’Ennio Morricone contribua largement à son statut de film culte mondial.
1917 – Début de la Révolution de Février à Saint-Pétersbourg
Le 8 mars 1917 (23 février selon le calendrier julien alors en vigueur en Russie), des grèves massives et des manifestations populaires éclatent à Pétrograd. Des ouvrières descendent dans la rue pour réclamer du pain et la fin de la guerre. Ce mouvement spontané, amplifié par la mutinerie de soldats, aboutira en quelques jours à l’abdication du tsar Nicolas II.
1910 – Élisa Deroche, 1ère femme à obtenir son brevet de pilote
Le 8 mars 1910, la Française Élisa Deroche, dite la « Baronne de Laroche », devient la première femme au monde à obtenir un brevet de pilote d’avion, délivré par l’Aéro-Club de France. Passionnée d’aviation dès ses débuts, elle avait effectué son premier vol solo en 1909. Elle décédera en 1919 des suites d’un accident d’avion lors d’un vol d’essai.
1862 – Exécution de Martin Dumollard, 1er tueur en série
Le 8 mars 1862, Martin Dumollard est guillotiné à Bourg-en-Bresse. Cet agriculteur de l’Ain est considéré comme le premier tueur en série français officiellement reconnu. Il attirait de jeunes servantes en leur promettant un emploi avant de les assassiner pour les détrousser. Il est établi qu’il tua au moins six femmes, bien que le nombre réel de victimes fût probablement supérieur.
1817 – Constitution formelle de la Bourse de New York
Le 8 mars 1817, les courtiers new-yorkais formalisent leur organisation en fondant le New York Stock Exchange Board, ancêtre du NYSE actuel. Cette institution prend sa suite du Buttonwood Agreement de 1792, signé sous un platane de Wall Street. Elle établit des règles strictes pour encadrer les transactions financières et s’installe au 40 Wall Street, posant les bases de la première place boursière mondiale.
1702 – Anne devient reine d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande
Le 8 mars 1702, Anne Stuart monte sur le trône à la mort de Guillaume III d’Orange, sans héritier direct. Dernière souveraine de la maison Stuart, elle régnera jusqu’en 1714. Son règne est marqué par un événement majeur : l’Acte d’Union de 1707, qui fusionne les royaumes d’Angleterre et d’Écosse pour former le Royaume de Grande-Bretagne.
1262 – Strasbourg devient Ville Libre d’Empire en gagnant la bataille de Hausbergen
Le 8 mars 1262, les bourgeois de Strasbourg remportent la bataille de Hausbergen face aux troupes de l’évêque Walter de Geroldseck, qui cherchait à soumettre la ville à son autorité. Cette victoire militaire décisive permet à Strasbourg d’acquérir le statut de Ville Libre d’Empire, s’affranchissant ainsi du pouvoir épiscopal et se plaçant directement sous l’autorité nominale du Saint-Empire romain germanique.
Les naissances et décès notables
1909 – Naissance de Béatrice Shilling, ingénieure aéronautique, pilote de moto et de voiture de sport anglaise
2023 – Décès de Marcel Amont, chanteur et acteur français
2020 – Décès de Max von Sydow (Carl Adolf von Sydow), acteur suédois & français provençal
2003 – Décès de Ylipe (Philippe Labarthe), dessinateur d’humour, peintre surréaliste et auteur d’aphorismes français
1971 – Décès de Harold Lloyd, acteur américain
1936 – Décès de Jean Patou, couturier et parfumeur français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
La taille adulte
🤔 Notre corps grandit jusqu'à l'âge de 20 ans puis se stabilise une fois la taille adulte atteinte… 😒 par contre, le ventre et le cul, eux, ils font ce qu'ils veulent comme ils veulent.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Nager au milieu des dauphins… vraiment ?
La légende trompeuse de Flipper entretient l’idée que les dauphins sont des animaux toujours doux et bienveillants.
En réalité, les gentils dauphins présentent des comportements particulièrement sombres. Certains comportements observés chez eux montrent une tout autre face : des mâles harcèlant des femelles, agissant parfois en groupe pour les contraindre et manifestant une forte agressivité dans les périodes de compétition, des exemples d’infanticide dans certaines populations ou des attaques contre d’autres animaux marins.
Toutefois, gardons en tête que ces faits relèvent de stratégies animales et non de jugements moraux humains : ils ne sont ni « bons » ni « mauvais », mais adaptés à leur environnement et à leurs enjeux de reproduction.
Maintenant, sachant cela, à vous de voir 😉
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !
PLAF
VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...
…PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

