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20 FÉVRIER

Bonne fête aux Aimée

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2016 – David Cameron annonce un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne
Le 20 février 2016, le Premier ministre britannique David Cameron annonce officiellement la tenue d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, fixé au 23 juin 2016. Cette décision suit des négociations avec les partenaires européens. Le vote aboutira au Brexit, marquant un tournant majeur dans l’histoire politique britannique et européenne.

1985 – Sortie de Brazil en France
Le 20 février 1985 sort en France le film Brazil, réalisé par Terry Gilliam. Cette dystopie satirique dépeint une société bureaucratique oppressante. Œuvre visuellement marquante, le film devient culte avec le temps, salué pour sa critique du totalitarisme et son imaginaire rétrofuturiste singulier.

1980 – Boycott américain des Jeux olympiques de Moscou
Le 20 février 1980, les États-Unis annoncent le boycott des Jeux olympiques d’été de 1980 en réaction à l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Soutenue par plusieurs pays alliés, cette décision transforme l’événement sportif en enjeu diplomatique majeur de la guerre froide et entraîne des représailles lors des Jeux de Los Angeles en 1984.

1968 – Première enquête de l’inspecteur Colombo
Le 20 février 1968 est diffusé le téléfilm Prescription: Murder, première apparition de Inspecteur Colombo, incarné par Peter Falk. Ce pilote donnera naissance à la série culte centrée sur un détective à l’allure négligée mais à l’esprit redoutable, qui révolutionne le format du polar télévisé.

1909 – Publication du manifeste du futurisme
Le 20 février 1909, le poète italien Filippo Tommaso Marinetti publie dans Le Figaro le manifeste du futurisme. Il y exalte la modernité, la vitesse, la technique et la rupture avec le passé. Ce texte fondateur lance un mouvement artistique majeur qui influencera la peinture, la littérature et l’architecture européennes.

1872 – Ouverture du Metropolitan Museum of Art à New York
Le 20 février 1872 ouvre au public le Metropolitan Museum of Art à New York. Fondé par des philanthropes et artistes américains, le musée devient l’un des plus importants au monde. Ses collections couvrent plusieurs millénaires d’histoire de l’art, attirant chaque année des millions de visiteurs.

1685 – La Salle fonde une colonie française au Texas
Le 20 février 1685, l’explorateur René-Robert Cavelier de La Salle débarque sur les côtes du Texas et tente d’y établir la colonie de Fort Saint-Louis. L’expédition, destinée à renforcer la présence française en Amérique du Nord, se solde par un échec. Elle illustre néanmoins les ambitions coloniales françaises face à l’Espagne.

1662 – Mariage de Jean-Baptiste Poquelin et Armande Béjart
Le 20 février 1662, Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, épouse Armande Béjart à Paris. Leur union suscite rumeurs et controverses dans les milieux théâtraux. Cette période correspond à l’apogée de sa carrière dramatique sous le règne de Louis XIV.

1547 – Couronnement d’Édouard VI d’Angleterre
Le 20 février 1547, Édouard VI est couronné roi d’Angleterre et d’Irlande à l’abbaye de Westminster, à l’âge de neuf ans. Fils d’Henri VIII, il règne sous la tutelle de régents. Son court règne consolide la Réforme protestante en Angleterre avant son décès prématuré en 1553.

Les naissances et décès notables

1988 – Naissance de Rihanna (Robyn Rihanna Fenty), chanteuse barbadienne
1974 – Naissance de Ophélie Winter, actrice, chanteuse et mannequin franco-néerlandaise
1974 – Naissance de Fred Testot, comédien et humoriste français
1967 – Naissance de Kurt Cobain, chanteur et leader du groupe Nirvana
1966 – Naissance de Cindy Crawford, mannequin et actrice américaine
1943 – Naissance de Carlos (Yvan-Chrysostome Dolto), chanteur français

2022 – Décès de Henriette Hanotte dite Monique, est une résistante belge pendant la Seconde Guerre mondiale



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Les crêpes au rhum

  • Préparez la pâte
  • Buvez un verre de rhum
  • Faites chauffer la poêle
  • Reprenez encore deux verres de rhum
  • Mélangez une cuillère avec la pâte
  • Buvez trois verres de rhum
  • Mettez un peu de poêle dans la pâte
  • Patelez bien l'étale
  • Cherch' une aut' bouteille d'rhum
  • Crêpez la tourne
  • Cuisez le rhum encore une petute minite
  • Sooortez la poêle de... la crêpe
  • La crêpe relevez du... plaaaancher
  • Beurrez du mettre cure la sêrpe
  • Crêpez le suc
  • Tes la mable et loivà.

 

Blonde cherchant logement

Une blonde se rend à la mairie pour une demande de logement où elle rencontre l’employé chargé ce genre de démarche.

– Asseyez-vous Madame… commençons par cibler quel type de logement vous conviendra le mieux.

– Allez-y, je suis prête, répond la blonde.

– Alors, que préférez-vous, l’habitat rural ou l’habitat urbain ?

– Ah non alors, celle de mon Édouard me suffit !

Réveil mortel

Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.

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Savais-tu ?

Le trottoir roulant du Paris 1900

À l’Exposition universelle de Paris de 1900, le trottoir roulant, baptisé « Rue de l’Avenir », s’impose comme l’une des attractions les plus fascinantes du site. Installé à sept mètres au-dessus du sol, il dessine une boucle de plus de trois kilomètres et demi, ponctuée de neuf stations, qui relie les principaux pavillons comme les Invalides, le pont de l’Alma ou le Champ-de-Mars. Le visiteur y chemine sans effort, passant d’une plateforme fixe à une bande lente puis à une bande rapide, pour glisser à 4 ou 8 km/h au-dessus du tumulte de la foule. En une vingtaine de minutes, il fait le tour complet de l’exposition, tout en observant Paris et ses palais éphémères depuis ce balcon mobile qui incarne, très littéralement, la promesse d’un futur où l’on se déplace sans marcher.

Conçu par des ingénieurs américains et réalisé par une compagnie française, ce trottoir aérien transporte des milliers de personnes à la fois et devient, le temps de la saison, une véritable ligne de transport public suspendue. Les Parisiens comme les étrangers se pressent, paient leur ticket de quelques centimes, s’accrochent aux potelets pour changer de bande et découvrent avec amusement ce mode de locomotion qui bouscule les habitudes. Le succès est au rendez-vous, mais la « rue de l’Avenir » reste une expérience provisoire : une fois l’exposition terminée, elle disparaît, ne laissant que des projets avortés et des images étonnées. Ce qui devait annoncer une révolution urbaine se transforme alors en curiosité historique, tandis que ses descendants modestes, les tapis roulants des gares et des aéroports, prolongent aujourd’hui, à une échelle plus discrète, ce rêve de 1900.

On en parle sur Paris ma belle, Wikipédia

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Astuce

Utilité l’hiver de la litière pour chat

La litière pour chat peut se révéler étonnamment utile en cas de verglas : grâce à son fort pouvoir absorbant et à sa texture granuleuse, elle améliore l’adhérence sur les surfaces glissantes comme les trottoirs, les marches ou même autour des roues d’une voiture. En en saupoudrant une petite quantité, vous créez rapidement une zone plus sûre pour circuler, sans avoir besoin de sel ou de sable sous la main. C’est une astuce simple, économique et souvent déjà disponible à la maison, parfaite pour faire face aux imprévus hivernaux avec efficacité... par contre, le chat devra se débrouiller sans litière... il se gèlera peut-être un peu les papattes mais, pour la bonne cause, il peut, tout de même, occasionnellement, aller faire ses besoins dans la plate-bande la plus proche.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Boys in Bristol Photography - Pexels

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.

Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.

Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.

Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.

De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.

Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.

Aigu. Puissant. Inhumain.

Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.

Ensuite, plus rien.

S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.

Whitechapel retient son souffle.

Dans l’obscurité, quelque chose rôde.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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