Bonne fête aux Françoise
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Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1974 – La guerre fantôme de Hirō Onoda prend officiellement fin
Le 9 mars 1974, le lieutenant japonais Hirō Onoda rend officiellement les armes dans la jungle de l’île de Lubang, aux Philippines. Ignorant la capitulation du Japon en 1945, il avait continué à mener une guérilla solitaire pendant près de 30 ans. C’est son ancien supérieur, le commandant Yoshimi Taniguchi, spécialement envoyé sur place, qui lui ordonna personnellement de cesser le combat.
1911 – La France abandonne le méridien de Paris pour celui de Greenwich
Le 9 mars 1911, la France adopte officiellement le méridien de Greenwich comme référence pour l’heure légale, abandonnant le méridien de Paris qu’elle défendait jalousement depuis 1667. Longtemps résistante à cette uniformisation internationale, la France avait refusé d’adopter Greenwich lors de la conférence de Washington de 1884. Pour ménager les susceptibilités, la loi française parla pudiquement d’« heure de Paris diminuée de 9 minutes 21 secondes ».
1893 – Début du procès des parlementaires du scandale de Panama
Le 9 mars 1893 s’ouvre le procès de parlementaires impliqués dans le scandale de Panama, l’une des plus grandes affaires de corruption de la IIIe République. La compagnie de Ferdinand de Lesseps avait versé des pots-de-vin à des députés et sénateurs pour obtenir l’autorisation d’émettre des obligations. Le scandale, éclaboussant plus de cent élus, ébranla profondément la confiance des Français envers leurs institutions.
1839 – Fin de la guerre des Pâtisseries entre France et Mexique
Le 9 mars 1839 prend fin la guerre des Pâtisseries, conflit franco-mexicain déclenché en 1838 après que la France réclama des réparations pour ses ressortissants lésés au Mexique, dont un pâtissier dont la boutique avait été pillée. La France obtint le paiement de 600 000 pesos. Ce conflit vit aussi la réapparition du général Santa Anna, blessé lors des combats, qui y regagna une popularité lui permettant de revenir au pouvoir.
1796 – Napoléon Bonaparte épouse Joséphine de Beauharnais
Le 9 mars 1796, Napoléon Bonaparte, jeune général de 26 ans, épouse civilement Joséphine de Beauharnais, veuve de 32 ans et mère de deux enfants. La cérémonie, discrète, se tient à Paris en mairie du 2e arrondissement. Deux jours plus tard, Napoléon part prendre la tête de l’armée d’Italie. Cette union, passionnée mais tumultueuse, durera jusqu’au divorce imposé par Napoléon en 1809 pour raisons dynastiques.
1762 – Condamnation à mort de Jean Calas à Toulouse
Le 9 mars 1762, le tribunal du Parlement de Toulouse condamne à mort Jean Calas, marchand protestant accusé d’avoir assassiné son fils Marc-Antoine pour l’empêcher de se convertir au catholicisme. Exécuté le 10 mars, il était vraisemblablement innocent, son fils s’étant probablement suicidé. Voltaire prit sa défense avec ardeur, obtenant en 1765 la réhabilitation posthume de Calas, symbole du combat contre le fanatisme religieux.
1409 – Paix de Chartres, cessez-le-feu entre Armagnacs et Bourguignons
Le 9 mars 1409, la Paix de Chartres met provisoirement fin aux affrontements entre les Armagnacs, partisans du duc d’Orléans, et les Bourguignons, fidèles au duc Jean sans Peur. Cette guerre civile déchirait la France depuis l’assassinat du duc Louis d’Orléans en 1407. La paix, fragile, ne résista guère : les hostilités reprirent rapidement, affaiblissant durablement le royaume face à la menace anglaise de la guerre de Cent Ans.
Les naissances et décès notables
1964 – Naissance de Juliette Binoche, actrice française
1964 – Naissance de Valérie Lemercier, humoriste, comédienne, scénariste et cinéaste française
1955 – Naissance de Ornella Muti, actrice italienne
2015 – Décès de Alexis Vastine, boxeur français médaillé de Bronze aux Jeux olympiques de 2008
2015 – Décès de Camille Muffat, nageuse française, championne olympique en 2012
2015 – Décès de Florence Arthaud, navigatrice française, vainqueure de la Route du Rhum de 1990
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Un peu de bonne humeur
C’est fort de calva !
Un père rentre du bureau plus tôt que d’habitude et découvre trois verres à Calva sur la table de la cuisine.
Il appelle son petit garçon :
– Dis-moi Mathias, il y a eu de la visite cet après-midi ?
– Oui Papa ! Un monsieur est venu et maman lui a offert à boire un petit calva !
– Mais le troisième verre, alors, il est à qui ?
Mathias devient tout rouge et dans un chuchotement il finit par dire :
– C’est moi qui l’ai bu !
– Mais enfin Mathias, ce n’est pas pour les enfants ! Et tu ne t’es pas senti mal ?
– Non, moi ça ne m’a rien fait, mais maman et le monsieur, ils ont dû aller se coucher !
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
L’échelle de Schmidt
Cette échelle permet de classer la douleur des piqûres d’hyménoptères, surtout abeilles, guêpes et fourmis, selon l’intensité ressentie. Elle fonctionne de 1 à 4, avec l’abeille domestique comme repère autour du niveau 2, une douleur nette mais supportable. Cette échelle sert à comparer de façon à la fois amusante et scientifique la virulence des piqûres entre espèces, sans viser à remplacer une évaluation médicale.
Justin O. Schmidt expérimente chaque piqûre en se laissant piquer volontairement par les insectes étudiés, souvent en utilisant des outils comme des pipettes ou des pinces pour diriger l’insecte vers une zone précise de son corps. Il ressent ensuite la douleur, note immédiatement sa durée, son intensité et ses caractéristiques, tout en attribuant un score entre 1 et 4. Au cours de sa carrière, il se fait piquer des centaines de fois par une cinquantaine d’espèces d’hyménoptères, transformant son corps en véritable instrument de mesure.
La fourmi balle de fusil (Paraponera clavata) est classée au niveau maximal de 4,0, avec une douleur très intense et durable, décrite comme comparable à marcher sur un charbon ardent avec un gros clou dans le talon. Sa piqûre provoque une douleur aiguë très intense qui peut durer plusieurs heures, accompagnée de brûlure, de fourmillements et parfois de spasmes musculaires. C’est donc cette fourmi sud‑américaine qui apparaît comme l’insecte le plus redoutable de l’échelle de Schmidt.
Les niveaux de douleur :
- Douleur légère, brève, à peine plus qu’une piqûre de moustique (certaines petites abeilles, fourmi de feu).
- Douleur nette, chaude ou fumante, désagréable mais supportable (abeille domestique, guêpes courantes).
- Douleur forte, caustique ou brûlante, persistante plusieurs heures (certaines fourmis moissonneuses, guêpes Polistes).
- Douleur extrêmement intense, quasi insupportable, très longue (fourmi balle de fusil, guêpes Pepsis / Synoeca).
