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20 MAI

Bonne fête aux Bernardin

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1964 – Découverte du fond diffus cosmologique

Le 20 mai 1964 marque une avancée capitale en cosmologie : la découverte du fond diffus cosmologique par Arno Penzias et Robert Wilson. Cette radiation fossile, écho du Big Bang, constitue une preuve déterminante de l’origine et de l’évolution de l’univers. Ce signal faible et uniforme, détecté par hasard alors que les chercheurs travaillaient sur une antenne radio, a révolutionné la compréhension du cosmos et a valu aux deux scientifiques le prix Nobel de physique en 1978.

1950 – Paradoxe de Fermi : discussion de Fermi avec plusieurs collègues à partir d’un dessin d’Alan Dunn

Le 20 mai 1950, le physicien Enrico Fermi déjeune avec ses collègues Emil Konopinski, Edward Teller et Herbert York au laboratoire de Los Alamos. Partant d’une caricature d’Alan Dunn parue dans le New Yorker montrant des soucoupes volantes, la conversation dérive vers les extraterrestres. Fermi lâche alors sa célèbre question : « Mais où sont-ils donc ? », posant les bases de ce qui deviendra le paradoxe de Fermi.

1932 – Amelia Earhart réalise la 1ère traversée de l’Atlantique en solo par une femme

Le 20 mai 1932, Amelia Earhart entre dans l’histoire en devenant la première femme à traverser l’océan Atlantique en solitaire et sans escale. Partie de Terre-Neuve à bord de son Lockheed Vega, elle atterrit en Irlande après plus de 14 heures de vol. Cette prouesse technique et humaine assoit sa légende et confirme sa place parmi les pionniers de l’aviation.

1927 – Charles Lindbergh décolle pour sa traversée de l’Atlantique sans escale

Le 20 mai 1927, le jeune aviateur américain Charles Lindbergh décolle de New York à bord de son avion, le Spirit of St. Louis, pour une traversée de l’Atlantique Nord en solitaire et sans escale. Ce vol historique, achevé le lendemain à Paris, fait de Lindbergh un héros international et marque un tournant majeur dans l’histoire de l’aviation moderne.

1570 – Le cartographe Abraham Ortelius publie le Theatrum orbis terrarum premier atlas géographique moderne

Le 20 mai 1570, le cartographe flamand Abraham Ortelius publie le Theatrum orbis terrarum, considéré comme le premier atlas géographique moderne. Cette œuvre novatrice rassemble pour la première fois des cartes cohérentes et uniformisées dans un volume unique, jetant ainsi les bases de la cartographie moderne et contribuant à la connaissance du monde à l’époque des grandes explorations.

1498 – Le navigateur Vasco de Gama arrive en Inde

Le 20 mai 1498, après un périple de près d’un an autour du continent africain, le navigateur portugais Vasco de Gama atteint les côtes de Calicut, en Inde. Cet événement marque l’ouverture d’une nouvelle route maritime vers l’Asie, bouleversant les échanges commerciaux mondiaux et renforçant l’expansion coloniale du Portugal.

491 – L’impératrice byzantine Ariane choisit et épouse son successeur Anastase

Le 20 mai 491, l’impératrice byzantine Ariane, veuve de l’empereur Zénon, joue un rôle décisif dans la succession impériale en choisissant Anastase comme époux et nouvel empereur. Par ce geste, elle assure une transition politique délicate et confie l’Empire d’Orient à un homme sage, dont le règne marquera le début d’une ère de réformes administratives et économiques durables.

Les naissances et décès notables

1985 – Naissance de Christopher Froome, coureur cycliste de nationalités kényane et britannique
1973 – Naissance de Elsa (Elsa Lunghini) chanteuse française
1946 – Naissance de Cher (Cherilyn Sarkisian La Pierre), chanteuse et actrice américaine
1944 – Naissance de Joe Cocker, chanteur britannique
1943 – Naissance de Stéphane Collaro, chroniqueur, fantaisiste, animateur français
1935 – Naissance de José Alberto Mujica Cordano, dit Pepe Mujica, guérillero et président de l’Uruguay

2019 – Décès de Niki Lauda, coureur automobile et homme d’affaires autrichien
2007 – Décès de Stanley Miller, biologiste, chimiste et professeur d’université américain, père de la chimie des origines de la vie sur la terre
1834 – Décès de Gilbert du Motier de La Fayette, aristocrate, militaire et homme politique français, connu pour ses faits d’armes lors de la guerre d’indépendance des États-Unis
1506 – Décès de Christophe Colomb, marchand et navigateur d’origine italienne au service des Rois catholiques espagnols




Un peu de bonne humeur

Achat à la campagne

Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.

Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :

–  Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !

Le paysan répond vertement :
–  Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !

Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !

–  Oh mon Dieu ! Elles vous ont piqué ?

–  Non non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?

 

Campagne marketing Air France

Dans le cadre de sa nouvelle politique de marketing, Air France, pour remercier de leur fidélité les hommes d’affaires qui fréquentent régulièrement ses lignes, décide de leur offrir un billet gratuit pour leur femme afin qu’elle puisse les accompagner sur la destination de leur choix.

Trois mois plus tard, la compagnie écrit aux épouses pour leur demander si elles ont été satisfaites du vol.

La plupart répondent alors : « Quel vol ? »

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

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Savais-tu ?

Les brasseurs de bière

On appelle les producteurs de bière des brasseurs parce qu’ils pratiquent le brassage, une étape essentielle de la fabrication de la bière.

Lors du brassage, le malt — des céréales germées, généralement de l’orge — est mélangé à de l’eau chaude. Cette opération permet d’extraire les sucres qui seront ensuite transformés en alcool par la fermentation. À l’origine, le brasseur était donc la personne chargée de remuer ce mélange de céréales et d’eau, appelé le brassin.

Le mot désignait autrefois un véritable métier artisanal, avant de s’étendre à tous les professionnels qui fabriquent de la bière, qu’ils travaillent dans une microbrasserie ou dans une grande entreprise.

Histoire de la bière

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Astuce

Utilité l’hiver de la litière pour chat

La litière pour chat peut se révéler étonnamment utile en cas de verglas : grâce à son fort pouvoir absorbant et à sa texture granuleuse, elle améliore l’adhérence sur les surfaces glissantes comme les trottoirs, les marches ou même autour des roues d’une voiture. En en saupoudrant une petite quantité, vous créez rapidement une zone plus sûre pour circuler, sans avoir besoin de sel ou de sable sous la main. C’est une astuce simple, économique et souvent déjà disponible à la maison, parfaite pour faire face aux imprévus hivernaux avec efficacité... par contre, le chat devra se débrouiller sans litière... il se gèlera peut-être un peu les papattes mais, pour la bonne cause, il peut, tout de même, occasionnellement, aller faire ses besoins dans la plate-bande la plus proche.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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