Je soutiens le projet

30 OCTOBRE

Bonne fête aux Bienvenue

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2012 – The Walt Disney Company achète Lucasfilm
The Walt Disney Company annonce l’acquisition de Lucasfilm Ltd. pour un montant d’environ 4 milliards de dollars. L’achat inclut les droits de la saga Star Wars et la nomination de Kathleen Kennedy à la direction de Lucasfilm. Disney prévoit immédiatement une nouvelle trilogie, amorcée avec l’Épisode VII, et multiplie ensuite les productions dérivées pour cinéma et télévision.

1980 – Coluche annonce officiellement depuis le théâtre parisien du Gymnase sa candidature à l’élection présidentielle française de 1981
L’humoriste Coluche déclare sa candidature, satire d’un système politique jugé déconnecté. Sa popularité atteint la barre symbolique de 10 % d’intentions de vote avant le retrait forcé sous pressions politiques. Son initiative marque durablement le paysage politique français et contribue à la création ultérieure des Restos du Cœur.

1975 – Le prince Juan Carlos succède au général Franco à la tête de l’État espagnol
À la mort de Franco, Juan Carlos de Bourbon devient chef de l’État, amorçant la transition démocratique espagnole. Il entreprend progressivement la restauration des libertés civiles, facilite la légalisation des partis politiques, puis supervise l’adoption de la Constitution de 1978 qui établit la monarchie parlementaire.

1974 – The Rumble in the Jungle
À Kinshasa, en Zaïre, le boxeur américain Muhammad Ali affronte et bat George Foreman par KO au 8e round, redevenant champion du monde des poids lourds. Le combat, organisé par Don King avec le soutien du dictateur Mobutu, reste l’un des événements sportifs les plus mythiques du XXe siècle.

1961 – Explosion de la Tsar Bomba au-dessus de la Nouvelle-Zemble
L’URSS fait exploser la plus puissante bombe nucléaire jamais testée : environ 50 mégatonnes. La détonation, visible à plus de 1 000 km, génère une onde de choc mondiale. L’essai marque un sommet de la course aux armements nucléaires et accentue les tensions de la Guerre froide.

1940 – Philippe Pétain annonce à la radio la collaboration de la France occupée avec l’Allemagne
Dans une allocution radiophonique, le chef de l’État français affirme entamer une politique de collaboration avec l’Allemagne nazie, justifiée par la volonté de protéger le pays vaincu. Cette orientation entraîne l’alignement du régime de Vichy sur les exigences nazies et la participation aux persécutions.

1938 – Vent de panique après la diffusion de La Guerre des Mondes par Orson Welles : légende urbaine ?
La dramatique radiophonique adaptée du roman de H. G. Wells simule une invasion martienne. Bien qu’exagérée par la presse, la panique provoquée révèle le pouvoir du média radio. Cet épisode devient emblématique des risques liés à la crédulité face aux nouvelles technologies de communication.

1831 – Capture de Nat Turner
Après avoir mené la plus importante révolte d’esclaves de l’histoire des États-Unis en Virginie, Nat Turner est arrêté. Son soulèvement, violemment réprimé, entraîne des représailles meurtrières et des lois renforçant le contrôle sur les populations esclaves, tout en nourrissant le mouvement abolitionniste.

1739 – Déclaration de guerre de l’Angleterre à l’Espagne (Guerre de l’oreille de Jenkins)
Le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Espagne après un incident dans lequel un capitaine britannique, Jenkins, aurait eu l’oreille coupée par les Espagnols. Conflit essentiellement maritime et colonial, il s’inscrit dans la lutte pour le contrôle du commerce transatlantique et préfigure la guerre de Succession d’Autriche.

1422 – Charles VII se confère le titre de roi de France
À la mort de son père Charles VI, Charles VII revendique la couronne malgré le traité de Troyes qui désigne Henri V d’Angleterre comme héritier. Son autorité est contestée ; la reconquête du royaume ne s’affirmera que plus tard, notamment grâce à l’intervention de Jeanne d’Arc.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Chimène Badi, chanteuse française

Humour

« Saint Louis rendait la justice sous un chêne.
Arpaillange la rend comme un gland. » – André Santini


[kofi]


Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Salut Siri

🤔 Dis-moi Siri, pourquoi est-ce que je gâche toujours tout avec les femmes ?
🤖 Bonjour Dominique, moi c'est Alexa...

 

Oui elle est énorme

😳 Quand une femme s'écrie "Oh mon Dieu, elle est énorme !"… 99% du temps, elle parle d'une araignée.

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Le jeu du Président… ou du Trou du cul

Cet été, le jeu du Président – qu’on appelle aussi Trou‑du‑cul – sera parfait pour s’amuser simplement avec un paquet de 52 cartes. Le but est facile à retenir : il faut être le premier à poser toutes ses cartes pour devenir Président, tandis que le dernier sera le « trou‑du‑cul ». À la fin de chaque manche, on garde ces rôles pour la suivante, et les mieux classés prennent les meilleures cartes des moins chanceux. Résultat : on rigole, on se charrie, et la table ressemble vite à une petite société où chacun essaie de grimper dans la hiérarchie.

Pour bien jouer, pas besoin d’être un pro des cartes : il suffit de comprendre le mélange entre chance et débrouillardise. On reçoit ses cartes au hasard, mais on choisit comment les poser pour gêner les autres et s’en sortir au mieux. Parfois, on a une mauvaise main et on doit ruser ; parfois, on est gâté par le tirage et il ne faut pas tout gâcher en jouant n’importe comment. Au fil des manches, on apprend à observer les autres joueurs, à deviner leurs forces et leurs faiblesses, et à jouer au bon moment ses meilleures cartes.

Le plus drôle, c’est que rien n’est jamais définitif : le Président d’une manche peut se retrouver dernier à la suivante, et le « trou‑du‑cul » peut faire un joli retour dans la partie. Certaines variantes permettent même des coups de théâtre qui renversent la table d’un coup. En famille ou entre amis, sur un balcon, au camping ou à la plage, le Président est un jeu de vacances simple, vivant et plein de surprises, fait pour passer un bon moment ensemble.

Matériel et but du jeu

  • Un jeu de 52 cartes, sans jokers.
  • On peut jouer à partir de 3 joueurs, mais 4 à 6, c’est l’idéal.
  • Le but est d’être le premier à se débarrasser de toutes ses cartes pour devenir le Président alors que le dernier hérite du poste de Trou-du-cul

Valeur des cartes

  • La couleur (cœur, pique, etc.) ne compte pas, seule la valeur est importante.
  • La hiérarchie des cartes va, du plus faible au plus fort : 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Valet, Cavalier (suivant le jeu de cartes), Dame, Roi, As, 2 (le 2 est la carte la plus forte, elle prend la valeur de n'importe qu'elle autre carte).

Début de partie

  • Extraire autant de cartes du jeu que de joueurs, chacune avec une valeur différente des autres. Chaque joueurs tire une carte qui définie son niveau de départ. La plus forte désigne donc le Président.
  • Les joueurs se placent autour de la table selon leur position hiérarchique : le Président en bout de table avec si possible une chaise très confortable, le Vice-président est placé à sa droite puis les autres dans le sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'au Trou-du-cul qui se retrouve ainsi à la gauche du Président.

Déroulement d’une manche

  • Le Trou-du-cul fait tout le travail, c'est donc lui qui distribue et ramasse les cartes. Il les distribue en commençant par lui puis dans le sens des aiguilles d'une montre. Suivant le nombre de joueurs, il est possible que le Président ait une carte en moins, c'est un autre de ses privilèges.
  • A 5 joueurs et plus, le Président donne au Trou-du-cul ses deux moins bonnes cartes (ou celles qu'il lui plait de donner) et reçoit obligatoirement les deux meilleures cartes du Trou-du-cul. Le Vice-président fait de même avec le Chef Trou-du-cul mais ils s'échangent uniquement une carte. A 4 joueurs, seuls le Président et le Trou-du-cul s'échangent une carte.
  • L'honneur de débuter chaque manche, et donc le premier tour de table, revient tout naturellement au Président.
  • Le 1er joueur d'un tour de table commence en posant une ou plusieurs cartes de même valeur. Ensuite, chaque joueur, dans le sens horaire, doit poser exactement le même nombre de cartes mais de valeur supérieure (le 2 sert de carte complémentaire en prenant n'importe qu'elle valeur). Ils peuvent choisir de passer s'ils ne peuvent pas jouer ou ne le désire pas.
  • Le joueur qui a posé la plus forte combinaison de cartes à la fin du tour emporte celui-ci. Il prend alors la main et c'est à lui de débuter le tour suivant. Le Chef Trou-du-cul veillera à ce que son subordonné ramasse les cartes au centre de la table et les mette à part.
  • La manche se termine lorsque les joueurs n'ont plus de carte. Le premier à s'en débarrasser devient le Président de la manche suivante et le dernier est Trou-du-cul.
  • Chaque joueur prend sa place autour de la table selon la nouvelle hiérarchie et une nouvelle manche peut commencer. Ce jeu ne prend fin qu'au bout de la nuit lorsque plus personne ne peut continuer.
  • Attention : le joueur qui termine une manche avec un 2 devient Trou-du-cul d'office à la manche suivante.

Lien vers la page

Astuce

Serrure à l’huile d’olive

Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Quelques instants de vie à travers le temps.

Premier tableau

Une petite famille se promène à vélo lors d'un dimanche ensoleillé qui sent bon l’insouciance. Les parents, émus et fiers, observent leur premier enfant pédaler sans ses petites roues, conquérant du bitume, roi du square. Et soudain…

CHUTE DANS LE PELOTON FAMILIAL !!! OH LÀ LÀ, MON DIEU !

Le père freine dans un dérapage digne du Tour de France, saute de son vélo, accourt et soulève l’enfant avec délicatesse. La mère, déjà à genoux, sort une trousse de secours qui ferait pâlir une ambulance. Elle déballe tout immédiatement : désinfectant, compresses stériles, Mercurochrome, pansement, bande.

Verdict : écorchure de niveau 2. On sécurise le périmètre. On rassure. On souffle. On désinfecte. On panse. On câline.

Le père est prêt à appeler les urgences. Le SAMU n’est jamais très loin dans ces moments-là. Mais contre toute attente… l’enfant survit.

Rideau.

Quelques années plus tard.

Même décor. Même piste cyclable. Même parents. Mais un deuxième enfant est apparu dans le casting...

CHUTE À L’AVANT !

Le père s’approche, jette un œil rapide, analyse la situation.
Diagnostic : égratignure.
La mère intervient. Pas de trousse, pas de protocole.
Un simple bisou magique, homologué depuis des générations. « Voilà, c’est passé. »
L’enfant renifle, hésite… puis repart.

Fin de l’incident. Pas même de quoi interrompre la balade.

Encore quelques années passent.

Même lieu. Même parents. Et — on ne sait pas trop comment — un troisième enfant...

Chute.

Les parents en choeur : « AAAH MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION !? »

Lien vers la page

Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Lien vers la page