Bonne fête aux Odile
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1969 – Naissance du Métro régional parisien
Le 14 décembre 1969 voit la mise en service des premières lignes du futur RER, inaugurant le Métro régional parisien. Ce réseau relie banlieue et centre grâce à des liaisons rapides et interconnectées. Il transforme profondément la mobilité francilienne, facilitant les déplacements quotidiens et annonçant l’essor d’un système de transport métropolitain intégré.
1940 – Premier isolement du plutonium
Le 14 décembre 1940, une équipe de l’université de Californie à Berkeley isole pour la première fois le plutonium, nouvel élément radioactif produit artificiellement. Cette découverte majeure ouvre la voie à la recherche nucléaire, civile comme militaire. Le plutonium jouera ensuite un rôle central dans le développement des premières armes atomiques.
1911 – Amundsen atteint le pôle Sud
Le 14 décembre 1911, Roald Amundsen et son équipe deviennent les premiers humains connus à atteindre le pôle Sud. Après une expédition éprouvante en Antarctique, ils plantent le drapeau norvégien au terme d’une course historique face à l’expédition britannique de Scott. Cet exploit marque une étape clé de l’exploration polaire.
1825 – Insurrection décembriste à Saint-Pétersbourg
Le 14 décembre 1825, des officiers russes réformistes tentent de s’opposer à l’accession au trône de Nicolas Ier. L’insurrection, rapidement écrasée, devient un symbole du mouvement libéral russe. Les décembristes, exécutés ou déportés, influenceront durablement l’intelligentsia et les futurs mouvements révolutionnaires du XIXᵉ siècle.
1542 – Marie Stuart devient reine d’Écosse
Le 14 décembre 1542, à seulement six jours, Marie Stuart devient reine d’Écosse à la mort de son père Jacques V. Son règne sera marqué par les intrigues politiques européennes, son mariage avec François II et son conflit avec Élisabeth Iʳᵉ. Figure tragique, elle deviendra l’une des souveraines les plus emblématiques de l’histoire britannique.
835 – Incident de la rosée douce à la Cour impériale chinoise
Le 14 décembre 835, un complot à la cour des Tang, dit incident de la « rosée douce », tourne au massacre. Une tentative de neutraliser des eunuques puissants échoue, entraînant leur vengeance sanglante. Cet événement illustre les luttes de pouvoir extrêmes au sein de la cour impériale et fragilise davantage une dynastie déjà en déclin.
Les naissances et décès notables
1988 – Naissance de Nicolas Batum, joueur français de basket-ball
1958 – Naissance de Bruno Gaccio, scénariste français
1946 – Naissance de Jane Birkin, actrice et chanteuse britannique
1940 – Naissance de Henri Dès (Henri Destraz), chanteur suisse
1895 – Naissance de Paul Éluard (Eugène Émile Paul Grindel), poète français
1546 – Naissance de Tycho Brahe, astronome danois
1503 – Naissance de Nostradamus (Michel de Nostredame), médecin, apothicaire et astrologue français
1943 – Décès de John Harvey Kellogg, médecin, chirurgien et inventeur américain
1799 – Décès de George Washington, homme politique, militaire, 1er président des États-Unis
Un peu de bonne humeur
Les cours du soir
Deux ouvriers prennent leur pause de midi, le premier dit :
– Tu connais Victor Hugo ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Le lendemain, toujours le même :
– Tu connais Albert Einstein ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Le surlendemain, ça recommence :
– Tu connais Karl Marx ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Alors l’autre tout énervé lui demande :
– Et toi, tu connais Jean Dupont ?
– Non ???
– T’as tort, c’est celui qui baise ta femme pendant que tu suis les cours du soir !
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Un peu de français
« Coller aux basques » ?
Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.
Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
