Bonne fête aux Clément
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1996 – Les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon, 20 ans jour pour jour après sa mort
Vingt ans après sa disparition, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon à Paris, honorant ainsi sa contribution à la culture et à la politique françaises. La cérémonie rassemble de nombreuses personnalités et proches, soulignant l’importance de son héritage. Ce transfert symbolise la reconnaissance nationale de son œuvre exceptionnelle.
1991 – Freddie Mercury annonce à ses fans qu’il est atteint du sida, un jour avant sa mort
Freddie Mercury révèle publiquement qu’il souffre du sida, un jour avant son décès. Son annonce sensibilise le public à la maladie et met en lumière la lutte contre le sida. La presse et ses fans lui rendent hommage, tandis que son message contribue à la sensibilisation mondiale. Laissant un vide immense dans le monde de la musique, il est une icône inoubliable.
1976 – Jacques Mayol atteint 100 mètres de profondeur sous-marine en apnée
Jacques Mayol réalise un exploit en atteignant une profondeur de 100 mètres en apnée, établissant un record mondial. Son exploit marque une étape importante dans la discipline, démontrant ses capacités exceptionnelles et sa maîtrise de la respiration sous l’eau. Son courage et son talent inspirent de nombreux plongeurs et passionnés de sports aquatiques.
1970 – 1ère parution de Charlie Hebdo, en France
Charlie Hebdo paraît pour la première fois, succédant à Hara-Kiri. Le magazine satirique affiche une volonté de critiquer la société, la politique et la religion avec humour et irrévérence. Il devient rapidement une référence dans la presse satirique française, défendant la liberté d’expression et la critique sociale. Sa publication suscite souvent des controverses, mais reste un symbole de liberté.
1963 – 1ère diffusion de Doctor Who, au Royaume-Uni
La BBC diffuse le tout premier épisode de Doctor Who. La série de science-fiction met en scène le Docteur, extraterrestre voyageant dans le temps à bord du TARDIS. Rapidement, elle devient un phénomène culturel, appréciée pour ses histoires imaginatives et ses personnages iconiques. La série dure depuis plusieurs décennies et influence la science-fiction mondiale.
1942 – 1er vol du Vought V-173 « Flying Pancake »
Le Vought V-173, surnommé « Flying Pancake », effectue son premier vol. Cet avion expérimental américain possède une conception en forme de disque, visant à améliorer la stabilité et la maniabilité. Bien que non utilisé en combat, il contribue aux recherches en aérodynamique et ouvre la voie à des innovations dans l’aviation futuriste. Son design unique fascine ingénieurs et passionnés.
1868 – Louis Arthur Ducos du Hauron dépose un brevet pour un procédé de photographie en couleurs par la méthode dite des trois couleurs (synthèses additive et soustractive).
En novembre 1868, Louis Arthur Ducos du Hauron dépose un brevet pour un procédé de photographie en couleurs par la méthode de synthèse additive et soustractive. Son invention révolutionne la photographie, permettant de reproduire des images fidèles en couleur. Ce procédé marque une étape clé dans l’histoire de la photographie moderne, influençant son développement jusqu’à aujourd’hui.
1407 – Assassinat de Louis d’Orléans
Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris par des nobles. Sa mort entraîne une période de violence et de lutte entre factions armagnacs et bourguignons. La disparition de cette figure importante provoque une crise politique, accentuant les tensions dans le royaume de France. Son sacrifice marque un tournant dans l’histoire médiévale de France, plongée dans le chaos et la guerre civile.
Les naissances et décès notables
1992 – Naissance de Destiny Hope « Miley » Cyrus, chanteuse et actrice américaine
1986 – Naissance de Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006 et Miss Europe 2006
1966 – Naissance de Vincent Cassel (Vincent Crochon), acteur français
1953 – Naissance de Francis Cabrel, auteur, compositeur, interprète chanteur et guitariste français et occitan
1947 – Naissance de Jean-Pierre Foucault, animateur de télévision français et marseillais
2012 – Décès de Larry Hagman, acteur américain connu pour son rôle de J. R. Ewing dans la série télé Dallas
2006 – Décès de Philippe Noiret, acteur français
1991 – Décès de Klaus Kinski (Klaus Günter Karl Nakszynski), acteur germano-polonais
1976 – Décès de André Malraux, écrivain et homme politique français
Recettes, trucs et astuces
Saumon fumé Roseval
Couverts : 4 – Préparation : 30 min – Cuisson : 40 min
Ingrédients : 400g de pommes de terre Roseval – 4 tranches de saumon fumé – 40g de chèvre frais – 80g de fromage blanc – 1 citron vert – 1 botte de cerfeuil – 1 botte de ciboulette – 1 poignée de roquette – 2 échalotes – 1 œuf – 5 cornichons – 2 c.à.c de moutarde – 3 c.à.s d’huile de pépin de raison – 1 c.à.s d’huile d’olive et de vinaigre de Xérès
- Cuire les pommes de terre pendant 30 minutes environ dans l’eau salée. Laisser refroidir, les éplucher et les tailler en biseau.
- Dans un saladier, fouetter le chèvre frais et la fromage blanc avec la moitié des échalotes et de la ciboulette hachées, et le jus de citron. Saler et poivrer.
- Réaliser la vinaigrette mimosa en mélangeant la moutarde, le vinaigre de Xérès, les huiles d’olive et de pépin de raisin. Saler et poivrer. Y ajouter les cornichons coupés en petits dés avec le reste d’échalote et de ciboulette émincées. Cuire un œuf dur, le hacher puis l’ajouter à la vinaigrette.
- Assaisonner les pommes de terre de vinaigrette mimosa. Les dresser sur l’assiette dans un cercle de montage. Ajouter par-dessus une quenelle d’appareil au chèvre frais, quelques feuilles de roquette, le cerfeuil et une belle tranche de saumon fumé.
- Servir bien frais.
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Mort de Jeanne d’Arc
🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d'Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
Le pétrichore
Ah, le pétrichor, l’odeur de la nature après l’orage. Il se forme quand la pluie tombe sur un sol sec, surtout après une période chaude. L’impact des gouttes libère dans l’air de minuscules particules et des molécules odorantes contenues dans le sol, ce qui produit cette odeur caractéristique de terre mouillée.
Le mélange d’huiles végétales accumulées dans le sol, de la géosmine fabriquée par certaines bactéries, et parfois d’ozone lors des orages produit cette odeur si caractéristique. Notre nez est très sensible à la géosmine, une molécule produite par des micro-organismes du sol, en particulier des actinobactéries ; son odeur très reconnaissable de terre humide, très puissante même à très faible concentration, explique qu’on la perçoive facilement après la pluie lorsqu’elle est projetée sous forme d’aérosol.
C’est seulement en 1964 par deux chercheurs australiens, Isabel Joy Bear (chimiste) et Roderick G. Thomas (minéralogiste), donnent un nom à cette odeur à partir du grec ancien : petra signifiant « pierre » et ichor désignant le « sang des dieux » dans la mythologie grecque. Le terme évoque donc littéralement une sorte de « sang de la pierre », image poétique pour nommer l’odeur qui monte de la terre après la pluie.
Astuce
Recette anti-puce pour Médor
Si Médor ou Kiki n'ont pas la chance, comme beaucoup de leur congénères aujourd'hui, de dormir dans un panier bien au chaud à l'intérieur de la maison mais plutôt dans une niche à l'extérieur, ils ont plus de chances de rejoindre le club des sacs à puces. Pour leur éviter ce désagrément, il semblerait que quelques feuilles de noyer dans leur paillasse éloigneraient miraculeusement les indésirables... enfin selon les dires de ma grand-mère, bien évidemment.
Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !
PLAF
VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...
…PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
