Bonne fête aux Benjamin
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1992 – Dernière voiture sortie de l’usine Renault de l’île Seguin
Le 31 mars 1992, la dernière voiture quitte les chaînes de montage de l’usine Renault de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt. Ouverte en 1929 par Louis Renault, cette usine emblématique avait été le symbole du mouvement ouvrier français, théâtre de grèves historiques et fief de la CGT. À son apogée, elle employait 30 000 ouvriers. Après sa fermeture, l’île resta longtemps à l’abandon avant d’être reconvertie en site culturel et résidentiel.
1928 – Brevet du moulin à légumes Passe-vite
Le 31 mars 1928, le Belge Victor Simon dépose à Bruxelles le brevet de son invention, un moulin à légumes manuel qu’il baptise Passe-vite. Cet ustensile ingénieux, permettant de réduire légumes et fruits en purée sans effort, connaît un succès fulgurant dans les cuisines européennes. Commercialisé sous diverses marques dont Mouli, il devient un incontournable des foyers du XXe siècle et reste aujourd’hui encore fabriqué et utilisé dans le monde entier.
1917 – Les États-Unis achètent les Indes occidentales danoises
Le 31 mars 1917, les États-Unis prennent officiellement possession des Indes occidentales danoises, achetées au Danemark pour 25 millions de dollars en or. Ces îles des Caraïbes — Saint-Thomas, Saint-Jean et Sainte-Croix — deviennent les Îles Vierges américaines. Washington, craignant qu’une Allemagne victorieuse ne s’en empare durant la Première Guerre mondiale pour en faire une base navale menaçant le canal de Panama, avait accéléré les négociations.
1905 – Début de la crise de Tanger
Le 31 mars 1905, le Kaiser Guillaume II débarque spectaculairement à Tanger et affirme le soutien de l’Allemagne à la souveraineté du Maroc, défiant ouvertement la France qui cherchait à établir son protectorat sur le pays. Cette provocation déclenche la première crise marocaine, résolue par la conférence d’Algésiras en 1906. Loin d’affaiblir l’Entente cordiale franco-britannique, la manœuvre allemande contribue paradoxalement à la renforcer.
1889 – Inauguration de la tour Eiffel
Le 31 mars 1889, Gustave Eiffel inaugure officiellement sa tour de fer forgé à Paris, construite en seulement deux ans pour l’Exposition universelle célébrant le centenaire de la Révolution française. Haute de 300 mètres, elle est alors la plus haute structure du monde. Décriée par de nombreux artistes et intellectuels comme une disgrace, elle devient rapidement le symbole de Paris et de la France, accueillant aujourd’hui plus de sept millions de visiteurs par an.
1854 – Signature de la convention de Kanagawa
Le 31 mars 1854, le commodore américain Matthew Perry signe avec le Japon la convention de Kanagawa, ouvrant les ports de Shimoda et Hakodate aux navires américains. Après deux siècles d’isolement quasi total, le Japon est contraint de s’ouvrir au commerce extérieur sous la pression des canonnières américaines. Cet accord amorce la fin du shogunat Tokugawa et enclenche la modernisation accélérée du pays qui aboutira à la restauration Meiji en 1868.
297 – Dioclétien condamne le manichéisme
Le 31 mars 297, l’empereur romain Dioclétien promulgue un édit condamnant le manichéisme, religion dualiste fondée par le prophète perse Mani au IIIe siècle, opposant le Bien et le Mal, la lumière et les ténèbres. Jugée subversive et d’origine ennemie — la Perse sassanide étant en guerre avec Rome — elle est interdite sous peine de mort pour ses prêtres et de confiscation des biens pour ses fidèles, constituant l’une des premières persécutions religieuses de l’histoire romaine.
Les naissances et décès notables
1971 – Naissance de Ewan McGregor, acteur britannique
1948 – Naissance de Al Gore (Albert Arnold Gore Jr.), homme politique américain, vice-président fédéral de Bill Clinton jusqu’en 2000, prix Nobel de la paix avec le GIEC
1943 – Naissance de Christopher Walken, acteur américain
1596 – Naissance de René Descartes, philosophe, mathématicien et physicien français
2020 – Décès de Pierre Bénichou, journaliste et amuseur français
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
1980 – Décès de Jesse Owens, athlète américain
1932 – Décès de Eben Byers, homme d’affaires connu pour avoir été la plus célèbre victime du Radithor
1727 – Décès de Isaac Newton, philosophe et scientifique britannique
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Jean-Louis est trop timide
– Ça a marché ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.
– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !
– Comment ça ?
– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
Le pétrichore
Ah, le pétrichor, l’odeur de la nature après l’orage. Il se forme quand la pluie tombe sur un sol sec, surtout après une période chaude. L’impact des gouttes libère dans l’air de minuscules particules et des molécules odorantes contenues dans le sol, ce qui produit cette odeur caractéristique de terre mouillée.
Le mélange d’huiles végétales accumulées dans le sol, de la géosmine fabriquée par certaines bactéries, et parfois d’ozone lors des orages produit cette odeur si caractéristique. Notre nez est très sensible à la géosmine, une molécule produite par des micro-organismes du sol, en particulier des actinobactéries ; son odeur très reconnaissable de terre humide, très puissante même à très faible concentration, explique qu’on la perçoive facilement après la pluie lorsqu’elle est projetée sous forme d’aérosol.
C’est seulement en 1964 par deux chercheurs australiens, Isabel Joy Bear (chimiste) et Roderick G. Thomas (minéralogiste), donnent un nom à cette odeur à partir du grec ancien : petra signifiant « pierre » et ichor désignant le « sang des dieux » dans la mythologie grecque. Le terme évoque donc littéralement une sorte de « sang de la pierre », image poétique pour nommer l’odeur qui monte de la terre après la pluie.
Astuce
Pour la baisse de libido
Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.
Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.
Un instant en ce bas monde

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.
Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.
La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.
Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.
Mission accomplie.
Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
